28 novembre 2009

OMC : l’utile expérience de Laurent Moutinot

Mercredi, à la commission des finances, nous étions inquiets pour les commerçants. L’autorisation donnée aux manifestants anti-OMS avait un petit goût de déjà connu. Un crédit supplémentaire de 3,6 millions de francs nous était demandé. Il couvrait 65'000 heures de service (dont 35'000 heures supplémentaires) pour l’ensemble du corps de police engagé durant la tenue de l’assemblée ministérielle de l’OMC ainsi que pour les frais d’hébergement et les dédommagements à verser aux autres polices. Nous l‘avons accepté, bien évidemment. Avec une vague promesse que Berne couvrirait une partie des dépenses. La Genève internationale a un prix. La liberté de manifester aussi.

Mais tout de même. Était-ce suffisant ? Toutes les mesures étaient-elles prises pour protéger les commerces de chaque coté du lac ? Bien câlé dans son fauteuil, les épaules rondes et la moue du vieux briscard, Monsieur Moutinot nous a expliqué que oui, que selon lui il n’y aurait pas de débordements parce que la longueur du défilé n’excéderait pas 150 mètres et que les voyoux, s’il y en avait, qui se tiennent ordinairement en queue de défilé, n’auraient pas la possibilité d’échapper à la vigilance légendaire de la police genevoise. Pour bien enfoncé le clou rouillé de cette explication métrique, il nous a rappelé à la fois son expérience de manifestant socialiste et celle de magistrat.

Nous ne regretterons ni l’une ni l’autre.

 

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