17 février 2009

Quelle place pour l’Université populaire africaine ?

L’Université populaire africaine de Suisse et d’Europe est née avec pour ambition de favoriser l’intégration des 20'000 Africains résidant à Genève. Soit. A-t-elle tenue compte du marché de l’intégration, déjà fortement occupé ? Pour ne prendre que les associations s’adressant aux Africains qu’Ismail Türker a réuni dans son inventaire raisonné (et non exhaustif), citons l’association Afrique-Action, l’association Bana Mboka, l’association multiculturelles Somalienne, l’association panafricaine pour l’art, l’association des Jeunes Erythréens de Suisse, le centre d’intégration professionnelle des réfugiés, le groupe de réflexion sur l’Afrique et le Congo-RDC, l’organisation sportive Africa-Suisse OSAS, le réseau de formation et de recherche sur les migrations africaines.

Précisons que seules 45 associations ayant pour but l’intégration, sur 250, ont répondus à Ismail Türker.

L’Université populaire africaine veut favoriser l’intégration et organiser des palabres. Elle veut organiser des cours de langue et véhiculer les valeurs ancestrales de l’Ubuntu. Elle estime son budget 2009 à 470’000F, compte sur les collectivités publiques, n’a pas encore réuni cette somme et prépare une inauguration en grande pompe. Soit.

Passons sur l’amateurisme de son projet. Et relevons qu’elle ferait beaucoup mieux de commencer par fédérer toutes ces associations qui se dispersent dans une action caritative parfois bénévole, souvent subventionnée et forcément concurrentes sur le marché associatif. Une étude du marché, en quelque sorte.

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Commentaires

Toujour dans le même registre M Bertina?
quand allez vous évoluer?
C'est vraiment maladif ou simplement nerveux?
Vous avez une telle haine contre les étrangers et plus particulièrement contre les noirs qu'on se demande si vous ne devriez pas en tuer un, un jour, pour assouvir toutes vos frustrations.
Votre texte pu l'appel à la haine raciale....
Gare à ne pas vous faire attraper un jour, dans un coin, comme il le faut, par des jeunes qui en auront marres de toutes les cochonneries que vous écrivez....
Alors, ABE

Écrit par : un citoyen en colère | 17 février 2009

L'Université populaire africaine, est-ce la même chose que l'université populaire albanaise ? Aura-t-elle la possibilité de donner des diplômes ? Qui va les valider ? Quel statut aura-t-elle ?

Écrit par : demain | 17 février 2009

la stupidité genevoise ne me surprend plus, c'est n'importe quoi..pendant ce temps nos personnes agées se privent, mais enfin il faut surtout se faire valoir par les étrangers.merci M Bertina pour vos propos

Écrit par : pams | 17 février 2009

L'Université populair albanaise ne délivre rien de valable. La directrice, ex-yougo, membre du P.S. copine de Maria Roth Bernasconi n'a rien apporté en matirèe d'intégration des étrangers via des cours de français! La Honte intégrale! Cette pourriture ne devrait même pas être subventionnée par les pouvoirs publics tellement il n' y a rien à sauver... Des doublons ont été effectués depuis 1 an et rien ne justifie un tel organisme!

Écrit par : La Pythie | 17 février 2009

Nous avons des centres d'accueil et d'intégration sur le territoire notamment la ville de Genève a une structure d'accueil et des brochures expliquant aux personnes étrangères récemment arrivées sur le canton, les procédures et infos. Pourquoi créer une couche de plus qui de plus amène la confusion, ce n'est pas une université proprement dite avec délivrance de certificats officiel reconnus par la Confédération. Des cours de langues, l'Etat de Genève en dispose qui sont très bien. Je pense qu'en temps de crise, il faut utiliser les centres déjà existants ouverts, largement financés par l'Etat et regroupant toutes les nationalités et non ghettoïser les africains de Genève, c'est de la ségrégation à l'envers. Madame Roth Bernasconi devrait y réfléchir à deux fois avant de s'impliquer plus loin. C'est vrai le l'Université populaire albanaise malgré une population importante est restée marginale.

Écrit par : demain | 18 février 2009

Un "bidule" supplémentaire serait mis en place pour les Africains. Et ce, malgré tous les autres "bidules" déjà en "fonction" et pas très efficaces, selon vos dires. Bien!

Mais, avant de crier au loup pour ce seul "bidule" africain, il serait aussi très intéressant de faire le même type d'analyse pour les "bidules" de toutes sortes organisés à l'usage des autochtones. "Bidules" tout aussi inutiles, qui, de plus, trop souvent, se tirent dans les pattes et "pompent" les caisses de l'État sans vergogne!

Alors! À quand cette analyse complète ?... Jamais... Ah! Tous les partis politiques en place auraient plus à y perdre qu'à y gagner!... Ah!... D'accord!... Donc on ne s'occupe que des Africains... Parce qu'ils n'ont pas le droit de vote,eux!... Comment? Ah! Encore heureux! Raisonnement absolument imparable!

Écrit par : Père Siffleur | 18 février 2009

Cette université réduit les peuples africains à un seul individu: l'homme de peau noir. Je pense qu'un Sénégalais n'a pas grand chose en commun avec par exemple un Erytrhéen ou un Nigérian. D'ailleurs qu'en est-il des nord africains dans cette université? A mon avis, ce projet n'a pour but que de faire mousser quelques individus et vise le cliantélisme politique!

En ce qui concerne l'Université Albanaise, je me demande pourquoi pas la fermer. Car depuis la céation de l'Etat du Kosovo, on nous rabâche les oreilles que les Albanais de Suisse sont super bien intégrés! Ils bossent, sont présents dans le millieu associatif, etc.....

Écrit par : Riro | 18 février 2009

Père Siffleur, vous avez parfaitement raison. Accessoirement, la motivation première de cette "Université" n'est pas de ghettoïser les Africains, ou personnes d'origine africaine, mais de promouvoir les cultures et les patrimoines du Continent premier, la réflexion sur ce qu'est le fait d'être noir, bref de valoriser à leurs propres yeux des jeunes et des moins jeunes qui souvent souffrent de véritables complexes à cet égard, largement diffusés par la culture blanche dominante.
Un tel programme me semble effectivement d'utilité publique. Y compris d'un point de vue de l'intégration, car des personnes décomplexées et rassurées s'insèreront mieux dans notre société.
La question qui se pose est de savoir si cela mérite subvention, ou si cela doit être financé uniquement par le privé. Etant entendu que les personnes d'origine africaines, de même que leurs familles et amis qui travaillent paient des impôts, ma réponse est: subventions. Ce qui implique, dès lors, un droit de regard public sur les cours et conférences dispensés, par exemple pour éviter d'éventuels glissements vers un communautarisme non souhaité.
On peut aussi refuser de telles subventions, pourquoi pas, mais alors il faut remettre à plat les innombrables subventions dont bénéficient toutes sortes de groupements et d'associations qui n'ont pas forcément davantage de justification.
Accessoirement, l'inauguration en grande pompe, à laquelle j'ai assisté samedi dernier, regroupait quelques dizaines de personnes, blanches et noires à la salle du Faubourg, plutôt des intellectuels que des dealers, qui avaient payé leur entrée pour financer le projet. Au menu, nourritures africaines et surtout une soirée mémorable à l'écoute festive des plus grands tubes africains de ces trente dernières années.
Grâce à DJ Amina et surtout DJ Enna (une vraie genevoise) nous avons pu réentendre l'intégrale du Live In Japan de Zaïko Langa Langa, disque mythique des années 80, qui contrairement à son nom fut enregistré en une nuit dans le garage d'un producteur bruxellois, avant de se vendre (et d'être copié) à des millions d'exemplaires dans le monde entier.
Mais cette saillie de M. Bertinat, ainsi que les commentaires ci-dessus me rassurent, j'avais presque fini par croire que l'UDC virait sa cuti et se mettait à aimer les étrangers...

Écrit par : Philippe Souaille | 18 février 2009

@P.S.

Fr. 470'000.- pour donner des cours sur le fait d'être noir. Cela me paraît un peu cher!

Écrit par : Riro | 18 février 2009

Les paroles d'un sage :"L'Humanité n'est pas une mobylette, elle ne marche pas au mélange" (Léopold Sedar-Senghor, académicien et Président du Sénégal) !

Écrit par : Octave Vairgebel | 18 février 2009

Octave, à tout hasard, je vous signale que Léopold Sedar-Senghor était marié à une Française, qu'il était chrétien, qu'il a écrit ses livres en français et a terminé sa brillante carrière dans le fauteuil d'un immortel de l'Académie française. Une preuve éclatante des bienfaits du mélange, à mon avis.
Riro, on peut effectivement discuter du budget, savoir à quoi il correspond, etc... C'est même une nécessité dès lors qu'on sollicite de l'argent public. Mais refuser d'entrer en matière, à priori, c'est autre chose.
Pour le reste, je ne crois pas que l'UPAF compte uniquement sur les deniers publics et son ambition dépasse largement le résumé que vous en faites: "donner des cours sur le fait d'être noir". Nous parlons des cultures de tout un continent, fort divers, comme vous le mentionniez vous-mêmes, plus la diaspora.

Écrit par : Philippe Souaille | 18 février 2009

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour M. Bertinat,

effectivement nombre d'associations "occupent" le même terrain d'activité. Cette redondance dilue l'efficacité et est coûteuse.

Fédérer plusieurs associations tomberait sous le bon sens, sauf que nous allons nous heurter à la défense du "pré carré" de chacune d'elle.

Philippe n'a apparemment pas compris le propos de votre billet... l'idée de l'Université populaire africaine pourrait être une bonne réponse aux besoins, à condition qu'elle soit correctement structurée et fédère un ensemble d'institutions en lieu et place d'ajouter une structure de plus sur un "marché" déjà saturé.

De fait, l'UOG (université ouvrière de Genève), l'Université populaire albanaise, propose déjà des formations de langue pour les populations non francophones et ce, quelle que soit leur origine, à des tarifs abordables.

Certains commentaires dénotent clairement une méconnaissance profonde des structures déjà existantes en matière d'intégration.

En effet, en centralisant et en fédérant différentes associations, on réduit les coûts, augmentent l'efficacité, simplifie la vie des usagers... si ces considérations sont racistes et xénophobes...

Décidément...

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 18 février 2009

M. Souaille, c'est, peut-être votre avis mais ce n'était pas le sien ! Vous voulez une autre déclaration ? Je ne souhaite pas que Collombey-les-deux-Eglises devienne Collombey-les-deux-Mosquées ! (Charles De Gaulle)

Écrit par : Octave Vairgebel | 18 février 2009

Je trouve stupéfiant le nombre de personnes qui donnent de l'importance à un grand malade comme Bertinat... au point ou le pauvre à dû démissioner de son propre parti (Vigilance...mon oeil...) déjà xénophobe, à causes de ses pensées... trop xénophobes... pathétique petit personnage...

Écrit par : Boo | 18 février 2009

@Stephane. Nous sommes entrés dans l'ère du "multistakeholders" ou parties prenantes "chacun donne, chacun reçoit". Ces diverses associations (ici africaines) doivent collaborer pour un bien commun, à savoir le fait de vivre en paix sur le Canton comme les autres citoyens. C'est fini le temps des pré-carrés, des associations faîtières, maintenant on fait un travail d'"assemblage" au niveau du territoire. La politique d'arrosage organisée par les différents élus de divers partis pour conserver leurs troupes électorales ou en recruter des nouvelles est insupportable. Changeons nos pratiques pour permettre aux habitants de retrouver le goût aux idées "politiques" car pour ma part, j'ai atteint le stade de la saturation.

Écrit par : Demain | 18 février 2009

"La politique d'arrosage organisée par les différents élus de divers partis pour conserver leurs troupes électorales ou en recruter des nouvelles est insupportable. Changeons nos pratiques pour permettre aux habitants de retrouver le goût aux idées "politiques" car pour ma part, j'ai atteint le stade de la saturation." C'est excatement le propos de Demain qui résume le mieux la situation. Contrairement à Stéphane et à d'autres, l'UPA (et un peu l'UOG) n'est en rien une structure adéquate depuis la nouvelle direction et la nouvelle présidence. Ses subventions, nombreuses, assurées pas de magistrats exclusivement de gauche (qui, comme chacun sait, n'a pas le monopole du coeur), ne se justifient pas! Là, il y a beaucoup à dire tant sur les prestations effectives, que l'ambiance déletère qui y règne au point de s'etre séparés de collaborateurs de talents, salariés et bénévoles (y compris du restaurant conjoint), le tout au profit de d'1 tout petit clan fermé. La compétence ne constitue pas le critère professionnel à tel point qu'il y a des prestations qui font doublon avec des services publics.

Le Député Bertinat, soucieux d'équité et de transparence en matière de gestion des deniers publics a raison de (se) poser ces questions quant aux structures subventionnées. Ce type d'arrosage n'apporte rien à la société si ce n'est à quelques petits copains.

Écrit par : La Pythie | 18 février 2009

Aux États-Unis, au moment où les universités de ce pays commençaient leur ascension qui devait les mener au niveau qu'elles ont actuellement, Peirce, un philosophe américain a défini en 1891 l'université comme « une association d’hommes dotée et privilégiée par l’État, en sorte que le peuple puisse recevoir une formation intellectuelle et que les problèmes théoriques qui surgissent au cours du développement de la civilisation puissent être résolus ».
(Wikipédia)

Écrit par : Vincent GALL | 18 février 2009

Je suis sidéré de constater la médiocrité des gens qui s'expriment dans ce blog, sous le couvert de l'anonymat. Une xénophobie latente semble caractériser les courageux anonymes qui s'expriment ici. Cela sent le nationalisme identitaire de triste mémoire, la méchanceté et la bêtise. Décidément, certains de mes compatriotes souffrent de grosses lacune en matière d'éducation et de savoir-vivre.

Écrit par : Christian Jordan | 22 février 2009

Mais non, mais non, Christian Jordan! Il s'agit simplement de citoyens en colère contre les mensonges d'Etat en tous genres, contre la politique de prédation de certains pic-asiettes sans raison, du manque de responsabilités des pays voisins qui nous envoient leurs déchets pour ne pas s'en occuper. Personne ne nous donne rien, pourtant!!! Nos deniers publics sont bien mal menés, je vous le garantis ...

Écrit par : Philippe Billard | 22 février 2009

Cher Eric, si je puis me permettre ;)...
Quelques observations quant à la problématique de l'immigration.
En 1er lieu, je conseille de visiter le lien suivant et d'écouter le discours de Madame Aminata Traoré, Malienne et fière de ses origines, déplorant la "solition finale" qu'est l'immigration pour certains Africains.

http://tvbruits.org/spip.php?article317

J'admire beaucoup Mme Traoré, patriote et...si elle nous connaissait mieux, nous, partisants de l'UDC, serait capable de fonder un parti similaire au Mali ^_^
Nous traiter de racistes et xénophobes est si facile, beaucoup plus que de se questionner vraiment quant aux conséquences profondes de l'immigration.
Quant à la qualité de vie, l'avenir des personnes déracinées.
Déracinées...
Que signifie ce mot?
Voir un homme africain hurler sa détresse et sa solitude dans les rues de mon quartier, parce qu'il a tenté de communiquer avec d'autres immigrés et s'est fait rejeter...
Voir un jeune congolais se jeter par la fenêtre après avoir crié sa détresse durant des jours...après avoir interpellé en vain d'autres africains passant dans sa rue avec pour seul résultat une indifférence gênée...
Et tant d'autres cas semblables, tant d'autres détresses.
C'est ça, le Paradis?
C'est ça que ces personnes déracinées ont comme avenir?
Au village, en cas de détresse, il y à toujours une mamma, un vieux sage, des voisins à qui parler.
Pour un peu d'argent, un faux confort, sous un ciel gris et déprimant, ils quittent un pays qui à besoin de ses jeunes pour se construire.
D'autres, poussé par des "rabatteurs" déposent une demande d'asile, avec pour but de s'enrichir rapidement par le trafique de drogue, sachant que leur demande ne va pas aboutir, qu'il y aura l'expulsion, voir la prison, mais avec la certitude de mettre leur famille à l'abri financièrement, viennent se brûler les ailes et mettent en péril notre société.
C'est une réalité!
Ces personnes, je les côtoie journellement et ai des relations de confiance avec elles, en immersion, en quelque sorte.
Avons-nous le droit de les juger? Devons-nous leur trouver des excuses? Ou pouvons-nous agir pour ne pas laisser perdurer ces situations?
À chacun sa conscience; dans mon cas, j'aime les orchidées, mais n'aurai pas l'idée d'en planter sur la terre de Bardonnex, au mieux, elles survivraient en s'étiolant, au pire, elles vont mourir.(c'est une image, pour ceux qui n'auraient pas saisi ^_^)
Il semble aussi flagrant que certaines communautés ne veulent/peuvent pas s'intégrer. Que ce soit à la population autochtone de "s'intégrer" est une aberration, n'en déplaise aux "bien-pensant" prétendument humanitaires de gauche ne faisant que le jeu de certains patrons usant et abusant d'une main-d'oeuvre corvéable à souhait car en insécurité sur le marché de l'emploi.
Il est tout aussi flagrant que certaines communautés apportent la violence. Devons-nous mettre en péril la sécurité de nos enfants, laisser violer des gamines et agresser des personnes âgées, des familles immigrées travaillant et respectant notre pays, sous le fallacieux prétexte de "la Suisse, Terre d'accueil"? C'est cela, l'humanitaire?
Il est tant de choses à dire, tant d'exemples de la simple réalité (réalité que certains préférent noyer sous des discours syndicalisto-pontifiants et prétendument humanitaires plutôt que de la regarder en face...)
Tant de choses à dire que je vais en rester là pour l'instant.
Meilleures salutations et à tous...Peace, avancont au lieu de laisser perdurer une situation qui nous mène droit dans le mur.

Écrit par : Mireille Luiset | 16 avril 2009

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