23 septembre 2007

La police de M. Moutinot

Samedi 15 septembre, un huluberlu a appelé au saccage du stand de l’UDC les badauds qui se promenaient place du Molard. La police a du intervenir.

 

Samedi 22 septembre, le même huluberlu a recommencé à insulter les membres présents sur le stand de l’UDC et à appeler la foule à se retourner contre ce parti.

 

En fait de se retourner, les passants se sont regroupés au pied d’un réverbère, médusés, là où l’agité du bocal s’était réfugié, sans prêter attention au stand UDC à quelques mètres d’eux. Du haut de son trône improvisé, il insultait l’UDC à qui mieux-mieux. Visiblement, ce spectacle insolite amusait les passants.

 

Pourquoi pas...

 
Ce qui m’a nettement moins amusé, c’est l’attitude de la police. En fin de semaine, j’ai personnellement téléphoné à la police pour demander un minimum de protection et leur vigilance pour que les troubles du samedi 22 septembre n’aient pas à nouveau lieu.

 

Rappelons qu’ils sont le fait d’un seul personnage.

 

- Oui, oui, m’ont-ils répondus. On s’en occupe !

 

Premier acte

Samedi 22 septembre, vers 15h, le zigoto s’est à nouveau pointé place du Molard et a commencé à s’énerver et à insulter l’UDC. La police, qui surveillait les lieux l’embarque en douceur. Bien joué !

 

Deuxième acte

Le même zigoto revient, toujours furibard, une demi-heure plus tard. S’est-il échappé ? Toujours est-il qu’il s’en prend au matériel de l’UDC. Il arrache une banderole sur le stand et grimpe sur un réverbère d’où il jette la banderole sur le toit d’un tram. Gestes obscènes et insultes continuent de plus belles sous l’œil surpris de nombreux touristes. Les transports publics ont de la peine à circuler.

 

Les policiers regardent la scène. Une voiture de police arrive. Deux gendarmes rejoignent leurs collègues. Pas de quoi se faire péter les plombs.

 

Au bout de trois quart d’heures, les agents de la force de l’ordre (c’est du moins ainsi qu’on les appelait dans le temps !) décident d’appeler deux camions de pompiers et une ambulance. Tout cela sous le regard toujours amusé des chalands.

 

Après ? Je n’en sais rien. Je suis parti, las de tant de laxisme. Il suffisait aux policiers, après avoir coffré l’individu (qui est l’objet de deux plaintes pénales de la part de l’UDC) de le garder deux heures pour que l’ordre public ne soit pas perturbé. 5 gendarmes, deux camions pompiers, une ambulance ont été nécessaire pour s’occuper de cet excité.

 

Pourquoi faire simple et bon marché quand on peut faire compliqué et cher ? La fameuse efficience du  Conseil d'Etat en a pris un petit coup...

21:48 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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