26 avril 2009

Chômage atypique

Dans mon dernier blog (22 avril), j’évoquais l’arrêt Horst Miethe. Ce frontalier d’origine allemande, résidant en Belgique, entendait obstinément percevoir le chômage en Allemagne, lieu de son emploi. La Cours de justice des communautés européennes lui avait donné raison. Et de m’interroger. N’y a-t-il pas un risque que nos frontaliers s’appuient sur l’arrêt Miethe pour toucher les allocations suisses mais aussi bénéficier des services des ORP pour retrouver un emploi à Genève ?

Le lendemain, j’ai donc posé la question à François Longchamp. Sa réponse a été très claire : il n’y a aucun frontalier, même Suisse, qui perçoit le chômage à Genève. Quant à l’arrêt Miethe, il n’y a aucune revendication de ce type du côté des frontaliers.
Toute crainte d’afflux de chômeurs frontaliers est donc, pour le moment, sans fondement. Mais le chômage frontalier n’est pas pour autant à ignorer.

Vingt-quatre heures plus tard, un article paraît dans notre bonne Tribune. Il nous apprend que «Crise oblige, Genève se déleste de ses frontaliers». Les difficultés présentes ne pénalisent pas seulement les résidants genevois, elles touchent aussi les frontaliers. Et dans des proportions plutôt élevées par rapport aux Genevois (au sens très large du terme). Par exemple, 1’654 formulaires français d’indemnité chômage ont été délivrés à fin mars 2009.

Or, ces frontaliers chômeurs n’apparaissent pas dans les statistiques genevoises. C’est bien curieux. D’autant plus curieux que les chiffres officiels du taux de chômage genevois (6,5%) sont déjà très élevés par rapport au taux suisse (3,4%). Additionné aux frontaliers chômeurs, quel taux de chômage atteignons-nous? Un chiffre très élevé. Au seuil de la crise économique. Qu’en est-il exactement de la situation à Genève alors que les Conseillers d’Etat de l’Entente en charge de l’économie (M. Unger) et de l’emploi (M. Longchamp) nous tiennent un discours rassurant sur les nouvelles places de travail créées (pour qui ?) et sur les résultats positifs qui ont suivi la nouvelle loi sur le chômage votée fin 2007?

Une interpellation urgente écrite sera prochainement déposée.

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Commentaires

...sauf que la nouvelle loi sur le chômage, n'avait pas vu venir la crise + la fin du secret bancaire... il va falloir se mettre au boulot et trimer dur pour trouver du boulot. Bien sûr, il y en a qui sont contents, qu'il y ait des frontaliers en moins, mais n'oublions-pas que, moins de frontaliers = moins de rentrées fiscale. De ce fait, les résidents Genevois, vont devoir accepter tous les boulots de merde, car la caisse de chômage ne pourra plus être aussi généreuse...De plus, tous le secteur bancaire "privé" va en prendre un sacré coup dans le nez "bonjour le chômage", et là ce seront surtout des Suisses résidents Suisses qui vont en faire les frais. L'avenir ne va pas être rose !

Écrit par : Café | 26 avril 2009

Encore un mensonge au sujet du chômage réel qui sévit à Genève révélé par l'auteur de ce blog! Bien que les services de l'ORP ont grossi de manière exponentielle, le phénomène du chômage n'est pas endigué pour autant. Pire : les chiffres sont inexacts et le financement des prestations de l'OCE pose problème : des frontaliers indemnisés, des programmes de recherche d'emploi aussi inutiles que coûteux sans exigence de résultat pour les clients bénéficiaires, des conseils en tous genres délivrés par des clients qui ne connaissent rien aux lois en vigueur et non Suisses au demeurant alors qu'un chômeur d'ici pourrait mieux faire l'affaire, de l'incompétence de la part de certains conseillers en personnel.

Une connaissance me disait l'autre jour qu'on lui a refusé un cours utile professionnelllement et moins cher pour la collectivité alors qu'on l'a collée d'office à un de ces programmes hebdomadaires de recherches d'emploi (qu'elle effectue naturellement de son côté).

On apprend même par des annonces dans les journaux que des associations bien subventionnées recherchent des bénévoles très motivés : l'Etat (l'OCE, en l'occurrence) laisse faire ce genre d'appels d'offre alors qu'on sait que des chômeurs seront utilisés dans ce cadre sans obligation d'engagement réel quand bien même il y a des moyens! Des structures subventionnées fonctionnent à Genève depuis dix ans de cette manière, créant ainsi une société à deux vitesse, entre salariés et bénévoles (les premiers occupant des postes souvent inutiles et les seconds effectuant le travail pour lequel l'association a été créée) ...
C'est honteux et personne ne réagit!

Écrit par : Chocolat | 26 avril 2009

Le titre de la Tribune :

«Crise oblige, Genève se déleste de ses frontaliers»

est un peu démagogique à mon sens ...

En effet, si à priori il n'y a aucune raison de nier ces faits, il serait de bon ton d'en analyser la cause.
Au cours des derniers mois qui ont précédé la crise financière, l'économie genevoise a beaucoup embauché et les nouvelles embauches ont surtout concerné les frontaliers. Or il est bien connu qu'en cas de récession, ce sont principalement les nouveaux employés qui font les frais des licenciements.

Il est donc dangereux et démagogique de tirer prématurément des conclusions hâtives d'informations fragmentaires ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 26 avril 2009

Dans un article dans la TDG de ce jour, M. Charrat, confirme que ce sont désormais 30.000 Suisses qui sont devenus frontaliers et paient leurs impôts à la source. Ce qui veut dire qu'il y a 30.000 Suisses + leurs épouses et enfants majeurs, pas forcément frontaliers mais qui votent à Genève et en Suisse...je vous laisse faire le calcul! Pour l'instant il n'y a que 17.000 inscrits sur les listes de votes...mais si on commence à trop les titiller, cela risque de faire, énormément de votants ! (presque plus, que les résidents en Suisse ! Les politiciens feraient bien de s'en souvenir de temps en temps...n'est-ce-pas M. Stauffer ?

Écrit par : Café | 27 avril 2009

Bonjour Monsieur,

La question est pertinente. Pour avoir un taux de chomage comparable il faut comptabiliser les actifs et les chomeurs frontaliers (suisses et francais) dans les memes statistiques.

Il n'y a pas de revendication des frontaliers suisses et francais a percevoir le chomage en suisse. En revanche, il serait sain et naturel que les organismes qui financent le chomage des frontaliers soient aussi ceux qui percoivent les cotisations.

La situation actuelle qui consiste a cotiser a Geneve et a percevoir des allocations cote francais est desequilibree et intenable sur le long terme.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 27 avril 2009

Le taux de chômage prend-t-il en compte uniquement les bénéficiares d'une allocation fédérale ou aussi l'ensemble des demandeurs d'emplois au bénéfice d'une rente cantonale ?

Écrit par : Jean Blog | 27 avril 2009

Les frontaliers ont de quoi profiter de la stupidité des Suisses. Ils prennent le travail des Suisses, touchent le chômage, et tout à fait sans complexe dépensent l'argent dans leur pays.
Ils polluent notre ville et font la loi dans la circulation. Sommes-nous à ce point bons et bêtes pour accepter un tel déréglement dans notre ville de Genève?

J'espère que les personnes compétences vont se réveiller et mettre un terme à tant d'abus.

Bonne journée

Elise

Écrit par : Elise | 28 avril 2009

Ls chiffres du chômage genevois sont effectivement trompeurs! Si les frontaliers, suisses, français ou européens, ne sont en effet pas comptabilisés dans le taux du chômage genevois, les pendulaires provenant des autres cantons, comme les vaudois, font également contrôler leur chômage dans leurs cantons respectifs, si bien qu'ils n'apparaissent pas non plus dans les statistiques genevoises.

Il n'est par conséquent pas exclu que le taux réel de chômage à Genève a longtemps tourné autour des 10%, taux que Genève va très certainement dépasser prochainement, au moins virtuellement.

Écrit par : Clean | 28 avril 2009

Elise,

Votre naïveté est déroutante...Savez-vous lire ???? il y a 30.000 frontaliers (déclarés) qui sont de nationalité Suisse ! De plus, pour votre information, la plupart des commerces genevois appartiennent à des personnes qui habitent en France Suisses ou Français, d'ailleurs... La plupart des dirigeants ne sont pas Suisses et choisissent qui ils veulent pour travailler dans leurs entreprises...

mais je doute fort, que vous-même ayez un passeport Suisse ? Comme la plupart des étrangers de Genève, vous crachez dans la soupe ! Sachez que d'après des chiffres récents, beaucoup de vrais Genevois habitent désormais en France, car ils en ont peut-être marre d'habiter les Pâquis, les Eaux-vives, et d'autres quartiers peu recommendables de Genève !

Faut-il vous rappeler que Genève a voté à 60% en faveur des bilatérales ? Personnellement j'ai voté NON, mais je sais que de très nombreux Suisses de France ont voté OUI, car ils en ont marre de ce dénigrement et vu le nombre toujours grandissant de Suisses de France, il va falloir composer la politique avec eux !

Genève, ne peut pas continuer à envoyer ses ressortissants en France, sans contrepartie...

Écrit par : Café | 28 avril 2009

Les Suisses sont de grands naifs qui frisent la bêtise.

Il est grand temps de donner un grand coup de balai a tous ses frontaliers francais et de les renvoyer dans leur pays. En effet, ces donneurs de lecons, ces profiteurs des services sociaux et de l'assurance chômage, ces chauffards et ces personnes intolérantes et mal élevés n'ont rien a faire dans un pays propre et prospère grace aux travailleurs Suisses. Le Suisse est réputée dans le monde pour sa politesse, son exactitude et sa propreté.Le frontalier francais n'a pas évolué depuis astérixe et nous avons pas du tout besoin d'eux contrairement a ce que nos politiques veulent nous faire croire! Encore heureux que nous ne faisons pas partie de l'Europe

Écrit par : Jacques Gros | 28 avril 2009

oui
Faut-il vous rappeler que Genève a voté à 60% en faveur des bilatérales il y a qua voire le resultat je revien de voyage j'ais suivis l'actualitè et elle n'est pas rejouissante pour la suisse de plus c'est vrais il y a trop de frontalier meme avec les Bilaterales la prioritè et de donner le travail a un resortissant SUISSE permis B-C-passeport SUISSE je suis Double National deja en 1974 il y avais beaucoup trop de Frontalier a Geneve et pour ma part a cette epoque je suis rester au chomage Trop Longtemp la prioritè et pour les resortissant de sont pays et pas pour les Frontaliers pseudo frontalier de toutes la france qui vienne a geneve

Écrit par : pessy77 | 28 avril 2009

aux anti-frontaliers....

C'est vrai le boulot d'abord aux Suisses...mais les logements aussi, dans ce cas...cela éviterait aux Suisses de devoir s'installer en France ! Car en France, ils en ont aussi ras le bol que les Suisses fassent monter les prix de l'immobilier et génèrent beaucoup de trafic dans les jolis petits villages...il n'y qu'à voir le nombre de dos d'ânes qu'ils ont placés...

Les logements à Genève, aux Suisses avec passeport Suisse d'abord ! On ne peut pas être plus royaliste que le Roi ! Donc, évacuons tous ces étrangers, rendons le logement aux Suisses et ainsi nous pourrons demander aux frontaliers de rester en France. Mais pour cela il va falloir récupérer les logement à genève...et avec 30.000 frontaliers suisses...cela va être chaud de leur retrouver un logement à Genève...

Écrit par : Café | 28 avril 2009

Jacques Gros,

La Suisse a plutôt mauvaise presse en ce moment. Elle est surtout réputée pour son argent sale et mal vue du monde entier en ce moment. Il n'y a qu'à voir, comment on vous embête en ce moment dès que votre passeport a une croix blanche. Croyez-moi, à l'heure actuelle il vaut mieux voyager avec un passeport autre que le Suisse. Je vous signale que le gouvernement Chinois a même demandé à ses ressortissants se rendant en Europe, de ne pas aller en Suisse car c'était un pays dangereux !

Écrit par : André | 28 avril 2009

A mort les frouzes , ras le bol de ces parasites profiteurs arrogants.

Si il faut prendre les armes ont le fera.

En tout cas je fais déjà mon possible pour leur pourrir la vie sur la route.

Des mûrs en béton armé à chaque poste frontière réglerait le problème.

Evidement les Suisses frontaliers parasites profiteurs devront être du côté frouze avant de monter les mûrs.

Écrit par : rohni | 28 avril 2009

A mon avis, il y a bon nombre de commentaires qui n'ont rien à faire sur un blog, tels ceux d'Elise, de Gros ou encore de Rohni.

Absolument navrant.

Ce n'est même plus la haine de certains étrangers, c'est du racisme. Mais que les auteurs de lignes haineuses ne se fassent pas de souci : ça se soigne !

Pour les cas désespérés, il reste le réduit national, Mesdames et Messieurs ; mais de grâce, n'en sortez plus !

Et quand on construira le premier mûr en béton, il y aura peut-être bien quelques "frouzes" pour venir vous aider afin d'être certains qu'aucun d'entre vous ne vienne polluer ni les restaurants ni le supermarchés français !

C'est vraiment comme cela que vous voyez l'avenir ?
Ah, j'allais oublier : Je suis un de ces Suisses traîtres, habitant en France, mais payant ses impôts en Suisse.

Je ne vais même pas essayer de vous convaincre, vous êtes trop sots.

Écrit par : Michel Sommer | 28 avril 2009

vive la crise... et c'est pas finit tant mieux, sa obligera le gouvernement et le patronat de trouver des solutions équitable pour tous. bon sa va pas être simple entre l'arrogance des uns et l'égoïsme des autres on est pas sortis de l'auberge mais ou l'on trouve des réponses efficace a cette crise ou c'est la révolution au choix.

Écrit par : Pierrot | 28 avril 2009

@ A. Vielliard

Colère de frontalier suisse. Marre d'entendre encore ces rengaines. C'est plus l'heure.

"Il n'y a pas de revendication des frontaliers suisses et francais a percevoir le chomage en suisse. En revanche, il serait sain et naturel que les organismes qui financent le chomage des frontaliers soient aussi ceux qui percoivent les cotisations."

Comment savez-vous et pouvez-vous affirmer qu'il n'y aie aucune revendication des suisses résidents frontaliers ? Votre parole est Bible?

- j'en témoigne, faisant partie des suisses non français qui n'ont pu : ni se faire écouter, obtenir de réponse du groupement frontalier, ni même y témoigner de "lacunes" administratives françaises, pernicieuses &/ou détrimentales à leur encontre (pas aux frontaliers français bien sûr), entre autres...

"La situation actuelle qui consiste a cotiser a Gve et a percevoir des allocations cote francais est desequilibree et intenable sur le long terme."

Un peu de maturité, que diable!, au lieu de pleurer pour plus d'argent, encore!
Un peu d'honnêteté intellectuelle de la part de tous ces frontaliers s'octroyant une identité sur la scène politique genevoise
pourrait calmer le jeu de comm de tous ces frontaliers français jouant les prophètes sur la scène genevoise.
Vous nous fatiguez, avec vos revendications de franchouillard pleureux devant l'argent des suisses : ça fait trop longtemps que les français nous jouent cette rengaine - les salaires, les jobs, le beurre, la crémière, son fric & le reste.

- Non seulement les cotisations "à la source" des frontaliers sont reversées dans les 80% à l'admin française (débrouillez-vous donc avec ceux qui captent les reversements fédéraux & cantonaux, votre gouvernement central, départements et régions, au lieu de venir réclamer plus de subsides à la confédération),

- alors que depuis 1993, la Suisse verse des millions de FRS à l'EU ou directement aux zones frontalières pour leur développement!

- Et vous avez, en plus du reste, gagné notre double-imposition! Regardez-donc ce que font les impôts français avec les suisses en zone frontalière!

Vous nous prenez pour qui, nous les frontaliers suisses, finalement?
On a perdu tout droit de citoyen suisse, en devenant résident frontalier:

Non seulement, pour Genève, nous sommes au même statut que tout frontalier français venu de Tombouctou,

Non seulement on se fait licencier à tout bout de champ et de préférence avant les frontaliers français, italiens, portuguais, espagnols, par des cadres - français ou EU, salariés en Suisse qui n'auraient jamais le droit d'appliquer de telles méthodes, illégales dans leur propre pays,

Mais, pour retrouver un poste, les employés frontaliers français-italiens-espagnols-EU des agences d'emploi sélectionnent d'abord selon le domicile (ben voyons - salaire oblige! + youppee, c'est l'entretien d'embauche...), puis la nationalité (mdr! rejet, "Désolé, mais nous devons répondre aux demandes de nos clients". "Nous devons penser à l'harmonie de nos équipes") = discrimination sur la nationalité.

M. Vieillard, vous êtes jeune mais de grâce, Faites donc preuve d'un peu d'intelligence - votre "public" n'est pas forcément ignare à 100%! Un peu d'économie et de social :

Votre région Rhône-Alpes s'est bien débrouillée cette dernière décade, non?: la +forte augmentation de population & niveau de vie en France!, grâce aux emplois de ses "frontaliers", non?
Et c'est pas seulement grâce aux salaires de "frontaliers" venus des 4 coins de France, mais aussi à ces multiples subventions suisses versées directement ou via l'EU...

Par ailleurs nous savons comment le "groupement frontalier européen", qui occupe depuis les bilatérales 2002 tout un rez-de-chaussée rte de Genève à Annemasse, se fait subventionner par l'EU & l'aide au développement Leman-Rhône ses centaines de m2 de surface & ses collaborateurs.

Quant aux suisses frontaliers, M. Vieillard, n'oubliez pas que beaucoup le sont devenu PAR OBLIGATION, & il y en a pas mal! je fais partie de ces nombreux suisses QUI N'ONT PAS EU LE CHOIX que de louer qq m2 habitables en zone frontalière, histoire de ne pas rester vivre à l'hôtel (comme c'était mon cas avec 1 bb) ... grâce à tous ces employés français de régies attribuant devant moi les apparts libres ou que je trouvais à Genève ... à leurs copains ou voisins, & surtout pas à des suisses (j'ai fait du temporaire pour 1 régie).

Alors que c'est depuis les licenciements en vrac des années 1990 qu'on doit se battre seul comme si on devait être pénalisé d'être frontalier, accepter licenciements secs +ou- abusifs, accepter tout boulot de -en- payés, avec périodes de chomage sans aucun support du côté français, et bien sûr, sans aucun droit, sans aucune aide ou autre support d'info côté suisse,

d'ailleurs, M. Vieillard, vous êtes-vous intéressé à savoir comment nous sommes traités en France, en tant que frontaliers suisses?

Je ne parle pas de l'animosité ambiante et agressive existant du côté des français dont la majorité travaille à GE, contre les suisses "qui osent habiter en zone frontalière" (comme ma voiture, antenne cassée, valve de pneus disparues + pneus à plat, etc, en témoigne), mais de ce qui se passe du côté des administrations, par exemple pour les chercheurs d'emploi:

Distingo par l'ANPE/Pole emploi dans leur traitement des frontaliers-suisses /frontaliers-français au chomage :

- "vous êtes suisse? vous cherchez du boulot à Genève? Alors débrouillez-vous seul! Mais vous devez répondre aux offres d'emploi à 1300Eur/39h! Vous êtes obligés de chercher du boulot en France!"

- "vous êtes français, magrébin ou autre? Il n'y a pas de boulot ici mais rassurez-vous: nous vous aidons à trouver sur GE. Yen a plein! Venez: voici un stage pour vous y aider, infos, etc."

Exemple de soutien par l'ANPE-PE du chomeur suisse: cette offre d'1 job, qualif-diplômes-exp.sen exigés, + trilingue (donc peu de français frontalier répondant à la demande...), pour 2300 FRS/40h!! Ce qui est du sous-emploi/sous-qualification, et "normalement", ILLEGAL.

En parallèle à ce chomage "atypique" (euphémisme) qui est la résultante de l'appel d'air considérable créé dès fin 1990 avec les bilatérales,
(ai voté non),

il y a l'absence totale de règlementation fédérale en soutien aux suisses frontaliers, pour contre-balancer les énormes déséquilibres produits en défaveur des citoyens suisses par les bilatérales.

L'un des signes les plus criants est l'absence d'éthique au sein des entreprises à Genève, et la généralisation des dérives dans l'emploi impliquées par la situation de frontaliérisme.

On sait que grâce à l'absence de réel contrôle au sein des entreprises, en application aux accords bilatéraux successifs, c'est le non-droit qui règne à l'intérieur des grosses multis, ce dont leurs avocats ont pu profiter à leur guise.

Depuis 2000 à GE, licenciements & ré-embauches sous-payées à tout-va sont de mise.
Ayant pour conséquence depuis 2002-04 l'accroissement d'une population étrangère peu ou pas qualifiée attirée par la facilité de son embauche, produisant son chomage, qui s'ensuit mathématiquement. Provocation de recrudescence de résidence d'une population étrangère, souvent avec faux papiers, facilitée par la multiplication de sous-sous locations etc. Vous circulez en TPG, depuis les frontières, aux heures de boulot?

Avec cette "technique" de gestion, on connait, chez des banques, de grosses multis, de multiples exemples d'emploi fictifs, de faux frontaliers engagés, de salariés non déclarés..

comme cette grosse banque privée internationale ayant, sur plus de 2 ans, employé et non déclaré, dans son département informatique, des chinois provenant d'une agence temporaire de Shangai..., des salariés victimes de harcèlement et de mobbing d'1 ensemble de collègues frontaliers + secundos, allant jusqu'au suicide - où les RH, parfaitement informés, ne bougeaient pas un cil de peur de perdre leur poste, acquis non par leur diplômes mais au travers des strates de restructurations...

ou comme ce roumain ex employé de banque devenu avocat faisant de fausses déclarations de résiliation d'emploi de l'employé qu'il venait de mettre à la porte, sur le formulaire de fin d'emploi destiné aux caisses de chomage, privant de ce fait son employé licencié de ses droits au chomage...

Multiplication d'actes délictueux à l'encontre d'employés, de licenciements douteux où il n'y a pas avocat susceptible de porter les dossiers aux les Prud'hommes, de discriminations à l'embauche pour raison d'âge et de nationalité,
que les professionnels de l'emploi à Gve connaissent bien.

Ethique du marché de l'emploi suisse où ponctualité, honnêteté, sens des responsabilités sont devenus des sujets de moqueries entre collègues ...

Chomage atypique d'une population genevoise où il n'y a presque plus de suisse. Née à Genève, j'y suis une étrangère, au milieu de collègues qui se plaignent tous les jours des transports ou d'autre chose comme cette chinoise installée depuis peu à GE parlant mal français & anglais se moquant des suisses ou de leurs coutumes, avec cette frontalière africaine parlant mal français & anglais.
La majorité faisant loi.

Elus & politiciens du "bassin lémanique" sont trop nombreux à être eux-mêmes binationaux, à jouer sur les 2 bords, occupés à se faire leur place, n'ayant que faire des conséquences. Pendant que Berne s'en lavait les mains.

Cet article a le mérite d'exister. Après des années où les chomeurs ne peuvent que subir, se taire et tenter de survivre. Les résultats sont criants. Pour les citoyens et leurs enfants.

Écrit par : grand mère | 28 avril 2009

Certains commentaires dépassent les bornes de la tolérance, tant ils sont haineux, déplacés, injurieux et xénophobes. Ces commentaires n'ont effectivement rien à faire sur un blog, comme le relève M. Michel Sommer ...

Par ailleurs cette prose, dont les propos volent au ras des pâquerettes, est tellement bourrée de fautes d'orthographe qu'elle est difficilement compréhensible et décrédibilise les causes qu'elle entend défendre.

Ce n'est même plus du français, c'est du sabir, de la phonétique !

C'est honteux !

Signé : un Suisse habitant Genève depuis 35 ans !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 28 avril 2009

Un ou deux internautes ne respectent pas le minimum de courtoisie attendue sur les blogs hébergés par la Tribune. L'accès aux commentaires a donc été fermé. Merci de votre compréhension.

Écrit par : JF Mabut | 28 avril 2009

Les commentaires sont fermés.