09 juillet 2007

A quoi qu’on sert ?

L'Université ouvre son Institut des sciences de l’environnement. La nouvelle surprend quelque peu, mais la période des vacances n’est-elle pas souvent propice aux surprises ? Il semble que le rectorat ait décidé de démarrer un projet modeste, pris à la gorge par la nouvelle date eurocompatible de l’année académique (le 17 septembre) ainsi que par une demande importante : sans publicité, il y a déjà une soixantaine d’inscriptions

Surprise donc ! Longuement discuté en Commission de l’enseignement supérieur, le projet de loi du DIP proposant la création d’un Institut de l’environnement et du développement durable (PL 9686) ainsi que celui de verts proposant d’une Faculté de l’environnement (PL 9709) ont fini par être présentés au Parlement en septembre 2006. A la demande du chef du DIP, Charles Beer, les deux textes furent déclarés « sine die », c’est à dire qu’aucune date ne fut décidée pour les inscrire à un nouvel ordre du jour du Grand Conseil. Le Parlement fut bon enfant. Il tint compte de la tourmente provoquée par les scandales invraisemblables puis par les démissions en cascades qui secouaient durement l’Université. L’Alma Mater genevoise attendait une nouvelle loi pour reprendre son souffle.

Surprise donc ! D'autant plus que le recteur Weber, reçu le 9 mai dernier par la Commission des finances pour les comptes 2006 de l’Université, n’a évoqué la création d’un Institut de l’environnement que questionné par un député et n’a pas précisé de date pour l’ouverture de celui-ci. De plus, il devait y avoir concordance entre la fermeture de l’Institut d’architecture et création de l’Institut de l’environnement. Le premier fermant ses portes en 2008. Quant à Charles Beer, il n’a même pas évoqué cette question lors de son passage pour les comptes 2006 du DIP.

Par contre, lors des discussions sur les comptes 2006 de l’Université, il a été relevé que celle-ci n’était pas particulièrement ouverte à la Cité. Assurément, elle ne l’est pas plus pour les élus cantonaux qui n’ont reçu aucune information sérieuse sur cette décision. Une information d’autant plus nécessaire après qu’ils aient accepté de bonne grâce de « geler » les deux projets de loi cités plus haut. Le verbe « congeler » aurait été plus adapté.

19:25 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.