29 mars 2009

Pour une nouvelle loi sur la police

Depuis longtemps, la rémunération et la gestion des heures supplémentaires de la police posent problème. Souvenez-vous. En 1995, les Genevois avaient exigé, lors d’une votation populaire, qu’un rapport analyse les services de l’Etat. Ce fut le rapport Andersen. Bien avant le rapport Annoni et le rapport de la Cour des comptes. Concernant la police, les conclusions de la célèbre fiduciaire étaient sensiblement identiques à celles des récents rapports qui interpellent aujourd’hui la commission des finances. Ces problèmes sont extrêmement graves. Ils minent l’action de la police. Ils coûtent très chers aux concitoyens. Ils posent des problèmes d’égalité de traitement entre fonctionnaires. Ils posent même des problèmes de performance en matière de sécurité à Genève.

Pour s’en rendre partiellement compte, reprenons un passage tiré du rapport de la Cour des comptes (page 6) : « Genève est le seul canton à connaître un âge de la retraite des fonctionnaires de police aussi bas. Les cantons latins et les cantons urbains de Bâle-Ville et de Zürich indiquent une retraite généralement à 60 ans avec une exception à 58 ans dans le canton de Vaud. Genève est le canton où la durée de travail est la plus courte et où ils bénéficient des jours de congés les plus nombreux. La structure de la rémunération à Genève est l’une des plus compliquées avec une grande partie qui n’est pas soumise à la prévoyance professionnelle ». La lecture de ce rapport mérite d’être complète (pour ce faire, cliquez sur le lien).

Quinze ans (meci à ronron!) séparent le rapport Andersen du rapport Annoni et de celui de la Cour des comptes. Quinze ans durant lesquels rien n’a été entrepris pour améliorer la situation. Pourquoi ?

Je ne vois que deux réponses envisageables. Soit les responsables concernés (chef de département, hiérarchie et syndicat) ne sont pas à la hauteur de la tâche, soit ils ne sont pas capables d’imposer les changements nécessaires.

A l’attitude agressive du syndicat de la police manifestée avant même la parution des deux rapports a suivi les propos critiques du chef du Département envers le rapport de la Cour des comptes. M. Moutinot, songeant aimablement à son successeur, annonce pour l’automne une révision de la loi de la police pour améliorer « les choses dans certains cas » et pour augmenter les salaires des policiers en début de carrière. Ce léger mouvement du menton ne rassure guère quant à la volonté politique de régler sérieusement l’entier des graves disfonctionnements relevés. Les députés UDC seront particulièrement attentifs à ce que ces deux rapports de qualité ne finissent pas comme feu le rapport Andersen. Dans un tiroir, quelque part à la Tour Baudet. Les nombreux problèmes devront trouver des solutions, des vraies solutions, sommes-nous tentés de préciser.

Avant d’être cloué au pilori par M. Schlechten, précisons qu’il n’a jamais été dans l’esprit de l’UDC d’affaiblir la police, bien au contraire. Nous sommes conscients que le sujet est délicat et qu’il est compréhensible que les policiers se sentent particulièrement concernés, comme l’est n’importe quel salarié. Nous sommes également conscients que de bons salaires sont nécessaires pour assurer la relève dans une profession pénible. D’où l’urgence de régler ces problèmes avec toute la liberté d’action nécessaire à cet exercice.

18:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |

26 mars 2009

500 Vélib’ envahiront la Ville en 2010

C’est la dernière toquade de l’exécutif de la Ville de Genève en mal de dépenses. Le marché du vélo gratuit sera public ou ne sera pas ! Après sa grotesque proposition d’associer l’attribution du marché de l’affichage sur le domaine public à la livraison de 500 vélos et 40 stations d’accueil, voilà qu’il propose de financer directement ce service. Premier chiffre avancé : 3,7 millions pour un coût d’exploitation de 1,9 million par an. Pendant ce temps, le trafic continue à être perturbé par les multiples travaux en centre ville, les places de stationnement disparaissent, la traversée de la Rade n’est toujours pas au programme et 200 rues devraient être interdites au trafic routier. La mode est à la mobilité douce. De force et aux frais du contribuable. Bien évidemment.


Dans sa plateforme électorale 2005-2009, l’UDC-Genève dénonçait la paralysie du trafic routier à Genève. Et de noter que l’OTC réduit chaque jour la surface utilisable, supprimant de nombreuses places de parc, compliquant à l’extrême la circulation.


En étatisant le vélo, le Conseil administratif de la Ville de Genève continuent sa drôle de guerre contre le transport privé. Et aussi contre le commerce du vélo. Les voies de circulation routière seront encore réduites pour développer des pistes cyclables, les places de parcs seront réquisitionnées pour en faire des stations d’accueil pour Vélib’ et les dépenses seront chaque année en augmentation pour acheter et entretenir les précieuses bicyclettes municipales, icônes modernes à l’usage de vélocipèdes branchés voulant ressembler aux Parisiens.

A remarquer que sur leurs vélos privés, ces mêmes vélocipèdes circulent déjà à Genève comme à Paris…


20:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook | | | |

24 mars 2009

Carotte et bâton

Depuis 1992 et les catastrophes prophétisées en cas de refus de l’EEE, les politiciens de tout bord nous l’a joue pareillement. Lors du vote du 8 février, la même rengaine fut sifflée en guise d’arguments: si nous refusons la libre circulation et l’extension, la Suisse sera durement punie par ses grands amis de l’Union européenne. En politique, c’est ainsi que l’amitié se partage: entre carotte et bâton. Au lendemain du 8 février, la volée de bois vert adressée par l’UE à la Suisse pour casser son secret bancaire a prouvé que le bâton est toujours préféré à la carotte. C’est plus efficace et plus rapide.

Nos politiciens aiment bien le bâton, rien que le bâton. Depuis longtemps. L’extension de l’OMC en fournit une nouvelle preuve. Si l’on n’accepte pas ce qui ressemble à un dictat de potentat mondialiste, alors une nouvelle catastrophe s’abattra sur les Genevois. L’OMC s’en ira vers d’autres cieux plus cléments. A défaut d’une grande et belle fresque biblique, c’est l’ordinaire du petit politicien que l’on nous ressert.

A lire notre bonne Tribune, Micheline Calmy-Rey, Laurent Moutinot et Sandrine Salerno rassemblés dans une conférence de presse socialo-socialiste s’obstinent: pas de carotte, que du bâton ! Il faut donc passer par-dessus les clauses testamentaires de Madame Barton et brader le patrimoine genevois. Il faut donner à l’OMC ce qu’il demande. Et demain, aussi. Et même après-demain. Sinon, le bâton.

A lire notre bonne Tribune, l’on comprend aussi qu’à Berne comme à Genève, nos autorités n’ont pas le choix. La difficulté de se loger et le prix de la vie à Genève pénalisent les fonctionnaires internationaux. Pour surmonter ces difficultés, il faut céder aux caprices des organisations internationales. Les Genevois apprécieront. Eux aussi recherchent désespérément des logements. Eux aussi peinent à cause du coût de la vie. Eux aussi pensent que l’une des causes de ces difficultés provient directement de la présence des organisations internationales. Mais ni Madame Calmy-Rey, ni Monsieur Moutinot, ni Madame Salerno ne se réunissent en conférence de presse pour trouver des solutions aux Genevois. Pas de carottes pour eux, que la promesse de coups de bâton. La peur du lancement d’un référendum mobilise donc nos gouvernants. Le bâton changerait-il de main ?

10:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

12 mars 2009

Oui à la douane de Cornavin !

Le Conseil d’Etat veut fermer la douane de Cornavin. Ce qui signifie que les actuels contrôles douaniers ne pourront plus se faire. Ils seront remplacés par des contrôles embarqués dans les trains. Qu’elle est la raison avancée par l’exécutif genevois ? C’est l’engorgement du trafic en gare de Cornavin. Supprimer la douane, c’est libérer deux voies au trafic CFF de plus en plus dense.
C’est résoudre partiellement un problème. C’est en créer un autre bien plus grave. C’est une fausse bonne idée du Conseil d’Etat. L’UDC a déposé ce jour une motion s’opposant à cette décision qui péjore clairement la sécurité. Mais la motion UDC propose aussi une solution à l'engorgement du trafic ferroviaire suisse en gare de Cornavin.

Lire la suite

14:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |