29 novembre 2007

L’intégration jusqu’où ? (2)

Aucune idée ! Ni le chef du département des Institutions, ni les responsables successifs du Bureau de l’intégration (BIE) ne connaissent le nombre ou les activités des associations et autres partenaires qui œuvrent sur le terrain de l’intégration.

 

Ce grand vide est aujourd’hui (presque) comblé. Laurent Moutinot a mandaté au mois de juin Ismael Turker pour dresser un « inventaire raisonné », prendre une photographie de ce qui se fait dans ce domaine. Ce dernier a rendu son rapport après avoir réuni un maximum d’informations par voie de questionnaires ou de contacts directs et les présente brutes de toute analyse. Ainsi sont rassemblés pêle-mêle certaines communes, associations, partis politiques, Eglises, syndicats, etc. Impossible de savoir après ce travail de défrichage, comment classifier ces acteurs de l’intégration, qui fait le même travail, quel est leur degré d’utilité, peut-on les réunir, les intégrer dans une dynamique plus large d’intégration, etc. Toutes ces associations privées, subventionnées ou non, ces institutions parapubliques (HUG, Hospice général, ces établissements psycho-éducatifs (EPSE), etc. ainsi que 250 associations d’immigrés donnent l’image d’un gigantesque mais anarchique marché de l’intégration.

 

Est-ce qu’il y a encore besoin d’un bureau de l’intégration ? Sans doute, mais justement pour mettre de toute urgence de l’ordre dans cette multitude d’acteurs plus ou moins actifs dans le domaine de l’intégration.

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