12 avril 2007

Trop gentil pour diriger une mosquée ?

Grand chambardement à la Grand Mosquée de Genève. Quatre membres de la direction de la Fondation Culturelle Islamique sont congédiés. Quatre musulmans que la presse s’évertue à nous présenter comme les gentils (deux Algériens, un Egyptien et un Tunisien), à l’opposé du méchant saoudien fraichement débarqué.


Première remarque : Ces quatre personnes nord-africaine sont sunnites et ont été débarquées séance tenante par un membre wahhabite (Arabie saoudite). Cette branche salafiste est connue
pour considérer qu'hormis eux, tout le monde est mécréant, à maltraiter et à abattre. D’où la peur légitime d'une partie de la communauté musulmane genevoise de voir se radicaliser l’enseignement et la discipline religieuse


Deuxième remarque : Il est vrai que M. Ouardiri et ses collègues ont donné une image plus libérale de l’islam à Genève. Ainsi en fut-il lors de la récente discussion sur la loi sur les cimetières. La communauté musulmane n’a pas émis d’exigences particulières, même pour obtenir des carrés confessionnels. Il semble bien qu’il n’ait pas été l’homme de la situation pour ses employeurs saoudiens.


Troisième remarque : le coran, quoi qu’en disent les fidèles de cette religion, appelle à une impitoyable guerre de Reconquista sur le sol où les fidèles représentent une force réelle. En Suisse, nous pouvons estimer cette force à 10% de musulmans suisses. Par leur vote homogène, ils représentent pour notre pays de tradition chrétienne un réel danger démocratique. Aujourd’hui, si peu de Suisses se convertissent à l’islam, les naturalisations gonflent petit à petit les effectifs, ce qui en fait la troisième religion nationale. Notons encore que 20% des naissances, à Genève, sont de confession musulmane.


Quatrième et dernière remarque : la « radicalisation » des milieux islamiques genevois ne signifie évidemment pas un déferlement terroriste en nos murs. Fort d’une communauté de plus de 20'000 membres (dont le quart de d’origine étrangère), les responsables musulmans peuvent cependant passer une « deuxième vitesse » dans leurs revendications. Nous pensons bien évidemment aux écoles musulmanes, au rôle rétrograde de la femme dans cette religion (scolarité, piscine, soins médicaux), au foulard mais aussi à des exigences telle que l’hegire, ce calendrier qui démarre à la date du 16 juillet 622, date de l’oumma, la naissance
officielle de la communauté musulmane), dans nos documents officiels. Pourquoi seul l’avènement du Christ devrait-il être pris en compte? Savez-vous qu'à l'Office des Nations Unies à Genève (ONU), une partie des jours fériés, comparables à ceux de l'Etat de Genève et au privé local, a été remplacé récemment par des fêtes musulmanes? Aujourd'hui, les fonctionnaires internationaux, quelles que soient leurs religions, ont congé lors de fêtes musulmanes.


A noter que les jours fériés traditionnels n'ont pas été remplacés par des fêtes juives ou bouddhistes, mais exclusivement par des fêtes musulmanes.


Cela donne à réfléchir.

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