03 septembre 2008

Ces vieilles recettes inusables

La guerre russo-géorgienne s’est déroulée selon un schéma militaire des plus classiques. Engagement de forces aériennes et blindées conventionnelles importantes, appuyées par des navires de guerre, des forces amphibies et des batteries de missiles. Bref, du classique s’il en est, pour l’historien militaire, collaborateur scientifique à l’Université de Neuchâtel, Dimitry Queloz (voir Le Temps du 29 août).

 

Pour Philippe Barraud, dans un récent article intitulé Leçons d'une guerre toute proche : «La guerre russo-géorgienne (…) devrait faire comprendre à nos politiciens, à nos concitoyens et, aussi, à certains de nos dirigeants militaires, la nécessité de conserver une armée organisée, équipée et entraînée pour la guerre clausewitzienne classique».

 

Autre sujet mais dont la conclusion se rapproche de celle de l’efficacité inusable d’une armée conventionnelle : la caméra de vidéo surveillance. Dans un excellent article, Le Courrier du jour critique à coups d’arguments intelligents la prolifération anarchique de ce moyen de surveillance très à la mode. A multiplier les caméras de surveillance, le brave opérateur ne peut plus toutes les surveiller. Et même s’il le pouvait, que pourrait-il faire d’autre que d’appeler la police ?

 

Point besoin d'une armée de science-fiction pour défendre la paix aux quatre coins de la planète. Point besoin de multiplier les yeux électroniques pour assurer la tranquilité de nos concitoyens. Il nous faut tout simplement plus de soldats et plus de policiers, entraînés à l'obéissance et au sens de la mission, entourés de vrais chefs, ayant le sens du devoir. C'est ainsi qu'ils pourront assurer la protection de notre pays et la sécurité de nos personnes et de nos biens. C'est ainsi que l'on redonnera confiance aux Genevois. Et même à ceux qui habitent aux Pâquis ou aux Eaux-Vives!

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Commentaires

Le citoyen également est responsable. Quand une personne se fait agresser, combien sont ceux qui s'en foutent royalement ?
Combien sont ceux qui courseraient après l'agresseur ?
Après quoi, on entend parler de ... solidarité ... oui, mais envers qui ?
Envers le criminel, pauvre type, qui a subi auparavant, plein de sévices, victime avant de devenir criminel...

Quel foutage de gueule !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 04 septembre 2008

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