27 novembre 2007

L’intégration jusqu’où ? (1)

L’intégration des étrangers est actuellement au centre des travaux de la commission des droits de l’homme. Mise en cause suite à un rapport très critique du professeur Sandro Cattacin, la loi sur l’intégration et sa mise en pratique par le Bureau de l’intégration des étrangers doivent être améliorées.

 

Une discussion entendue cet après-midi entre « ados » m’a remis en mémoire l’un des nombreux échanges qui animent la commission depuis le début de cette année. Les députés roses-verts souhaitent que parmi les propositions que pourraient faire la commission, figure la valorisation des langues d’origine. L’idée n’est pas sotte, maîtriser sa langue d’origine, et par conséquent valoriser ses racines, favorisera sans doute l’apprentissage du français de la part d’un migrant « bien dans sa tête et dans sa peau ». De plus, il lui donnera une « valeur ajoutée » dans son parcours professionnel, aucune langue n’étant inutile aujourd’hui. Cette proposition pourrait figurer dans un contrat d’intégration qui définirait non seulement les droits mais aussi les devoirs des étrangers.

 

Mais cette proposition favorise-t-elle vraiment l’intégration ? Une partie de réponse m’a été donnée par mes « ados » croisé cet après-midi. Avec un bel accent g’neuvois, elles se plaignaient d’être mises de côté, dans leur classe, par un groupe d’élèves des Balkans qui s’exprimait exclusivement dans leur langue d’origine. La langue est bien évidemment un fort lien d’appartenance. En valorisant celle-ci, ne risque-t-on pas de favoriser un communautarisme dont la France fait actuellement les frais ?

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Commentaires

En effet, la France doit actuellement faire face à un racisme "anti-français" dans ses banlieues. Après leur avoir donné tous les droits maintenant ils incendient,pillent, frappent etc. etc. voulons-nous en arriver là ? Dans le cas de la mosquée de Lausanne, l'imam ne parle pas français. Ceci est inadmissible ! le premier pas vers l'intégration est la langue du pays ! il faut obliger, toute personne parlant une autre langue, à parler (avec test à l'appui) la lanque du pays. L'on voit trop souvent les femmes d'une certaine communauté, rester enfermée à la maison, à la merci de son époux, car ces femmes ne parlent pas la langue et donc ne s'intègrent pas. De plus, dans les écoles cela crèe une disparité e cela baisse le niveau scolaire ! Dans les grandes villes, dans les écoles publiques il y a désormais plus d'enfants de langue étrangère que celle du pays ! Il faut remettre l'église au milieux du village !

Écrit par : Suisse frontalier | 28 novembre 2007

Ce qui est navrant, c'est de constater le nombre impressionant ou le droit des citoyens est évoqué et comment on veut nous faire croire que le citoyen n'a aucun devoir.
Force est de constater que si l'on accorde des droits aux étrangers, comme celui de voter au niveau communal, encore faut-il qu'ils s'en servent.
Mais, sans entrer das cette polémique suisse-étranger, pourquoi nos conseillers Calmy, Leuenberger, Dreifuss, Couchepin ne font ou n'ont eu fait aucun effort de parler des obligations du citoyen ?
Quand va-t-on commencer à discuter aussi des devoirs ?
A voir ce nombre de 52% des élécteurs qui ne votent pas, cela me fait de la peine et même peur, parfois.

Quant à l'intégration des étrangers, il faudrait mettre aussi l'accent sur leur volonté de s'intégrer, de s'assimiler à la population autochtone.
Arrivant de Roumanie, mon beau-père (le mari de ma mère), s'est occupé de mon éducation, de mon assimilation, il m'a expliqué la mentalité suisse, à laquelle j'ai adhéré, venant d'une dictature communiste, je ne pouvais qu'adhérer...mais en même temps j'étais très ému de voir cette différence entre les droits et devoirs des citoyens.
Je continue de parler le roumain, en compagnie de ma mère, mais pas lorsque des suisses sont présents, ou des étrangers...par respect envers ceux qui m'entourent.
Cultiver la notion de respect devient une tâche d'Etat.
En ces temps, ou l'on "bombarde" à chaque occasion l'Armée...je me lève, pour dire que l'Armée est le seul organe chargé de corriger le manque d'éducation mal reçue, pas reçue, ou par intention idéologique, pas du tout donnée...je me demande vraiment comment faire pour cesser cette ardeur populaire que certains se précipite à écrire sur les blogs en dinamitant toute autorité, soit elle policière, militaire, parentale...les résultats de Mai-68 continueront à jamais ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 28 novembre 2007

Victor,
Savez-vous que Michel Drucker est d'origine roumaine ? n'est-ce pas là un bel exemple d'intégration ?
Il est évident, qu'il ne sert à rien de donner le droit de vote à des étrangers qui ne parlent même pas la langue du pays ! Dans les écoles, les garçons traitent leur institutrices comme de la M.... car ce sont des femmes ! cela suffit ! Il est certain qu'avec les idées de Pagani, à vouloir construire des immeubles "gehttos" ça va être du tonnerre ! on va droit au modèle des banlieues françaises ! En effet, car les Genevois comme moi, ce ne sont pas des appartements en immeuble sociaux dont nous avons besoin mais des immeubles de standing ou des villas ! Donc, ces immeubles ne seront que pour les familles étrangères avec 8 à 10 gosses ! bonjour l'ambiance de quartier ! Ce n'est pas encore aujourd'hui que l'exode des genevois en France ou en pays vaudois va s'arrêter !

Écrit par : Suisse frontalier | 29 novembre 2007

Oui, je le savais, tout comme Michelle Laroque...des roumains bien intégrés il y en a plein, parce que ils sont venus pour cela, avec l'idée de s'intégrer.
J'habitais à la Promenade de l'Europe, au dessus de mon appart il y avait une famille de brésiliens, maman, papa et l'unique garçon qui se prenait pour Ronaldo à jouer au ballon dans l'appartement et comme cela ne suffisait pas, les parents lui ont acheté un dobermann...la mère crié au père, après avoir ingurgité des litres de boisson, vers les 3-4 heures du matin...alors que ma femme est infirmière et moi agent de sécurité...alors le sommeil, quand on a des voisins pareils...il ne faut pas trop y compter.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29 novembre 2007

La langue n'est pas un facteur de communautarisme. Si l'on veut intégrer les étrangers, il faut leur donner du boulot. L'intégration se fait d'elle même par le travail avec des étrangers que l'on férquente tous les jours, quis sont nos collègues. Ils doivent se sentir intégrés et non pas déracinés.

Écrit par : Riro | 30 novembre 2007

Riro,
J'ai un ami italien dont sa mère travaillait pour une entreprise à Carouge ! les italiennes ne parlaient qu'entre-elles. Ce qui fait que, maintenant elle a 68 ans et ne parle toujours pas français ! Vous trouvez que c'est s'intégrer ? Ell est incapable de comprendre une lettre de sa Régie ou de son assurance ! et nous parlons là d'une personne Européenne et chrétienne ! Que se passe-t-il quand il s'agit de personnes d'un autre continent et d'une autre religion !!!!? Il faut, bien sur leu donner du boulot ! A condition qu'ils prennent des cours de langue ! avec examen à l'appui ! cela me semble la moindre des choses !

Écrit par : Suisse frontalier | 30 novembre 2007

@ Suisse frontalier
Pierre Mirabaud de la Banque Mirabaud est le fils d'un dame roumaine, arrivée en Suisse bien avant le départ du Roi Michel Ier, avec la fortune familiale à mettre à l'abri.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 02 décembre 2007

Je suis très fière de Monsieur Mirabaud. Voilà une personne qui a apporté beaucoup au rayonnement de Genève. Si on regarde plus loin, la plupart des vraies familles genevoises ne sont que des français huguenots qui sont venus se réfugier à Genève. Mais, tous ces gens ont beaucup apportés à Genève, sans vouloir imposer leur culture d'origine. De toute façon nous parlons de gens judeo-chrétiens !

Écrit par : Suisse frontalier | 06 décembre 2007

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