26 octobre 2009

Otages : l’idée suisse de M. Valente !

otages.jpgNous n’en n’avions pas idée. Une idée suisse SSR s’entend. Nous imaginions que la proposition de M. Valente serait entendue par la télévision suisse romande, à défaut d’être acceptée. Il ne nous semblait pas impossible que le téléjournal indique le nombre de jours de détention de nos deux compatriotes dans un petit coin de sa lucarne. D’où notre stupéfaction à la lecture de l’article paru dans La Tribune de Genève du 20 octobre : M. Rappaz, rédacteur en chef du téléjournal, rejetait la requête de M. Valente. Et ma réaction, par blog interposé, appelant celles et ceux qui me liraient à adresser un mail à M. Rappaz pour faire connaître leur soutien à cette proposition. Vous avez été plus d’une centaine à le faire savoir au rédacteur en chef du téléjournal (voir liste ci-dessous). Soyez remercié du fond du cœur !

Ce n’était pas une affaire d’état. Cela ne l’est toujours pas. Quoi que...

M. Rappaz (voir blog du 22 octobre) conteste les propos rapportés par l’ats ainsi que d’avoir reçu une demande officielle de M. Valente. Renseignements pris auprès de l’ats, les propos sont bel et bien ceux de M. Rappaz. Passons sur cette querelle. Reste la demande au grand patron.

Stéphane Valente va donc s’adresser à M. Walpen. L’affaire devient petit à petit une affaire d’état puisque la demande concerne maintenant une entreprise nationale qui est soumise à la loi sur la radio et la télévision, à l’ordonnance sur la radio et la télévision et à la Concession. Les parlementaires fédéraux sont tenus au courant de cette démarche.

Nous attendons la réponse du directeur général. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé.

Les personnes suivantes ont envoyé un mail au rédacteur en chef du téléjournal :
Eric Bertinat, Député
Stéphane Florey, Député et chef de groupe
Philippe Guénat, Député
Patrick Hulliger
Max Nigg
Loly Bollay, Députée
Mireille Luiset
Jean-Luc Ador, Député et chef de groupe
Jean-Luc Rimaz
Marc-André Rudaz
Aurore Wassmer
Catherine Buchet, Conseillère municipale Ville de Genève
Christo Ivanov
Patrick Lussi, Conseiller municipal Lancy
Antoine Bertschy, Député
Fabiano Forte, Député
Anselm Zurfluh, directeur du musée du Château de Penthes
Pierre Keller
Daniel Herren
Michel Stambach
Jean-Pierre Klöti
Marcel Genevay
Haykel Ezzeddine
Soli Pardo, Constituant et président UDC-Genève
Jean-Claude et Francine Birchler
Christina Meissner
Eliane Michaud Ansermet
Mikaël Meyer
William et Janine Walz
Albert Mizrahi, Conseiller municipal Meyrin
Alain Zogmal
Micheline Pace
Frank A. Salamon
Herbert Baume
Gilbert Magnenat
Michel Golaz
Leila Emamzadah
Thony Hoegen
Théo Berclaz
Ludovic Patry
Valérie Cuenca, Conseillère municipale Vernier
Myriam Zapata-Welti
Riclet H. Clot
Adriana Schweizer, Conseillère municipale Meyrin
Jean-Daniel Mottier
Nathalie Elter
Gilles Parsoz
Robert et Arlette Ducret
Luc Chamorel
Alexandre Czech
Stéphanie Burtin
F. Talarico
Christian Imhof
Pascal Moret
Hans R. Brauchli
Jean-Pierre Chalut
Cyril Jacques
Stéphane Gsell
Thomas Bläsi, Constituant
Michel Gutknecht
Rosita Gutknecht
Jean-Marie Champion
Roger Marty
Raoul Dutoit
Sylvère Fauquex
Nicolas Dousse
Murielle Joye-Patry
Hubert Patry
Jean-Luc et Sylvie Ruffieux
Paul Aporta
Jacqueline Delahaye
François Salomon
Marie-France Volandré
Per Amann
Rolf Zwicky
Willy Bellaiche
Sylvain Clavel, Conseiller municipal Ville de Genève
Pierre Schifferli, Constituant
Christian Masset
Hans-Erich Holzer
Jacques Hämmerli, Conseiller municipal Ville de Genève
Olivier Klingele
Sandra Borgeaud
Erich Wirth
Alexandre Luiset
Fernando Landerer
Daniel Gonzalez
Erik Bassi
André Kolly
Marc Falquet
Philippe Druey
Mariette Richner
Dominique Vuagnat
Dominique Miglio
Julien Perrier
Jean-Pierre Richner
Claude Perregaux
Sasà Hayes, conseillère municipale Meyrin
Harry W. Hayes
Abbé Dominique Fabien Rimaz (Italie)
Laetitia Bessi Turchany
Fernando Mouvert
Madeleine Gendre
Paul Girod
Jacques Mercier
Olivier Luiset
Marie-Jeanne Accietto
Bernard Revol
Ileana Cestre
Ludivine Lourenço
Bruno Heller
Corinne Salerno-Druey

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22 octobre 2009

M. Rappaz et la « pénible affaire »

Vous êtes nombreux à avoir relayé ma demande et écrit au rédacteur en chef du téléjournal. Une première liste est publiée ci-dessous. C’est votre soutien qui a sans doute obligé M. Rappaz, après son assistante, à m’adresser un courriel que voici :

Monsieur Eric Bertinat,
Contrairement à ce que vous indiquez dans votre blog je n'ai pas "refusé sèchement" l'idée d'un "soutien aux otages sous forme d'incrustation à l'antenne". Plutôt que de propager de fausses informations je vous propose de me poser directement les questions avant de me mettre en cause publiquement.
Comme vous le constaterez ci-dessous en lisant cet échange de mail avec le site www.otages.ch la TSR n'a absolument pas pris position sur les questions que vous soulevez. Pour une raison toute simple : nous n'avons pas été interpelé !
Par ailleurs comme vous l'avez peut-être encore constaté hier soir nous sommes très attentifs à cette pénible affaire.
Je vous laisse  donc corriger vos informations et vous prie de retirer immédiatement mon adresse e-mail de votre blog.
Aves mes salutations.

Bernard Rappaz
Rédacteur en chef Actualité



Voici ma réponse :

Monsieur le rédacteur en chef,
Que vous ayez refusé sèchement ou simplement refusé ou encore rien refusé parce que vous n'avez pas été approché personnellement ne change rien à l'affaire. M. Valente a pris contact avec deux de vos journalistes qui, à vous lire, n'ont pas fait suivre sa demande. Il vous l'adresse aujourd'hui. Nous sommes nombreux à attendre votre réponse.
Si je vous mets publiquement en cause, c'est tout simplement parce que c'est vous, responsable du téléjournal, qui avez déclaré à l'ats (20 octobre) avoir rejeté la requête de M. Valente. Qui raconte des bobards ?
La demande d'incrustation du nombre de jours de détention me paraît devenir toujours plus nécessaire. Hier soir, sur le site de TSR, l'épouse d'un des deux otages "estime (...) qu'il faut parler des deux otages et mobiliser l'opinion.
Je ne corrigerai donc pas mon blog et continuerai à inviter un maximum de personnes à vous faire connaître leur soutien dans la démarche de M. Valente.
Avec mes meilleures salutations.

Eric Bertinat
Député


Il faut donc continuer à manifester notre désir que lors du téléjournal figure le décompte des jours de détention de nos deux compatriotes. Que celles et ceux qui n'ont pas encore adressé le mail suivant le fasse rapidement:

Monsieur le rédacteur en chef,

Nous avons appris avec consternation votre décision de refuser la demande de M. Valente d’afficher chaque jour, lors du téléjournal, le nombre de jours de détention de nos deux otages en Libye. Dans la réponse que vous donnez suite à l’intervention de M. Bertinat, vous indiquez que dans le traitement de l'affaire Khadafi, votre ligne rédactionnelle consiste à couvrir l'actualité (…) et à donner les informations confirmées.

L’affichage du nombre de jours de détention de nos deux compatriotes est non seulement d’actualité mais est, jour après jour, une information confirmée.

Nous vous demandons instamment de revenir sur votre décision. Nous pensons qu’il est nécessaire que nos otages soient soutenus par tous les moyens dont nous disposons. La télévision publique peut faire ce geste quotidien de solidarité nationale. Il semble qu’il ne dépende que de votre bonne volonté.

Nous espérons vivement que vous prendrez notre demande en considération et que cette information, que nous retrouverons chaque jour dans un petit coin de l’écran de télévision, témoignera de notre amitié aux otages, à leurs familles, à leurs amis.

Signature.

Marche à suivre:

1. Copiez ce texte dans votre mail !
2. Envoyez votre mail à l’adresse : bernard.rappaz@tsr.ch !
3. Adressez-moi votre mail en copie (eric.bertinat@bluewin.ch) pour que je puisse tenir à jour la liste de tous ceux qui veulent obtenir auprès du rédacteur en chef de la TSR ce petit geste de soutient lors de l’ouverture du téléjournal !
4. Diffusez à tous vos amis et vos connaissances ce texte accompagné des 3 points indiqués ci-dessus à tous vos amis !


Les personnes suivantes ont envoyé un mail :
Eric Bertinat, Député
Stéphane Florey, Député et chef de groupe
Philippe Guénat, Député
Patrick Hulliger
Max Nigg
Loly Bollay, Députée
Mireille Luiset
Jean-Luc Ador, Député et chef de groupe
Jean-Luc Rimaz
Marc-André Rudaz
Aurore Wassmer
Catherine Buchet, Conseillère municipale Ville de Genève
Christo Ivanov
Patrick Lussi, Conseiller municipal Lancy
Antoine Bertschy, Député
Fabiano Forte, Député
Anselm Zurfluh, directeur du musée du Château de Penthes
Pierre Keller
Ludovic Patry
Daniel Herren
Michel Stambach
Jean-Pierre Klöti
Marcel Genevay
Haykel Ezzeddine
Soli Pardo, Constituant et président UDc-Genève
Jean-Claude et Francine Birchler
Christina Meissner
Eliane Michaud Ansermet
Mikaël Meyer
William et Janine Walz
Albert Mizrahi, Conseiller municipal Meyrin
Alain Zogmal
Micheline Pace
Frank A. Salamon
Herbert Baume
Gilbert Magnenat
Michel Golaz
Leila Emamzadah
Thony Hoegen
Théo Berclaz
Ludovic Patry
Valérie Cuenca, Conseillère municipale Vernier
Myriam Zapata-Welti
Riclet H. Clot
Adriana Schweizer, Conseillère municipale Meyrin
Jean-Daniel Mottier
Nathalie Elter
Gilles Parsoz
Robert et Arlette Ducret
Alexandre Czech
Stéphanie Burtin
F. Talarico
Christian Imhof
Pascal Moret
Hans R. Brauchli
Jean-Pierre Chalut
Cyril Jacques
Stéphane Gsell
Thomas Bläsi, Constituant
Michel et Rosita Gutknecht
Jean-Marie Champion
Roger Marty
Raoul Dutoit
Sylvie Fauquex
Nicolas Dousse
Murielle Joye-Patry
Hubert Patry
Jean-Luc et Sylvie Ruffieux
Paul Aporta
Jacqueline Delahaye
François Salomon
Marie-France Volandré
Per Amann
Rolf Zwicky
Willy Bellaiche
Sylvain Calvel, Conseiller municipal Ville de Genève
Pierre Schifferli, Constituant
Christian Masset
Hans-Erich Holzer
Jacques Hämmerli, Conseiller municipal Ville de Genève
Olivier Klingele
Sandra Borgeaud
Erich Wirth
Alexandre Luiset
Fernando Landerer
Daniel Gonzalez
Erik Bassi
André Kolly
Marc Falquet

12:06 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | |

21 octobre 2009

Téléjournal : Et si les otages étaient des journalistes ?

logo-otages.jpgUn grand merci à tous ceux qui ont écrit au rédacteur en chef du téléjournal et ont fait tourner ma demande. La réponse que me donne Mme Sonia Marro, assistante du rédacteur en chef (voir ci-dessous) n’est pas plus acceptable que la déclaration de M. Bernard Rappaz à La Tribune de Genève d’hier. A noter que Stéphane Valente à bel et bien écrit à la rédaction du téléjournal pour présenter sa requête.
Voici la réponse de Mme Marro:

Nous nous référons à votre message ci-après et vous remercions d'avoir pris le temps de nous écrire.
Tout d'abord, nous tenons à préciser que la TSR n'a à notre connaissance et à ce jour pas été saisie officiellement d'une telle demande de la part de M. Valente.
Dans le traitement de "l'affaire Khadafi", notre ligne rédactionnelle consiste à couvrir l'actualité, les conférences de presse (y compris les manifestations de soutien) et à donner les informations confirmées. Nous sommes aussi d'avis qu'il ne faut traiter que l'essentiel car, dans ce genre d'affaire, la multiplication des informations est souvent le but recherché par les preneurs d'otages pour maintenir la pression.
Notre rôle en tant que média n'est pas de lancer des appels à la mobilisation même s'ils sont animés par de nobles sentiments.
Veuillez agréer nos salutations distinguées.

Pour Bernard Rappaz
Sonia Marro, Assistante Rédaction en chef


Je vous propose de continuer à adresser vos mails au rédacteur en chef du téléjournal. Voici un nouveau texte :

Monsieur le rédacteur en chef,

Nous avons appris avec consternation votre décision de refuser la demande de M. Valente d’afficher chaque jour, lors du téléjournal, le nombre de jours de détention de nos deux otages en Libye. Dans la réponse que vous donnez suite à l’intervention de M. Bertinat, vous indiquez que dans le traitement de l'affaire Khadafi, votre ligne rédactionnelle consiste à couvrir l'actualité (…) et à donner les informations confirmées.

L’affichage du nombre de jours de détention de nos deux compatriotes est non seulement d’actualité mais est, jour après jour, une information confirmée.

Nous vous demandons instamment de revenir sur votre décision. Nous pensons qu’il est nécessaire que nos otages soient soutenus par tous les moyens dont nous disposons. La télévision publique peut faire ce geste quotidien de solidarité nationale. Il semble qu’il ne dépende que de votre bonne volonté.

Nous espérons vivement que vous prendrez notre demande en considération et que cette information, que nous retrouverons chaque jour dans un petit coin de l’écran de télévision, témoignera de notre amitié aux otages, à leurs familles, à leurs amis.

Signature.

Marche à suivre:

1. Copiez ce texte dans votre mail !
2. Envoyez votre mail à l’adresse : bernard.rappaz@tsr.ch !
3. Adressez-moi votre mail en copie (eric.bertinat@bluewin.ch) pour que je puisse tenir à jour la liste de tous ceux qui veulent obtenir auprès du rédacteur en chef de la TSR ce petit geste de soutient lors de l’ouverture du téléjournal !
4. Diffusez à tous vos amis et vos connaissances ce texte accompagné des 3 points indiqués ci-dessus à tous vos amis !

17:18 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

20 octobre 2009

La télévision doit soutenir nos otages !

logo-otages.jpgNotre bonne Tribune nous l’annonce tout de go : la récente demande du président du Conseil municipal de Vernier, M. Stéphane Valente, adressée à la Télévision suisse romande, d’afficher un décompte des jours de détention de nos otages en Libye a été sèchement refusée par le rédacteur en chef de l’Actualité à la TSR. Les raisons données par Monsieur Rappaz sont inacceptables : «Sur le dossier libyen, notre ligne de base est de nous en tenir aux faits, à l'actualité».

Elles sont inacceptables parce que chaque jour supplémentaire de détention est un fait.

Elles sont inacceptables parce que le sort des détenus suisses dépend non seulement des responsables politiques et du personnel diplomatique mais aussi de la solidarité de tout un peuple qui n’abandonne pas ses deux otages.

Elles sont inacceptables parce que cette affaire est d’actualité. Elle doit le rester, jour après jour. Et seuls les journalistes peuvent assurer ce geste au quotidien.

Elles sont intolérables si ces raisons sont dictées à la suite de l’engagement politique de M. Valente, conseiller municipal UDC. Rapelons qu'il s'est battu pour soutenir depuis les premiers jours de détention nos deux otages en Libye.

Doit-on rappeler que la TSR est une chaîne publique et que la réponse de M. Rappaz démontre le peu d’intérêt qu’il manifeste pour cette longue et douloureuse détention ? Les responsables de grandes chaînes étrangères, publiques ou privées, françaises, américaines, n’ont pas les états d’âme de M. Rappaz. Ils ont soutenu sans faiblir leurs otages au quotidien et avec eux, toutes les populations concernées par ces kidnappings politiques.

La campagne électorale pour le Grand Conseil est finie. C’est sans arrière pensée que je vous propose d’écrire à M. Rappaz pour lui demander de revenir sur sa décision. Je vous propose le texte suivant :

Monsieur le rédacteur en chef,

J'ai appris avec consternation votre décision de refuser la demande de M. Valente d’afficher chaque jour, lors du téléjournal, le nombre de jours de détention de nos deux otages en Libye.
Je vous demande instamment de revenir sur votre décision. Je pense qu’il est nécessaire que nos otages soient soutenus par tous les moyens dont nous disposons. La télévision publique peut faire ce geste quotidien de solidarité nationale. Il semble qu’il ne dépende que de votre bonne volonté.
J'espère vivement que vous prendrez ma demande en considération et que cette information, que je retrouverai chaque jour dans un petit coin de l’écran de télévision, témoignera de notre amitié aux otages, à leurs familles, à leurs amis.

Avec mes meilleures salutations.

Signature.


Marche à suivre:

1. Copiez ce texte dans votre mail !
2. Envoyez votre mail à l’adresse : bernard.rappaz@tsr.ch !
3. Adressez-moi votre mail en copie (eric.bertinat@bluewin.ch) pour que je puisse tenir à jour la liste de tous ceux qui veulent obtenir auprès du rédacteur en chef de la TSR ce petit geste de soutient lors de l’ouverture du téléjournal !
4. Diffusez à tous vos amis et vos connaissances ce texte accompagné des 3 points indiqués ci-dessus !


N’y a-t-il que le football, le hockey sur glace ou l’athlétisme qui puisse nous mobiliser ? La réponse est au bout de votre clavier et du clic de votre souris… D’avance merci.

22:15 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | |

08 octobre 2009

Quelle est l'évolution du trafic de cocaïne au cours de ces quatre dernières années ?


Je dépose à l'instant l'interpellation urgente écrite dont le texte est le suivant:

Ce parlement a récemment refusé la motion 1874 du groupe UDC « Pour plus de sécurité : des contrôles douaniers fixes ».

Depuis plusieurs années, nous assistons à une recrudescence du trafic de stupéfiants, notamment dans le trafic ferroviaire, de sorte que le département de l’économie et de la santé a dû proposer un crédit d’investissement pour doubler la superficie du local d’injection de drogue situé à proximité de la gare.

Ces dernières semaines les députés, membres ou non de la commission judiciaire et de sécurité, apprennent par voie de presse que des saisies importantes sont effectuées à la frontière genevoise ou dans les trains internationaux qui desservent précisément la gare Cornavin. Un article de presse récent nous apprend que la douane française a opéré de nombreuses saisies dans le trafic ferroviaire dans le périmètre de l’agglomération franco-valdo-genevoise, dont le CEVA sera peut-être un jour la principale artère.
Les contrôles opérés à la frontière extérieure Schengen n’ont apparemment pas permis de compenser la suppression presque totale des contrôles à la frontière intérieure, y compris à Cornavin où circulent 73 trains par jour entre la Suisse et la France (17 trains régionaux et 56 trains grandes lignes). La coopération internationale voulue par ces mêmes accords n’a apparemment pas permis de compenser ce déficit de sécurité.

Le manque d’information de la part du Département des Institutions dans ce domaine et les sanctions pénales qui semblent encourager ou pour le moins permettre à leurs auteurs de poursuivre leurs délits sur notre territoire ou dans un autre canton incitent la classe politique a réagir en ordre dispersé : tel parti politique demande à couvrir le territoire de prisons, tel autre à donner un grand coup de balai, tel autre encore à refuser la construction d’une nouvelle voie d'accès (*) pour la racaille.

Ma question est la suivante :
Qui (polices cantonales, polices françaises, douanes française, corps des gardes-frontière, douane suisse) a saisi quelles quantités de stupéfiants (par genre) dans quel moyen de transport (route, rail, aérien) dans notre bassin de vie qu’est devenu l’agglomération franco-valdo-genevoise?


(*) J'ai modifié mon texte qui utilisait le mot "aspirateur" et je l'ai remplacé par "nouvelle voie d'accès". L'aspirateur est un mot que le MCG utilise pour parler des frontaliers. L'UDC, quant à elle, s'en est prit à la racaille venue de France pour évoquer les voyous qui profitent de la libre circulation pour commettre une multitude de délits dans notre canton.


N'oubliez pas de voter : Jour J -3

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12:14 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook | | | |