10 mai 2010

La politique anticyclique de l'Etat est-elle adaptée à Genève ?

Quand le Parlement parle « investissements », il ne compte plus. Il dépense. C'est tout. De 400 millions en 2005, il passe au milliard de francs pour 2010. Se pose alors la question de savoir si ces investissements conséquents, adoptés à des fins de politique anticyclique, sont pertinents. Pour l'être, ils doivent être réalisés à brève échéance et pour la région qui finance ses travaux.

Il y a comme un doute. Renforcé par les 41,11% du gros œuvre du chantier du CEVA (776 millions de francs) qui a été adjugé à l'entreprise française Vinci. Ceci au détriment d'entreprises genevoises, probablement plus à même de réaliser la politique anticyclique voulue par le Parlement par l'utilisation de main d'œuvre locale.

Il y a comme un doute. Renforcé par le rapport de la Cour des comptes relatif au centre des technologies de l'information (CTI). Ce dernier fait appel, à grands frais, à des prestataires de services externes pour effectuer des tâches pérennes qu'il ne parvient pas à assurer en interne. Face à l'inflation des dépenses d'investissements, le DCTI est-il toujours en mesure d'en assurer le suivi?

L'UDC a déposé une motion pour chasser ce doute. Elle souhaite savoir en combien d'emplois peuvent se chiffrer les dépenses d'investissement consenties par le Grand Conseil et si les emplois sont crées à Genève, dans la zone frontalière ou dans l'Union européenne.

 

18:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

J'aime quand un homme politique prend du recul, sur son parti en premier, puis sur la politique globale du Parlement, dont il est lui-même membre.

Mieux vaut tard que jamais, la politique des transport a plus de dix ans de retard dans son élaboration et l'exécution des travaux, car les véritables enjeux économiques ne sont plus ceux-ci aujourd'hui, mais comme il faut finir ce qui a été commencé, on lâche les millions. Le CEVA plus le tramway, de véritables gouffres financiers, avec aucune certitude, ni sur l'avenir de ces transports, qui ne jouissent pas de parking périphérique, ni sur les retombées économiques, ni sur l'emploi.

Investir, c'est bien, dépenser sans compter, c'est un choix risqué en temps de crise, et Genève n'a pas les moyens de prendre de tels risques. Par exemple, le projet P.A.V est-il un investissement pour Genève, ou un risque ?

Un habitant de Confignon, qui ne verra probablement pas le tram aller jusqu'à Bernex ... !

W.S.

Écrit par : Walter SCHLECHTEN | 10 mai 2010

La crise va permettre de faire de l'ordre dans tout ça!

Les dettes des gouvernements ont partout prit l'ascenseur, on va bien rigoler pour la suite!

Il semble que les politiciens ne comprennent rien aux mathématiques, donc

0 + 0 ça fait encore et toujours 0!

Demain Genève sera la banlieue pauvre d'Annemasse!

Écrit par : dominiquedegoumois | 10 mai 2010

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