29 décembre 2009

Une médaille au service de la cause communiste

Le 29 janvier 2010, le Conseil administratif de la Ville de Genève célèbrera officiellement M. Eolo Morenzoni, membre du parti communiste suisse, ancien brigadiste international de la guerre d’Espagne et lui remettra la médaille «Genève reconnaissante». Créée le 11 mai 1928, cette médaille est destinée à marquer la reconnaissance de la Ville de Genève à ses généreux donateurs ainsi qu’à d'anciens fonctionnaires «méritants». Dans les années 1990, des artistes, musiciens, écrivains, ont également reçu cette récompense, le Conseil administratif voulant marquer sa gratitude à des personnalités ayant contribué par leur talent à la connaissance, au rayonnement et à la richesse symbolique de la Ville.

En quoi ce Tessinois mérite-t-il la reconnaissance de Genève? En rien! Seule la manie qu’a la gauche à s’auto-glorifier, à infliger au bon peuple ses héros, à livrer sa version de l’histoire, explique ce geste. Le tout aux frais des contribuables, bien entendu.

La Suisse s’est penchée à plusieurs reprises sur ces volontaires engagés dans les rangs des républicains lors de la Guerre Civile espagnole. A cette époque, la justice militaire suisse condamnait ces activistes à la prison pour affaiblissement des forces défensives du pays. Insupportable pour la gauche. Comment accepter qu’une personne au service du communisme soit condamnée à l’opprobre? La conseillère fédérale Ruth Dreifuss, dans une allocution officielle, avait qualifié la lutte des combattants suisses en Espagne contre la dictature fasciste de courageuse, de nécessaire au maintien de la démocratie dans la République espagnole, puis avait conclu à la pleine réhabilitation politique et morale de ces volontaires.

Elle interviendra en 2008 grâce à une initiative parlementaire déposée par des élus. C’est l’occasion de mettre en valeur les idéaux révolutionnaires qui provoquent tant de nostalgie sur les bancs socialistes. Le rapporteur de la commission des affaires juridiques, Carlo Sommaruga, loue l’idéal démocratique (tel que défendu par les communistes espagnols) plus important à ses yeux que le respect des lois : «Cette proposition de réhabilitation ne vise aucunement à remettre en cause l’article 94 du Code pénal militaire qui interdit de s’engager dans une armée étrangère. Son seul objectif est de faire comprendre que, compte tenu de la place qu’occupe la démocratie dans l’échelle des valeurs de la Suisse, compte tenu aussi de ce que l’histoire nous a appris depuis, le combat pour l’idéal démocratique doit primer sur l’application aveugle de la loi.».

Le Parlement, sauf l’UDC, accepte ce projet de loi. Les brigadistes suisses de la guerre d’Espagne sont réhabilités.

Dans un article paru dans Le Courrier (14 avril 2009), M. Morenzoni déplore qu’ainsi «nous évitons de l'examiner. Il faut que notre jeunesse connaisse la politique menée par le Conseil fédéral de l'époque.». Les brigadistes suisses ont été tour à tour emprisonnés pour leur engagement au service d’une armée (ou d’une cause) étrangère puis réhabilités. Il faut encore revisiter l’histoire de manière à satisfaire la gauche helvétique. Et leur accorder une médaille.

«Genève reconnaissante» suffira. Après les généreux donateurs, les fonctionnaires méritants et les artistes, l’exécutif de la Ville de Genève nous propose un brigadiste international. Il y aura d’autres occasions de célébrer l’un de leurs: défenseurs des demandeurs d’asile déboutés, squatters, clandestins, etc. Et pourquoi pas le prisonnier de Guantanamo arrivé récemment à Genève? Ne font-ils pas tous passer l’idéal démocratique avant l’application bornée des lois?

17:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | |

21 décembre 2009

Pour 2010, l’UDC veut moitié moins de demandeurs d’asile

Difficile pour la population de le comprendre. Et plus encore plus difficile à l’exécutif pour l’expliquer.

Alors qu’il est impossible de trouver un appartement à Genève et que des milliers de résidents doivent s’expatrier, voilà que l’Hospice Général nous annonce qu’il est urgent de bâtir 600 nouveaux pour accueillir de nouveaux requérants d’asile.

Alors que le gouvernement a peiné durant quatre ans pour construire 6’000 logements sur les 8’000 promis, voilà que Berne nous attribue des contingents exorbitants de nouveaux demandeurs d’asile.

Difficile à expliquer, vous dis-je.

Durant cette législature, la crise du logement est une priorité pour le Conseil d’Etat. Ne l’a-t-il pas clairement affirmé dans son discours de Saint-Pierre ? Comment les requérants d’asile pourraient-ils passer devant les Genevois ?

Or, on connaît la capacité du gouvernement à défendre ses résidents. Autant prendre les devants. C’est ce que s’est dit le groupe parlementaire UDC qui a déposé ce jour une résolution « invitant le Conseil d’Etat à demander au Conseil fédéral de réduire de moitié le quota de réfugiés attribués à Genève ».

Si le Grand Conseil accepte cette résolution, le Conseil d'Etat aura 6 mois pour y donner suite.

23:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

20 décembre 2009

Budget 2010 : du 2,4 millions à l’heure !

Le 18 novembre, l’UDC a refusé le budget 2010 tel que ressorti des discussions préparatoires de la commission des finances. Son déficit s’élevait à 334 millions de francs. L’UDC l’a refusé malgré les explications de patron des finances, l’existence d’une réserve conjoncturelle et de recettes fiscales sous-évaluées. Mais comme l’a dit David Hiller, ce budget est un référentiel sur lequel les députés doivent se prononcer.

Un mois plus tard, jour pour jour, au soir de la séance plénière consacrée au budget, l’UDC s’est entêtée à refuser le budget qui présentait un déficit de 358 millions. En l’espace d’une dizaine d’heures, le Parlement – avec l’aide attentionnée, il est vrai, du Conseil d’Etat – a augmenté le budget public de 24 millions. Soit 2,4 millions par heure. Heureusement pour les contribuables, le débat ne s’est pas éternisé…

Des divers amendements présentés, un seul a retenu mon attention. C’est celui des socialistes. Ils réclament, comme chaque année depuis 2007, une augmentation de la subvention aux EMS afin de mettre en œuvre l’initiative 125 sur les EMS. En l’état, cette augmentation de 15 millions a semblé excessive à l’UDC. De plus, diverses modifications de lois ou des contrats de prestations touchant aux EMS méritent que l’on attende d’y voir plus claire : des économies de plusieurs millions de francs sont attendues et permettront d’améliorer la prise en charge  des personnes âgées en EMS. C'est, du moins, ce que l'on nous promet.

Mais la question de fond demeure. Après l’acceptation de cette initiative par le peuple, est-ce que l’Etat l’a correctement appliquée ? Partiellement, comme les socialistes l’affirment ou totalement comme l’Entente l’explique?

Pour l’UDC, ces réponses méritent d’être analysées et discutées à l’aune de l’initiative. Un bilan est nécessaire, hors des frontières partisanes, pour être certain que la volonté populaire a été pleinement respectée.

A voir évidemment en 2010. D’ici là, je vous souhaite un joyeux Noël !

nativite.jpg

 

 

 

 

 

 

 

La Vierge a conçu et va enfanter un fils,
qu'elle appellera Emmanuel

18:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

03 décembre 2009

Rodéo urbain de Bellevue : des explications officielles, svp !

Suite à l’accident qui s’est déroulé à Bellevue le 19 novembre dernier, la presse s’est montrée particulièrement curieuse. On a donc pu découvrir, au fil de ces derniers jours, de nombreux détails sur l’intervention de la police qui a suivi ce «rodéo urbain» qui s’est très mal terminé pour une cinquième personne, victime de ces voyous. Après avoir été interrogé une seule fois (et brièvement selon La Tribune de Genève) par un officier de police, les trois fils d’oligarques russes, impliqués dans la collision, ont quitté la Suisse pour Istanbul à bord d’un jet privé. Quant au quatrième russe, il a été inculpé jeudi 26 novembre pour lésions corporelles par négligence, violation de la Loi sur la circulation routière et conduite sans permis.

Sans doute, la présence de quatre jeunes et richissimes russes, avec son aspect people tant prisé par certains lecteurs, a excité l’intérêt des médias. Mais c’est surtout la manière dont la police a mené l’enquête qui a suscité l’intérêt des journalistes. Et de leurs lecteurs.

Une enquête policière décrite dans la presse par des titres accusateurs: «Chauffards russes: la police a cafouillé» et «La police a failli. Où était l’Etat-Major ?» (La Tribune de Genève, 25 novembre) ou «Les absences de la police genevoise» (Le Courrier du 27 novembre).

Face à ces accusations, les responsables de la gendarmerie genevoise semblent effarouchés. Le service de presse de la police reconnaît que: «D’après les premiers éléments, il apparaît que les collaborateurs policiers auraient fait une erreur d’appréciation sur l’ampleur de l’événement». Dans un premier temps, le chef de la police, Madame Monica Bonfanti, n’a pas voulu répondre à la presse puis s’est contentée d’admettre que la procédure n’a pas été respectée.

Du côté du Conseiller d’Etat en charge du Département des Institutions, Laurent Moutinot, il désapprouve publiquement la manière dont la police a conduit son enquête.

Quant au Procureur général, il reproche aux forces de l’ordre de ne pas signalé les faits à la Justice.

Voilà pour les faits tels que relatés par la presse.

Seul le président du Syndicat des gendarmes, Walter Schlechten prend publiquement la défense de la police et dénonce sur son blog «l'acharnement médiatique sur la police » et se pose diverses questions, telle celle-ci: -Y a-t-il une presse anti-flics à Genève, qui se permet de faire l'enquête et de tirer des conclusions hâtives sans avoir accès au dossier ?

Face à cette cacophonie d’avis exprimés uniquement par voie de presse, la police genevoise perd encore un peu de sa crédibilité. Puisque les responsables sont incapables de communiquer sérieusement sur cette triste affaire, je pose ce jour au Conseil d’Etat la question suivante par voie d'interpellation urgente écrite:

La police a-t-elle failli dans cette affaire? Si oui, quels ont été les dysfonctionnements et quels sont les corrections qu’entend apporter le Conseiller d’Etat responsable de la police pour pallier à ceux-ci?

Et le remercie pour sa réponse.

14:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

02 décembre 2009

Minarets : Expliquer ?

La Suisse a osé. Elle a accepté l’initiative interdisant la construction des minarets sur son sol. Et pas par la petite porte. Par la grande, avec 57% des suffrages. Les perdants ont essayé d’expliquer. Péniblement. Les peurs ancestrales, le manque de réaction des opposants, le grand silence des musulmans modérés ou encore la perfide allusion sur le vote des cantons soutenant l’initiative qui sont ceux qui ont le moins de mahométans sur leur territoire. Arrêtons-nous sur ce dernier argument et examinons les données officielles de l’Office fédéral de la statistique de 2000.

Bâle-Ville, Vaud, Neuchâtel (de justesse) et Genève sont les seuls cantons qui ont refusé l’initiative. Ils connaissent respectivement le pourcentage de résidents musulmans suivant : 6,72%, 3,86%, 3,01% et 4,28%.

Soleure, Argovie, Zurich, Glaris, Saint-Gall et Thurgovie sont des cantons qui ont acceptés largement l’initiative. Toujours en pourcentage, il y a sur leur territoire : 5,39%, 5,49%, 5,33%, 6,5%, 6,13% et 5,94% de musulmans.

L’argument qui veut que les cantons qui ont été les plus catégoriques sont ceux qui sont les moins exposés ne tient donc pas la route. Au contraire, les cantons qui abrite le plus fort pourcentage de musulmans sont ceux qui ont accepté massivement l’initiative tels Glaris (68,8%) ou Argovie (64%). L’interdiction de construction des minarets n’en est que plus légitime.

12:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |