24 mars 2009

Carotte et bâton

Depuis 1992 et les catastrophes prophétisées en cas de refus de l’EEE, les politiciens de tout bord nous l’a joue pareillement. Lors du vote du 8 février, la même rengaine fut sifflée en guise d’arguments: si nous refusons la libre circulation et l’extension, la Suisse sera durement punie par ses grands amis de l’Union européenne. En politique, c’est ainsi que l’amitié se partage: entre carotte et bâton. Au lendemain du 8 février, la volée de bois vert adressée par l’UE à la Suisse pour casser son secret bancaire a prouvé que le bâton est toujours préféré à la carotte. C’est plus efficace et plus rapide.

Nos politiciens aiment bien le bâton, rien que le bâton. Depuis longtemps. L’extension de l’OMC en fournit une nouvelle preuve. Si l’on n’accepte pas ce qui ressemble à un dictat de potentat mondialiste, alors une nouvelle catastrophe s’abattra sur les Genevois. L’OMC s’en ira vers d’autres cieux plus cléments. A défaut d’une grande et belle fresque biblique, c’est l’ordinaire du petit politicien que l’on nous ressert.

A lire notre bonne Tribune, Micheline Calmy-Rey, Laurent Moutinot et Sandrine Salerno rassemblés dans une conférence de presse socialo-socialiste s’obstinent: pas de carotte, que du bâton ! Il faut donc passer par-dessus les clauses testamentaires de Madame Barton et brader le patrimoine genevois. Il faut donner à l’OMC ce qu’il demande. Et demain, aussi. Et même après-demain. Sinon, le bâton.

A lire notre bonne Tribune, l’on comprend aussi qu’à Berne comme à Genève, nos autorités n’ont pas le choix. La difficulté de se loger et le prix de la vie à Genève pénalisent les fonctionnaires internationaux. Pour surmonter ces difficultés, il faut céder aux caprices des organisations internationales. Les Genevois apprécieront. Eux aussi recherchent désespérément des logements. Eux aussi peinent à cause du coût de la vie. Eux aussi pensent que l’une des causes de ces difficultés provient directement de la présence des organisations internationales. Mais ni Madame Calmy-Rey, ni Monsieur Moutinot, ni Madame Salerno ne se réunissent en conférence de presse pour trouver des solutions aux Genevois. Pas de carottes pour eux, que la promesse de coups de bâton. La peur du lancement d’un référendum mobilise donc nos gouvernants. Le bâton changerait-il de main ?

10:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Mais pourquoi la Suisse a fait la partie de l'Union Européenne?

Écrit par : Bizon @ calling phone cards | 20 octobre 2009

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