05 juin 2008

Libérez la police !

L’UDC veut mettre au rebus l’actuelle pratique d’engagement du service de recrutement de la police et du personnel de prison (PL 10274 et 10275). L’UDC refuse l’idée saugrenue qui consiste à ouvrir la profession aux étrangers bénéficiant d’un permis C, à l’exception des personnes qui se sont engagées dans un processus de naturalisation.

 

Refuser une mauvaise solution ne suffit pas ! La difficulté de recrutement est bien réelle. Il manque 200 personnes pour que les effectifs de la police soient complets. Alors pourquoi empêcher les Suisses qui ont dépassé la trentaine, qui sont en bonne santé et capables de suivre l’école de police, d’y accéder ? D’où la proposition de l’UDC de repousser l’âge d’entrée à 50 ans.

 

Cette ouverture a déjà été appliquée dans de nombreux pays. La France  a fixé l’âge d’entrée dans la police nationale à 45 ans et la police de Los Angeles n’a carrément pas d’âge d’entrée. Sans aller jusqu’à laisser les pépés flingueurs mettre au revers de leur veston une étoile de sheriff, la proposition UDC se veut raisonnable et attractive pour quelques vocations tardives.

 

Le projet est inscrit à l’ordre du jour du Grand Conseil.

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02 juin 2008

Le Bernois s’éclipse

Depuis 20 ans, l’UDC, sous l’impulsion de Christoph Blocher, a dessiné avec précision son action politique. Tous les quatre ans, chaque plateforme électorale a été l’occasion de définir son action et de l’expliquer aux électeurs. Cela a été aussi l’occasion pour les responsables cantonaux de se rencontrer, de discuter, de développer un esprit de parti. Petit à petit, il y a eu convergence politique, discours commun, tout canton confondu. C’est ce même discours qui a plu aux électeurs. C’est la force même de l’UDC : clarté du discours parce qu’unité de vue. Les décisions prises à de larges majorités par l’assemblée des délégués, qui réunit régulièrement 500 à 600 représentants de toute la Suisse le prouvent. Le pacte passé avec le peuple, lors de la campagne électorale de cet automne, en a été l’achèvement.

 

Le problème posé par la petite vacherie du Parlement, le 12 décembre dernier, est justement que la promesse faite aux électeurs UDC ne pourra pas être tenue par Eveline Widmer-Schlumpf. Pas plus, il faut bien l’avouer, par son alter ego moustachu qui, en 2003, voulait déjà rejoindre les rangs radicaux. Ni l’un, ni l’autre n’a pris le temps de fréquenter son parti, de le vivre de l’intérieur, de le voir vieillir. Et pour cause.

 

Le départ de Samuel Schmid n’est pas une surprise, juste la conséquence d’une liaison adultérine. Il régularise sa situation. Il était temps.

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01 juin 2008

Naturalisations : une communication peu claire

38% de votants ont soutenus notre initiative sur les naturalisations. C’est un résultat moyen pour une initiative populaire, un résultat fidèle à la règle qui veut qu’un parti seul contre tous recueille ses propres voix plus 10%. Constat simple qui appelle cependant quelques remarques d’ordre personnelles.

Sur cette initiative, particulièrement médiatisée et combattue, l’UDC n’a pas su mobiliser, se contentant de capitaliser simplement les succès passés, épuisant les mêmes recettes pour communiquer (une affiche déjà utilisée, inutilement agressive et insuffisamment précise pour faire passer un message qui voulait avant tout laisser aux communes le dernier mot en matière de naturalisation et non de lutter contre des naturalisations trop facilement octroyées).

Nombreuses sont évidemment les raisons d’un combat perdu. Mais il est difficile de ne pas y lier la procédure d’exclusion de la section grisonne que le comité central a acceptée ce jour à Zurich par 81 voix contre 5 et sans abstention. L’UDC a dispersé non seulement ses forces mais également brouillé le message durant la campagne de votation. Il n’y a là aucun regret à avoir, juste à le relever.

A Genève, (tous) les résultats sont carrément mauvais. Il me semble que nous avons payé la mauvaise humeur des Genevois qui ont refusé tous les sujets proposés, excepté celui concernant la diminution fiscale pour les donations. Le voisinage des objets soumis à votation ce dimanche s’est révélé tempétueux : l’assurance maladie et les conseils d’administration des établissements autonomes se sont trouvés suspectés par les citoyens d’un même crime, celui d’une perte de contrôle. Perte de contrôle face aux assureurs, perte de contrôle dans les conseils d’administration de régies publiques autonomes ayant de plus défrayé la chronique ses derniers temps. La politique est ainsi faite, il y a des dimanches pour rigoler et d’autres pour tirer la gueule…

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