07 avril 2007

L'autre Ruth Dreyfus

Madame Ruth Dreyfus ne nous a jamais enthousiasmés. Nous gardons en mémoire, entre autres, l’accueil que la Conseillère fédérale réserva le 20 mai 1998 au criminel communiste Fidel Castro. Ou, plus récemment, son opposition viscérale aux nouvelles lois sur les étrangers et sur l’asile.

 


Tout autre est notre sentiment à son égard pour son travail au sein de la Commission externe chargée de préparer une nouvelle loi pour l’Université. Elle l’a présidée avec beaucoup de soins, ce qui lui a permis de proposer une nouvelle loi qui est, de prime abord, excellente. Plus de pouvoir pour le rectorat, au détriment du politique, une convention d’objectifs et une enveloppe budgétaire quadriennale sont, dans les très grandes lignes, les nouveautés de cette loi. Les nombreux problèmes qui ont été ces dernières années à l’ordre du jour de la Commission de l’enseignement supérieur figurent également dans l’avant-projet. Le problème de la rétrocession des gains accessoires des professeurs trouve, à notre avis, la bonne solution. Par contre, les nouvelles structures proposées par la loi rendent, nous semble-t-il, complexe la gouvernance de l'Université: à étudier! Nous serons par contre plus mesurés sur la question de la taxe universitaire qui favorise fortement les étudiants étrangers au détriment des Genevois et des Confédérés. La présence d’étudiants étrangers dans notre Université est sans aucun doute un atout pour le rayonnement de notre canton. Mais il a, pour l’UDC, un prix prohibitif : cent millions de francs !

 


Reste de cette période s’étirant de juillet 2006 à la présentation de la nouvelle loi, le 5 avril, l’image forte de Ruth Dreyfus, dirigeant la Commission externe avec beaucoup de professionnalisme. Alors que les récents scandales ont parsemé l’actualité des disfonctionnements propres à l’Université, elle a su habilement éviter les écueils de la curiosité et de l’impatience de tous ceux qui s’intéressaient à la vénérable institution si malmenée. Elle a su également prendre contact avec les principaux acteurs concernés par la refonte de la loi. A ce titre, les membres UDC de la Commission de l’enseignement supérieur l’ont rencontrée et ont été agréablement surpris par l’ancienne Présidente de la Confédération.

 


Il faut le reconnaître, Ruth Dreyfus a pleinement rempli le mandat qui lui a été confié.

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Commentaires

Kann ja sein, dass Frau Dreyfus ihr Mandat, wie oben erwähnt, erfüllt hat. Was jedoch die Situation der heutigen Krankenversicherung betrifft, hat sie kläglich versagt. Es macht wütend, sehr wütend an Frau Dreyfus zu denken.

Écrit par : Schmid | 21 octobre 2009

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