28 septembre 2009

Votations de dimanche : Pas de cure minceur pour votre portemonnaie!

Au soir des votations cantonales, l’Entente bombe le torse parce qu’elle a le tiercé gagnant : ses mots d’ordre coïncident avec les résultats des votations populaires. La gauche, de son coté, se dit rassurée avant les élections du 11 octobre parce qu’un tiers des votants est en adéquation avec ses propres mots d’ordre. A ce petit jeu, l’UDC, qui était le seul parti à refuser la taxe sur les voitures polluantes, voit l’avenir en rose : 23% des votants a refusé l’introduction de l’impôt CO2. Le refus UDC est cohérent avec son programme puisqu’elle milite pour la baisse des impôts, de tous les impôts. La droite aussi, me direz-vous. Eh bien, non ! Voyez justement leurs mots d’ordre ! Si la droite a ardemment défendu la baisse de la LIPP, elle a toute aussi ardemment soutenu la hausse de la TVA ainsi que l’introduction de la taxe sur les véhicules polluants. Au final, deux augmentations d’impôts pour une seule baisse impôt. Ce qui rentrera dans une poche ressortira par l’autre !

Autre incohérence que celle de la Ville de Genève. Après avoir maudit la baisse de l’imposition des personnes physiques proposée au Conseil général et l’avoir indument fait savoir publiquement, voilà qu’au soir du scrutin Madame Sandrine Salerno nous apprend que le budget révisé de la Ville de Genève ne sera présenté qu’en novembre. Une vague étude sur les entreprises empêche les autorités de la Ville de présenter un budget. Voilà une bien mauvaise plaisanterie de la part d’un exécutif ancré à gauche et qui a joué les aveugles pour ne pas voir la réalité. Rien ne l’empêchait de présenter deux budgets, l’un issu des fantasmes des conseillers administratifs ne voulant rien savoir d’une baisse d’impôt, l’autre réaliste et tenant compte de la lourde charge fiscale des citoyens genevois. Cette politique de l’autruche a pour seul résultat qu’à fin septembre, il n’y a pas de budget. Le temps pour l’étudier sera d’autant réduit et les mesures à prendre pour présenter un budget équilibré ne seront évidemment pas connues avant deux mois. La Ville de Genève, déjà endettée à hauteur d’un milliard de francs et que l’on devine sans peine vouloir continuer sa politique d’arrosage, proposera sans doute une augmentation d’impôts communaux.

L’UDC, fidèle à son programme, le refusera et ne pourra qu’espérer que les bourgeois ne nous ferons pas un « pas de deux » comme ce fut le cas ce dimanche de votations !

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