19 janvier 2008

Laïcité : un ancien franc-maçon écrit à Nicolas Sarkozy

Le docteur Maurice Caillet, ancien interne des Hôpitaux de Paris, ancien vice-président de l’Observatoire de santé de Bretagne et ancien… franc-maçon, réagit à l’audience accordée aux dirigeants des principales obédiences maçonniques françaises par le président de la République, après le discours du Latran.

En voici le texte intégral :

« Membre de l’UMP, et ayant voté pour vous sans réserve, j’ai beaucoup apprécié votre définition d’une “laïcité positive”, lors de votre discours au Latran.

Dans son édition du 12 janvier (page 10), Le Monde relate la démarche auprès de vous du G.O.D.F le huit du même mois. Selon le Grand Maître, vous vous seriez montré « en retrait » par rapport à vos déclarations romaines, et il annonce d’une part votre prochaine invitation en “tenue blanche” et d’autre part l’ouverture prochaine de France 2 pour la maçonnerie, le dimanche matin.

Étant ami d’Alain Bauer (ancien Grand Maître et démissionnaire de la maçonnerie), vous ne pouvez ignorer, M. le président, que la maçonnerie soutient une conception laïciste des relations entre l’État et les religions, en niant notamment les racines chrétiennes de la France, au mépris de connaissances historiques indéniables. Vous ne pouvez non plus ignorer que la maçonnerie n’est pas une religion et qu’elle n’a aucune place au Jour du Seigneur sur nos chaînes publiques.

Enfin, si vous avez lu le Crépuscule des Frères » (La Table ronde) du même Alain Bauer, vous savez que la maçonnerie est un lobby en profond déclin et qu’il n’y a aucune raison que vous lui fassiez la moindre concession par rapport à vos convictions exprimées récemment à Rome.

Je ne représente rien qu’une expérience personnelle de quinze années de maçonnerie active, mais je me verrai dans l’obligation morale de renvoyer ma carte de l’UMP si la maçonnerie, qui ne comporte que 140.000 adeptes, obtient les promesses que vous auriez faites à M. Quillardet. »

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16 janvier 2008

Laissons les entreprises gérer le congé parental

Mathilde Captyn est une fine mouche ! La députée verte a défendu vaillamment son projet de congé paternité et congé parental devant la commission des affaires sociales. Au moment d’entrer en matière sur son texte, elle a réclamé des députés un « choix de société ». De quoi faire mousser la gauche jusqu’au centre qui s’est enthousiasmé pour ce projet.

 

Le congé parental n’est pas un « choix de société », sauf si l’on choisi de légiférer. Ce qui serait stupide alors que l’on observe que cette question est traitée depuis des années par les entreprises qui en ont les moyens. Les coûts ne sont pas insupportables du moment que la firme a la taille critique pour supporter cette dépense.

 

Mathilde Captyn le sait parfaitement puisque son projet laisse la liberté aux entreprises de proposer à ses collaborateurs un congé paternité.

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09 janvier 2008

La dette genevoise diminue: attention danger !

C’est bonne nouvelle : la dette cantonale baisse de 900 millions ! Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ? J’espère que les parlementaires n’ont pas oublié l'attitude du Conseil d'Etat entre 1999 et 2002. Durant ces années fastes, la dette a diminué grâce à la forte hausse des revenus. Mais dans le même temps, le Conseil d'Etat a immédiatement décidé la reprise des mécanismes salariaux, la création de 200 nouveaux postes et la régularisation de 552 personnes (budget 1999).


Le budget 2008, malgré des chiffres (insuffisamment) noirs, présente quelques similitudes avec les budgets établis par Micheline Calmy-Rey, alors responsable des finances cantonales. Est-ce une règle tacite : dès que des revenus fiscaux exceptionnels gonflent la trésorerie cantonale, l'exécutif relance les dépenses salariales et impacte ainsi durablement les finances? Seule différence : les effectifs n'augmentent plus. Mais les profondes réformes structurelles sont toujours attendues pour amener l'administration genevoise à une taille raisonnable et réduire ainsi massivement ses charges.


L'UDC s'est opposée depuis son entrée au Parlement à cette politique à court terme et les exemples passés laissent craindre malheureusement qu'ils ne soient répétitifs jusqu'à la fin de cette législature. Raison suffisante pour maintenir la pression pour réduire notablement les dépenses de l'Etat, même et surtout lorsque la dette diminue enfin.

 

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06 janvier 2008

Le CIC, l’insupportable précédent

Durant les discussions sur le budget 2008, j’ai fait différentes propositions pour diminuer les dépenses de l’Etat : suppression du poste de directeur de l’arsenal (une fonction honorifique et coûteuse), gel de la subvention attribuée aux mouettes genevoises (suite à l’excellent et très critique rapport de la Cour des comptes) et suppression de la subvention genevoise au Centre sur les croyances (chère et inutile). La commission des finances a accepté deux des trois amendements proposés. Seule la subvention des mouettes genevoises a été maintenue, justifiée par la nécessité d’assurer le transport sur le petit lac.

 

Lors de la séance plénière consacrée au budget 2008, et après avoir proposé 39 nouvelles diminutions de subventions (représentant un total de 18 millions), seule celle concernant le Centre intercantonal d’information sur les croyances a été soutenu. Le budget est aujourd’hui voté.

 

Cette coupe, première à Genève, passe très mal. Il n’y a là aucune surprise. En acceptant de ne plus financer l’une des 1000 associations inscrites au budget, le Parlement a créé un véritable précédent. Va-t-on vers une désescalade des subventionnés qui coûtent aux contribuables plus de 3 milliards ? Est-ce tout un système dans lequel sont imbriqués associations d’utilité publique et celles d’utilité électorale qui est ainsi remis en cause ? La réponse est évidemment oui. D’où le danger de laisser passer ne fut-ce qu’une coupe budgétaire.

 

Les arguments en faveur du maintien d’un Centre d’information intercantonal sur les croyances n’ayant pas mobilisé suffisamment la classe politique, l’on passe aux attaques personnelles. Dans Le Matin Dimanche, il paraît ainsi que ma vie privée interpelle. Catholique pratiquant et désespérément attaché à l’ancienne liturgie, voilà sans doute de quoi rendre mon action suspecte. Pire, voici plus de vingt ans, j’ai figuré parmi les fondateurs de Chrétienté Solidarité, mouvement que les journalistes de la revue d’extrême gauche Golias définissent comme « parapolitique militaire » et que reprend aimablement la journaliste.

 

En réalité, la branche suisse de Chrétienté-Solidarité fut créée dans les années 1980 sous le nom de « Chrétienté-Solidarité Suisse-Liban ». Elle fut fondée pour venir au secours du R.P. Naoum Atallah, ancien supérieur général des Pères lazaristes au Moyen-Orient, qui a recueilli des centaines d’orphelins au lendemain de la guerre du Liban. De nombreuses personnes, en Suisse romande, acceptèrent de parrainer un enfant, lui permettant ainsi de trouver un toit et de continuer à étudier dans son pays. Nous sommes loin de la cacade de l’Arche de Zoé... Aujourd’hui, 20 ans après cette démarche « parapolitique militaire », ces jeunes s’escriment courageusement à reconstruire leur pays.

 

Enfin, Le Matin Dimanche révèle que le Conseil de fondation du CIC va tenter d’obtenir un soutien financier plus conséquent des cantons de Vaud, du Valais et du Tessin qui, jusqu’à ce jour, versent une contribution totale de 60'000 francs alors que Genève-la-généreuse, verse depuis 2003 une subvention qui devait s’élever à 200'000 francs pour 2008.

 

A elle seule, cette démarche démontre parfaitement qu’une bonne partie des associations subventionnées se contentent d’attendre la manne étatique pour assurer son fonctionnement. L’avenir du CIC n’étant plus assuré, voilà que de nouvelles solutions sont recherchées. Parmi celles-ci, nous proposons également de facturer les services annoncés comme « indispensables » par les responsables de ce Centre. Ce serait une preuve supplémentaire de l’utilité de ses services.

 

Oui aux associations indispensables et compétentes, non à celles qui profitent du laxisme de l’Etat et de l’impossibilité pour ce dernier de gérer sérieusement ce dossier !

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