13 août 2009

Sécurité : qui peut la rétablir ?

Certainement pas un socialiste ! L’expérience vécue ces quatre dernières années a refroidi plus d’un Genevois. Rappelez-vous. Début de législature : la première action concrète de M. Moutinot fut de débaptiser le département de Justice et Police. Il devint celui des Institutions. Le socialiste ne voulait pas être le patron de la Justice et de la police. Et il ne l’a pas été. La nouvelle loi sur la mendicité déposée par Yves Nidegger et adoptée par le Parlement n’a jamais été appliquée. Les requérants d’asile dont la demande a été refusée se promènent librement dans notre canton alors qu’ils devraient quitter Genève, au mieux ils devraient rester dans l’enceinte aéroportuaire. Les habitants d’un quartier (les Pâquis) se sont mobilisés pour que la police intervienne. L’agression d’un touriste saoudien a jeté une lumière particulièrement crue sur le prix économique de l’insécurité à Genève. A l’heure du bilan, les résultats sont pitoyables.

Les Genevois pourront-ils supporter davantage de laxisme en matière d’insécurité ? Le risque est grand qu’ils finissent par assumer eux-mêmes leur propre sécurité.

Assumer sa propre sécurité ? Nous en sommes déjà à mi-chemin : les particuliers comme les entreprises ont toujours plus recours à des professionnels de la sécurité (1). Une sécurité que la police genevoise, la justice et le service pénitentiaire ne sont plus en mesure d’assumer, par manque d’effectif et de moyens, et plus encore par manque de volonté politique.

Cet automne, les élections au Grand Conseil et au Conseil d’Etat auront une importance toute particulière pour la sécurité de notre canton. Je ne vois que deux partis possédant la volonté politique nécessaire pour redresser une situation devenue désespérante : l’UDC et le parti libéral. Pas l’un ou l’autre : l’un et l’autre ! Je ne vois que deux hommes capables de remettre de l’ordre au Conseil d’Etat : Yves Nidegger et Olivier Jornot. Pas l’un ou l’autre, l’un et l’autre !

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(1) La même démarche est faites par les parents qui inscrivent leurs enfants dans les écoles privées, tant la qualité de l’enseignement public est médiocre. Encore un département en main socialiste…

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Commentaires

Et qu'en est-il de Carmen Pirolli ?

Elle m'avait fait une bonne impression en 2007 et, sauf erreur, elle connaît de l'intérieur les métiers de la sécurité. En outre, elle a le mérite de ne pas être avocat(e) ... ;o)

Écrit par : Tiouk | 13 août 2009

M. Bertinat,
Etonnement, vous critiquez la politique du socialisme genevois, mais vous utilisez une méthode du socialisme français en attaquant les actions des autres partis sans proposer d'autres solutions que de voter pour vos candidats qui n'auront guère plus de moyens que nos politiques actuels.
Vous comme moi connaissons déjà le résultat que cela a provoqué de l'autre côté de la frontière,
Réfléchissez-y à deux fois avant de continuer dans cette voie.
Et proposez un programme si vous en êtes capable.
Bien à vous

Écrit par : phiphibandit | 13 août 2009

Je ne comprends pas en quoi ressemble votre méthode socialiste. Ce n'est pas nouveau qu'un parti critique l'action d'un autre parti. Ce que je comprends, c'est la relation entre un élu socialiste et un voyou, relation qui reste empreinte de marxisme, admettant plus ou moins ouvertement qu'il se sent plus proche de lui que de la victime, forcément bourgeoise puisqu'elle possédait quelque valeur à voler. Malheureusement, cette mentalité amène au laxisme et à l'injustice. Les victimes ne sont pas défendues, retrouvent dans la rue leur assaillant et en sont profondément scandalisées.
Quant à MM. Nidegger et Jornot, je leur accorde ma confiance. Ils n'ont pas pu encore, bien évidemment, mettre en valeur leurs compétences. D'où mon espoir qu'ils puissent rétablir la sécurité à Genève.
Ce qui n'est pas le cas des actuels Conseillers d'Etat.

Écrit par : Eric Bertinat | 13 août 2009

Voila, enfin un politique qui surfe sur la vague électoraliste de la sécurité qui pourra répondre à ma question :

Si vous êtiez à la place de Laurent Moutinot, qu'auriez-vous fait concrètement pour réduire le problème qui semble tant vous troubler ?

D'ailleur vous nous apprenez qu'on Conseiller d'Etat en charge de la police peut "Ne pas faire appliquer une loi" ... un peu comme par magie en somme, car il n'en n'a tout simplement pas les pouvoirs. Mais comme vous soutenez le contraire, vous allez pouvoir nous expliquer comme dans les fait, Laurent Moutinot fait pour ne pas faire appliquer la loi sur la mendicité comme vous le prétendez ?

Écrit par : Djinius | 14 août 2009

@Djinius. Monsieur Moutinot faut-il vous le rappeler, a été élu à la tête de ce Département depuis 4 ans, est en charge de sa gestion et de son bon fonctionnement. Sur la mendicité Monsieur Moutinot aurait dû appliquer la loi, c'est-à-dire l'interdire en faisant des procès-verbaux, en amendant les personnes. Si cela ne suffisait pas, il fallait jour après jour recommencer le processus d'interdiction sur la mendicité jusqu'à ce que les Roms se lassent mais au contraire en hésitant, il a légitimé cette interdiction.

Écrit par : la pieuvre | 14 août 2009

Samedi après-midi, Place de Petit-Saconnex presque déserte si ce n'est la valse des grosses cylindrées aux plaques genevoises et vaudoises, des yo-man, je te salue, je te file la dope et hop je file, ni vu ni connu. Si seulement des patrouilles de police tournaient dans le coin, ce genre de scène qui a lieu partout dans le Canton pourraient être au moins perturbées.

Écrit par : la pieuvre | 16 août 2009

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