21 décembre 2009

Pour 2010, l’UDC veut moitié moins de demandeurs d’asile

Difficile pour la population de le comprendre. Et plus encore plus difficile à l’exécutif pour l’expliquer.

Alors qu’il est impossible de trouver un appartement à Genève et que des milliers de résidents doivent s’expatrier, voilà que l’Hospice Général nous annonce qu’il est urgent de bâtir 600 nouveaux pour accueillir de nouveaux requérants d’asile.

Alors que le gouvernement a peiné durant quatre ans pour construire 6’000 logements sur les 8’000 promis, voilà que Berne nous attribue des contingents exorbitants de nouveaux demandeurs d’asile.

Difficile à expliquer, vous dis-je.

Durant cette législature, la crise du logement est une priorité pour le Conseil d’Etat. Ne l’a-t-il pas clairement affirmé dans son discours de Saint-Pierre ? Comment les requérants d’asile pourraient-ils passer devant les Genevois ?

Or, on connaît la capacité du gouvernement à défendre ses résidents. Autant prendre les devants. C’est ce que s’est dit le groupe parlementaire UDC qui a déposé ce jour une résolution « invitant le Conseil d’Etat à demander au Conseil fédéral de réduire de moitié le quota de réfugiés attribués à Genève ».

Si le Grand Conseil accepte cette résolution, le Conseil d'Etat aura 6 mois pour y donner suite.

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Commentaires

L'UDC se rapproche de plus en plus de l'Entente et s'éloigne du MCG. Plus que deux fautes d'orthographe et une de ponctuation dans cette résolution...

Écrit par : André Baumgartner | 22 décembre 2009

Il paraît d'après le juge Yves Bertossa que les mafias Albanaises et d'Afrique de l'Ouest, dangereuses, armées et bien installées depuis des années commencent à investir et blanchir l'argent de la drogue dans notre économie. Je pense que le problème des NEMS qui s'échappent et deviennent des électrons libres sur Genève en grossissant le flot des revendeurs de drogue constituent un vrai danger. Ceci dépasse le cadre de Genève et ce constat d'échec d'un politique laissant le champ libre à tous les trafics possibles doit aboutir à Berne à une mise en place d'une task force sur la question et sur le terrain, agir avec les mêmes moyens énormes de contrainte pour éradiquer ce phénomène. Il y a urgence.

Écrit par : demain | 22 décembre 2009

Plutôt que d'appeler à la fin du fédéralisme et à l'inapplication des lois fédérales... Pourquoi ne pas simplement appeler à l'application de ces mêmes lois, en exécutant par exemple les décisions de renvoi ?

Par rappel à Zurich, quel est le taux de renvoi exécutoire ? et ne parlons pas des départs dans la clandestinité, mais bien de reconduite dans leur pays d'origine ?

Écrit par : Soe | 03 janvier 2010

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