23 août 2009

Yves Nidegger vous salue bien !

Lorsque l’affaire du fils Kadhafi éclate en juillet 2008, Yves Nidegger est le seul politicien à voir plus loin que le bout de son nez. Il critique vertement l’arrestation puis l’emprisonnement d’Hannibal Kadhafi, une action qu’il juge disproportionnée et très maladroite. Et de rappeler les liens économiques – donc humains – qui lient ces deux pays.

Dans le landerneau genevois, c’est la secousse. Il est aussitôt accusé de mépriser notre justice, les libéro-radicaux n’étant pas les derniers à attaquer notre Conseiller national. Damne, la plupart des acteurs impliqués dans ce dossier estival est issu des rangs libéro-radicaux (PG et juge d’instruction), socialistes (Conseiller d’Etat chargé de la police et de la justice) et même démocrate-chrétiens (Anne-Marie Von Arx-Vernon a su parfaitement médiatiser sa défense des deux domestiques molestés).

Une année plus tard, l’élu UDC est à nouveau sous les feux de l’actualité. Ces positions sont les mêmes mais les douze mois passés lui donnent raison. Deux otages sont détenus en Libye, de nombreuses entreprises suisses ont perdu des fortunes et les relations avec ce pays sont si tendues que Swiss n’ose toujours pas rétablir ses vols vers Tripoli. Un Conseiller fédéral a du présenter des excuses nationales sans pour autant être assuré du retour de nos otages en Suisse. Le Conseil d’Etat, et avec lui de nombreux parlementaires, ont joué aux cowboys dans la Genève internationale qu’ils aiment tant. Alors qu’ils transpirent à la seule idée que l’agrandissement de l’OMC puisse être refusé, ils se montrent incapables de faire la différence entre diplomatie et coup politique. Ils ont montré leur incapacité à penser Suisse avant de penser Genève. Ils se sont montrés aussi hargneux contre le fils Kadhafi qu’ils se montrent laxistes pour combattre toute la crapulerie qui se plaît dans notre canton.

Voilà les piètres résultats de nos autorités cantonales.

Yves Nidegger doit aller au Conseil d’Etat. Et la liste UDC N°9 doit l’y mener !

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Commentaires

Je croyais jusqu'à maintenant que l'UDC et Yves Nidegger avaient des valeurs sur lesquelles il ne pouvait y avoir la moindre concession pour des raisons économiques, telles que l'indépendance du pays, son honneur, sa souveraineté. C'est ce qui pour moi différenciait l'UDC des libéraux et des radicaux. C'est pour cela que je votais jusqu'ici UDC.

Depuis qu'Yves Nidegger applaudit des deux mains à l'humiliation nationale que nous a infligé sans doute en vain M. Merz, je suis revenu de cette certitude. Je voterai dorénavant MCG, pour bien marquer que l'UDC ici devient pour moi un parti comme un autre, prêt à tout quand l'économie est en jeu. Autant alors voter MCG, qui lui, ne brade pas la fierté de la Suisse à quelques industriels et critique la couardise dont a fait preuve M. Merz en exigeant sa démission.

Je crains M. Bertinat que votre parti ait ici abandonné ce qui constituait son attrait pour beaucoup de ses électeurs et le paiera cet automne.

Écrit par : Pierre Bamio | 23 août 2009

pouf! pouf!
Ce que je viens de lire me rend l'UDC et ses membres plutôt . hahum..., Monsieur Bertinat.
Heureusement que mon ami Stéphane Valente sauve votre honneur.
Lui n'a, à aucun moment, cherché à tirer un avantage politique
de la situation de nos deux otages: il n'a écouté que son coeur.

:o)

Écrit par : Blondesen | 23 août 2009

Suisse- Libye = match nul. Ils gardaient les deux suisses et nous gardons deux réfugiés. La grosse gaffe et je le repete depuis le début, soit depuis plus d'une année. Des battues et battus c'est quotidient à Genève. Est devenu d'une habituel, presque un sport national. C'est pourquoi le fait d'envoyer un commando de policiers pour arrêter une femme enceinte-avancée, c'était disproportionnel. Question: nos autorités ont elles reflexi qu'elle aurait pue avorter? Kadhafi pourrat être un dictateur mais Mme Kadhafi était une femme comme la votre, et elle était enceinte. Je ne fait pas de la politique, mais s'ils auraient fait cela à ma belle fille j'aurait étais vraiment en colère.

Écrit par : Diogenes | 23 août 2009

L'UDC, et Yves Nidegger se couchent, comme des serpillières face aux excuses de pacotille d'un Merz à la botte d'EconomieSuisse, pour faire plaisir aux industriels en mal de contrats avec la Libye.

C'est révoltant de la part d'un parti qui prétend défendre l'honneur du pays et son indépendance. L'UDC immole ses principes sur l'autel du dieu de l'argent. J'ose espérer q'uil ne s'agit que d'une réaction personnelle de Yves Nidegger, dont la maladresse politique face à l'électorat genevois est évidente depuis des mois. À trop vouloir plaire aux médias dits nationaux, il se grille face à son électorat local, qui ne lui pardonnera sa pleutrerie.

J'attends de l'UDC qu'elle démente au plus vite les propos que j'espère isolés de Yves Nidegger, qui ne fait pas honneur aux principes de son parti. Admettre un tribunal arbitral étranger, c'est se soumettre aux juges étrangers, et c'est honteux.

Écrit par : Henri Patry | 24 août 2009

Bonjour à toutes et à tous,

j'aimerai juste temporiser un brin.

La seule raison pour laquelle nous avons négocié avec les Libyens, se sont nos otages.

Sans ce facteur humain... qui pèse sur les familles de deux Suisses, il est certain que le discours aurait été bien différent. Les Libyens le savent mieux que personne, ils n'ont pas choisi deux Suisses au hasard, mais deux responsables d'entreprises puissantes.

L'UDC, défend les siens d'abord.

L'UDC ne laissera pas nos deux concitoyens derrière elle.

Alors résolvons la question centrale et incontournable des otages.

Alors les commentaires liés à l'émotionnel ont leur raison d'être, mais la raison prime.

M. Merz a pris ces responsabilités, si les Libyens trahissaient leur parole, c'est eux qui se déshonnoreront.

Personne ne peut, ni veut imaginer, ce qui se passera le 1er septembre si les deux Suisses n'étaient pas de retour.

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 24 août 2009

Monsieur Valente, vous êtes bien naïf. C'est seulement quand les milieux économiques ont augmenté leur pression que Merz s'est décidé à baisser la culotte du pays. S'il n'y avait que les otages, il sseraient là-bas pour des années.

Écrit par : Luc Schmutz | 24 août 2009

Le paysage politique suisse change. Jusqu'à maintenant, on avait une gauche qui étais contre l'économie + une droite qui était pour l'économie + une UDC qui disait penser avant tout au pays avant l'économie. Cela a changé car l'UDC a rejoint la droite classique et s'en fichent de l'honneur du pays et préfèrent faire plaisir aux milieux économiques quitte a ce faire humilier en tant que nation.

Écrit par : Pierre Loriol | 24 août 2009

Monsieur Bertinat j'envisage de vous brutaliser losrque vos opinions ou activités ne me conviendrons pas.
Je prendrai votre ami nydegger comme avocat et après vous avoir conscieusement rossé, il est évident que je ne serai pas interpellé et me rendrai ultérieurement à une convocation de la sureté.
Laissez moi rire
vous seriez autrement virulent pour vous

Écrit par : major51 | 24 août 2009

Genève d'abord !

Du'est-ce que c'est que ces prétendus patriotes à deux francs qui défendent Berne avant le canton !

Écrit par : Simon Wiesenthal | 01 septembre 2009

"Heureusement que mon ami Stéphane Valente sauve votre honneur.
Lui n'a, à aucun moment, cherché à tirer un avantage politique
de la situation de nos deux otages: il n'a écouté que son coeur."

Tant de naïveté laisse sans voix.
Comme lorsqu'il flatte les électeurs musulmans, c'est son coeur!
Il ira loin en politique...

Écrit par : Johann | 01 septembre 2009

"Est devenu d'une habituel, presque un sport national. C'est pourquoi le fait d'envoyer un commando de policiers pour arrêter une femme enceinte-avancée, c'était disproportionnel. Question: nos autorités ont elles reflexi qu'elle aurait pue avorter?"

C'est fou ce que les certains peuvent écrire comme conneries. La femme a été arrêtée? Première nouvelle. Et un avortement après le 8ème mois, cela s'appelle un accouchement.

Écrit par : Johann | 01 septembre 2009

"Monsieur Valente, vous êtes bien naïf. C'est seulement quand les milieux économiques ont augmenté leur pression que Merz s'est décidé à baisser la culotte du pays. S'il n'y avait que les otages, il sseraient là-bas pour des années."

C'est clair!
Ah ces gens qui ne connaissent pas la mentalité des Arabes! C'est lamentable.
Maintenant que le doigt est mis dans l'engrenage, ce n'est pas la main qu'"ils" veulent, c'est le bras tout entier si ce n'est plus.
En Suisse, jouer solo, ça ne marche pas. Et les "milieux économiques" sont prêts à tout pour le profit. On voit où ça a mené Swissair, UBS et le pays tout entier.

Des incompétents à tous les niveaux. Et c'est vraisemblablement incurable.

Et le PLR qui veut tout stopper?! Il aurait mieux fait de stopper son représentant au CF avant qu'il fasse connerie sur connerie. Maintenant Merz a le moindre courage politique, il tire les conséquences de son incompétence et il démissionne. Il s'est fait proprement rouler dans la farine.

Écrit par : Johann | 01 septembre 2009

"Et de rappeler les liens économiques – donc humains – qui lient ces deux pays."

Toute la saveur est dans le "donc".

Comme les liens économiques – donc humains – qui liaient Madoff et ses clients!

Les liens d'argent comme liens "humains"! Bravo!

Écrit par : Johann | 01 septembre 2009

Dam(n)e, la plupart des acteurs impliqués dans ce dossier estival est issuE des rangs libéro-radicaux (PG et juge d’instruction) etc...

Le français était sans doute votre matière forte, Herr Bertinat?

Écrit par : csny | 09 septembre 2009

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