30 avril 2007

Du sentiment d’insécurité

Le trafic de la drogue flanque les boules aux Genevois ! Depuis un peu plus d’une année, ils ont déposé cinq pétitions pour se plaindre de ce sinistre spectacle. Trois d’entre elles proviennent d’habitants des Eaux-Vives. Baladez-vous quai Gustave-Ador et vous les comprendrez ! A force de pétitions, les signataires semblent avoir été entendus : comme quoi, il ne faut pas craindre de répéter les choses ! D’un même élan, les membres, tous partis confondus, de la commission des pétitions ont signés la motion 1759. Celle-ci demande un état des lieux concernant l'insécurité liée au trafic de drogue et les intentions du Conseil d’Etat pour lutter contre cette situation inadmissible. Soit dit en passant, certains magistrats (du canton comme de la ville) qui résident eux-mêmes aux Eaux-Vives ne devraient pas tomber de la lune en découvrant les demandes de cette motion...

Dans l’exposé des motifs de la M 1759, il est fait mention de sentiment d’insécurité. Ces deux petits mots sont à dénoncer parce qu’ils falsifient la réalité. Il est dit dans le texte de la motion que les tractations qui s’effectuent sur la voie publique contribuent à renforcer un sentiment d’insécurité. L’utilisation récurrente de cette formule est politiquement réductrice et fausse la réalité. Il y a bien longtemps que plus personne à Genève n’a l’impression que l'insécurité est en augmentation: les Genevois en ont la certitude! Et cela depuis une dizaine d’années. Les chiffres en matière de criminalité sont parlants. Les infractions pénales, petites ou grandes, ont triplé depuis 1998. Dans le même temps, la population a augmentée de 30% et les forces de l’ordre ont vu leur effectif diminué dans la même proportion. Les pétitionnaires font part de leur irritation bien compréhensible devant l’invraisemblable tolérance dont font preuve les responsables politiques en général et Laurent Moutinot en particulier. Ils ne manifestent pas un sentiment d’insécurité mais condamnent bel et bien une absence de tranquillité, de sécurité et d’ordre publics. Autant de missions que la police doit remplir et ne parvient plus à accomplir (article 3 de la loi sur la police) !

La Tribune du 27 avril révélait que les saisies de stupéfiants ont augmenté de 50% durant le premier trimestre 2007. Excusez du peu ! Juste de quoi renforcer le sentiment d’insécurité ?

18:23 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

25 avril 2007

Quelle plantée

 

Au soir du premier tour, la mine était piteuse. J’avais parié crânement sur un duel entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen. Pire, j’avais prophétisé une belle quatrième place à Ségolène Royal ! Entouré de mes amis, j’ai suivi d’un œil terne la joie des vainqueurs. Mais "tout désespoir en politique est une sottise absolue". Jean (Marie) qui pleure, Jean (Marine) qui rit. C’est la vie !

Jean qui rit, Jean qui pleure

 

N’empêche ! Comment le Président du Front National est-il arrivé à un résultat aussi désastreux alors que la France va si mal et que les mêmes responsables politiques se représentent ? Il y a bien sûr son âge. Pour avoir été spectateur du meeting de François Bayrou à Annecy puis, quelques jours plus tard, de celui de Jean-Marie Le Pen à Lyon, j’aurais dû être plus attentif à quelques petits signes, pas si anodins que cela en fin de compte. Ainsi, la salle réservée au Front National était juste pleine. Celle de François Bayrou était archipleine. Jean-Marie Le Pen avait donné rendez-vous à ses militants un dimanche après-midi alors que l’ancien ministre de l’Education national attendait son auditoire un jeudi à 21 heures. Le Menhir n’était pas très en forme au début de son allocution. François Bayrou était d’un calme magnifique. Il a prononcé un discours sans regarder ses notes alors que le candidat de la droite nationale a prononcé un très beau discours sur le thème des valeurs nationales mais il l’a lu. François Bayrou a labouré son pays de multiples soirées électorales… c’est ce que faisait Jean-Marie Le Pen, autrefois !

N’empêche ! 10,5% ? Certes, Nicolas Sarkozy a chassé sur les terres frontistes. L’homme pressé a siphonné les votes acquis au Front National, l'a décapé comme il voulait karcheriser les voyous des banlieues. Jean-Marie Le Pen n’a pas vu arriver le coup. Trop sûr de lui ? Sans doute !

N’empêche ! Il est bien arrivé à la quatrième place, conformément aux sondages que l’on a pris l’habitude de railler. Dangereux, les habitudes!

Mais plus que tout, je pense que le discours plus convenu qu’il a tenu durant toute sa campagne a permis à Nicolas Sarkozy une captation de ses positions sans réel danger d’être accusé de "lepénisation", quoi qu'en dise la presse. Et cela a suffi! Jean-Marie Le Pen a été puni d’avoir voulu parler presque «comme les autres» sur le PACS, l’avortement, sur l’éventuelle légalisation de l’euthanasie, la politique vis-à-vis de l’islam et sur l’immigration, bref, sur les questions cruciales qui se posent à notre société et devant lesquelles tous les partis tiennent un langage unifié, celui que nous impose la gauche, celui que ne combat pas la droite.

Pendant longtemps, Jean-Marie Le Pen a assuré qu’il préférait être battu sur ses idées plutôt qu’élu sur les idées des autres. Ce message n’a pas été aussi clair durant sa campagne électorale. C’est dommage car, que ce soit Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal qui parvienne à la présidence - ainsi que l’a dit fort justement Jean-Marie Le Pen à Lyon -, « La France va mal, et si rien ne change, demain elle ira plus mal encore ».

00:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18 avril 2007

Facture américaine

1. Les soldats américains font la guerre en Irak, les usines d’armement yankee tournent à fond;

2. Les Irakiens fuient l’Irak (on les comprend !);

3. L’Europe, et par conséquent la Suisse, reçoit ces demandeurs d’asiles (qui n’ont pas eu la vie facile, reconnaissons-le !);

4. Les contribuables suisses passent à la caisse (l’humanitaire à son prix !);

5. Les soldats américains sont toujours en Irak, les usines yankee d’armement tournent toujours à fond;

6. Les Irakiens continuent de fuir l’Irak;

7. L’Europe, et par conséquent la Suisse, continue de recevoir ces demandeurs d’asiles (qui n’ont toujours pas la vie facile, reconnaissons-le !);

8. Les contribuables suisses continuent de passer à la caisse (l’humanitaire à son prix);

9. Les Conférences internationales cherchent une solution;

10. Les soldats américains sont toujours en Irak, les usines yankee d’armement tournent toujours à fond;

11. Les Irakiens continuent de fuir l’Irak (on les comprend !);

12. L’Europe, et par conséquent la Suisse, continue de recevoir ces demandeurs d’asiles (qui n’ont toujours pas la vie facile !);

13. Les contribuables suisses passent à la caisse (l’humanitaire à son prix);

14. pff…

22:16 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Musulmans "modérés" pour combien de temps encore?

Les musulmans "modérés" sont-ils parfaitement solubles dans le confort moderne et laïc de nos Cités? Sont-ils bien intégrés? 20'000 musulmans vivent à Genève, sans compter les clandestins. Des milliers d’entre eux se disent « modérés » et ne posent pas de problèmes.

 

Dans son dernier livre, Oriana Fellaci, journaliste internationale de grande renommée, qui fut longtemps résolument gauchiste avant que les attentats terroristes de New York ne la bouleversent. Dans ses dernières années, elle ne voulait plus entendre parler d'un bord ou d'un autre. Elle mourut en 2006. Son dernier livre, posthume, « Entretiens avec moi-même » (Rocher), dit tout son effroi devant l'atonie et même la complicité de l'Europe, sous prétexte d'accueil de l'Autre et de sentiment humanitaire.

 

A ces musulmans qui acceptent la modernité, elle démontre le mécanisme de notre décervelage. On parle de terrorisme, mais on évite le plus possible de le qualifier d'islamique. On invente un islam "modéré" qui ne se manifeste jamais, qui reste muet devant les assassinats et les massacres, que, d'autre part, l’on tente de justifier en condamnant les crimes de l'Europe. Ces vertueux mahométans n'ont pas condamné les menaces de mort contre Oriana Fellaci. Sont-ils si modérés, ceux qui ne posent pas de bombe mais n'acceptent nullement les lois des mécréants que nous sommes, à leurs yeux, ceux qui sont polygames, asservissent leurs femmes, excisent leurs filles, les contraignent au mariage et s’autorisent le crime d’honneur en cas d’insoumission? Et ceux qui disent vouloir respecter nos lois "mais accessoirement aux préceptes du Coran, dont neuf sur dix en sont la négation absolue?"

 

Les frémissements observés ces derniers jours à la Grand mosquée du Petit-Saconnex -laissant courir des rumeurs de « reprise en main wahabite » de la communauté musulmane- pourraient plonger toutes ces familles musulmanes dans le dilemme. Dans de nombreuses sourates, le Coran incite à la brutalité, à la violence ou au meurtre. Que vont-elles faire, toutes ces familles musulmanes jusque là "modérées" dont une bonne partie est naturalisée? Aiment-elles et respectent-elles suffisamment ce pays d’accueil qui les reçoit -parce qu’il est laïc-, les soigne, les loge, les instruit, leur offre du travail et la sécurité dans le respect de leur différence et de leur identité ? L’aiment-elles au point de se distancer du coran et d’en subordonner sans réserve les préceptes à notre ordre juridique et public?

02:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

15 avril 2007

La réalité du vote "homogène"

L’augmentation constante d’une immigration essentiellement musulmane conduit inéluctablement à un vote «homogène». C’est ce que j’affirmais dans un récent billet du 12 avril (voir ci-dessous). Une personne, née en Suisse de parents mélangés selon ses propres termes, me fait part de son courroux : Le vote «homogène» ? D’où tirez-vous cette information ? Des précisions, s’il vous plaît : dites-moi donc pour qui je vote, d’un bloc avec mes coreligionnaires, cela m’intéresserait.

 

Ce vote "homogène" se constate dans tous les pays de l'Europe de l'Ouest. Toutes les récentes élections (Belgique, Hollande, Allemagne) montrent un vote musulman compact, majoritairement à gauche. Ce qui est normal. La gauche soutient activement des prestations sociales élevées. Elles sont très attractives pour les immigrés provenant du nord de l’Afrique, de la Turquie et des pays de l’Europe de l’Est. Mais les avantages sociaux ne sont pas la seule explication du soutien des musulmans aux socialistes. La gauche veut imposer le vote des étrangers, elle est peu disposée à défendre l’identité chrétienne de la Suisse, elle est d’ores et déjà prête à faire de nombreuses concessions pour favoriser l’accueil des immigrés. Mais ce choix lui fait perdre une bonne partie de son électorat, des Suisses qui se sentent lâchés et qui trouvent refuge vers l'UDC. En 2003, lors des élections nationales, le parti de Christoph Blocher avait fait le plein des votes auprès des personnes aux faibles revenus. Par contre, le segment 80'000F-160'000F était acquis au parti socialiste. Les soixante-huitards d'alors avaient gravi l'échelle sociale mais n'avait pas perdu le goût de la révolution. Le parti à la rose compense la perte de ces suffrages par une politique de naturalisations sans précédent et l'attribution du droit de vote aux étrangers. Il ne peut qu’attirer le vote « homogène » d’une communauté dont l’histoire, la religion et les us et coutumes sont totalement étrangères au nôtres.

 

Au sein de notre population, les personnes de confession islamique sont en constante augmentation. 5'000 en 1960 elles sont plus de 20'000 aujourd’hui à Genève. Qu’ils soient naturalisés ou qu’ils soient étrangers résidant dans une commune depuis 8 ans, leur vote identitaire prend de plus en plus de poids. Il est exclusivement égoïste, défend les intérêts de leur population qui n'a, elle-même, que peu de valeurs à partager avec nous et, dans certains cas, leur vote est directement influencé par la cause islamiste (demande d'enlever le crucifix dans les écoles, port du voile, horaires de piscines séparés pour les femmes, imposition de la nourriture halal aux cafétérias, célébrations religieuses, etc). Le jour où les musulmans seront suffisamment nombreux, ils activeront référendums et initiatives. Les affiches, écrites en arabe, fleuriront sur nos panneaux.

 

J’exagère, direz-vous ? Le poids électoral des musulmans permet déjà à divers analystes de penser que les succès actuels des partis de droite seront sans lendemain. Dans quelques années seulement, l’impact du vote "homogène" fera basculer toute l’Europe à gauche de manière spectaculaire et permettra à l'islam de progresser dans nos contrées. Voilà de quoi satisfaire mon détracteur. Voilà de quoi remettre en question l'intégration, telle que pratiquée jusqu'à présent. Voilà de quoi faire trembler nos valeurs laïcistes, notre opposition à une immigration incontrôlée, à des prestations sociales inéquitables et coûteuses, notre amour du travail bien fait, notre respect du bien privé et de l’Etat de droit et enfin notre attachement aux valeurs chrétiennes. Voilà de quoi retrousser nos manches pour que la Suisse trouve solution à ce problème majeur. Et vite ! On ne parle que d’une ou deux dizaines d’années pour rester maître chez soi.

 

Note:

Sur ce sujet, je vous propose de découvrir un article paru récemment dans The Washington Times du 11 avril 2007 et traduit sur l’excellent blog http://www.bafweb.com/

15:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |