19 août 2010

La démocratie suisse, ultime planche de salut pour nos voisins européens

La dernière entourloupette de l'Union européenne (1) et (2) parle d'elle-même. Après avoir brisé les frontières, voilà qu'elle livre les pays européens à quelque 5 millions de Moldaves, Macédoniens, Serbes, Ukrainiens et Turcs qui auront la possibilité d'acquérir un passeport européen. Qu'en pense la vieille Europe qui est en perpétuel déficit budgétaire, elle qui compte 23 millions de chômeurs, elle qui en est réduite à vendre ses « bijoux de famille », comme le fait l'Italie, la France et bien évidemment la Grèce ?

Les euros zélés de Bruxelles préfèrent évidemment se passer de l'avis des populations concernées. Comment pourraient-elles s'exprimer, elles qui ont été privées d'outils démocratiques dignes de ce nom par le traité de Lisbonne?

En politique, le principe «action-réaction» est toujours valable. A l'alignement muet qu'impose l'UE à ses pays membres, nous leurs proposons non seulement un nouveau moyen de sortir des tentacules de l'Union européenne, mais aussi un sacré cadeau : le droit d'initiative et le référendum. Et bien sûr, le fédéralisme. Avec la motion déposée par la Conseiller national UDC Dominique Baettig, la Suisse offre aux régions voisines la démocratie directe. Une vraie alternative à la voie obligatoire de l'UE imposée par les gouvernements locaux. Un véritable cauchemar pour les visionnaires d'une grande Europe ouverte à tous vents. De quoi donner des idées à d'autres pays, démontrer que l'Union européenne n'est pas une voie obligatoire, juste une idée dépassée.

Nous parlons bien des régions limitrophes, travailleuses mais entravées et endettées par la machinerie bruxelloise. Sans cet insupportable fardeau, l'Alsace, la Franche-Comtée, Rhône-Alpes, le Val d'Aoste, le Piémont, le Vorarlberg et le Bade-Wurtemberg retrouveraient la liberté de choisir, d'entreprendre, de s'exprimer, de décider des impôts. Même si ces choix devaient être protectionnistes et par conséquent favoriser ses habitants. Choisir et non subir. Avant l'augmentation de la TVA, avant le nouvel impôt européen, avant de nouveaux règlements castrateurs, avant l'arrivée de millions de travailleurs à bon marché.

Offrir la démocratie directe à des populations qui nous sont proches culturellement, économiquement, religieusement en créant de nouveaux cantons, pourquoi pas ? C'est une véritable main tendue à nos voisins captifs!  Certains l'ont déjà compris (voir blog du 14 juillet). Dans les deux camps...

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(1)  Un journal à droite : http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/11/01003-201...

(2)  Et un journal à gauche : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100805.F...

 

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Commentaires

C'est bien connu : Y en a point comme nous ! Dommage pour vous, y en a peu qui le savent !!!

Écrit par : Jean-Bernard Busset | 19 août 2010

@Jean-Bernard Busset

Je crois qu'il y en a bien assez qui le savent ^^
Par exemple, chez nos voisins, beaucoup envient notre démocratie, pour ne parler que de ce point.

Eric,

"..Choisir et non subir..."
Ce devrait être un droit pour chacun.
Aussi pour le Peuple Suisse sur le sujet des accords tristement célèbres de Schengen.
J'attends avec impatience le bilan actif-passif depuis l'entrée en vigueur desdits accords.

L'idée de voir arriver de nouveaux cantons est plaisante, d'autant qu'une partie des habitants des régions limitrophes s'est déjà déplacée (dans les 2 sens) de chaque côté de la frontière.

Écrit par : Mireille Luiset | 19 août 2010

De nouveaux cantons, tous catholiques? Jamais! Pour l'équilibre fragile entre les communautés, je refuserai toujours que le Vatican s'immisce encore plus en Suisse. Question souveraineté nationale, de ce point de vue, c'est peine perdue!

Écrit par : Dimitri Web | 20 août 2010

tous catholique?seigneur venez à notre secours déjà qu'élevée par les darbystes,j'ai donné à la religion fantasmagorique croyez moi.Oh pour sûr que je fus bien élevée dans la soumission,l'oubli de soi,l'abnégaion complète de ma vraie personnalité,et il a fallu que le décès de mon mari catholique,dont la famille m'accueilli par ces mots ,encore une protestante,en 68,alors être croyant en une force supérieure nettement mieux intégrée à notre condition humaine,oui mais surtout pas de catholicisme,d'ailleurs l'édit de Nante qui permi aux huguenots de s'enfuir ,sera fêté le 24,à ne pas oublier

Écrit par : lovsmeralda | 20 août 2010

j'ajouterai juste ceci,c'est un journaliste de Genève Israélite de confession qui devint un ami très cher à mon coeur et qui comprenant ma détermination m'ouvrit à la religion juive,mais libérale,me confiant beaucoup de la vie des camps d'extermination,ce qui me transforma en véritable résistante d'ou mon fameux parti d'Anne Frank.Merci à Raoul Riesen.Boris Aquadro catherine Charbon, j'en oublie ,mais dieu que vous me manquez comme à beaucoup d'autres

Écrit par : lovsmeralda | 20 août 2010

@ Monsieur Bertina

Parfaitement cadré Monsieur Bertina
Et Genève pourrait être le pionnier, en tendant la main au genevois français.
Cela aurait comme conséquence la fin de nos problèmes ; de logement, de transport et de développement économique,
Nous pourrions utiliser et développer les zones industrielles qui sont en périphérie du canton.
L'état fédéral a été mis en place par les Américains, la Suisse s'en était inspirée et ça fonctionne très bien dans le temps.
La seule erreur de la suisse c’est de ne pas avoir été à la construction de l'UE dans les années 50, (comme l'a fait le Luxembourg).
Peut-être que nous aurions pu imposer note méthode de vie, la démocratie direct et la souveraineté des régions.
Peut-être que l'Europe ne serait pas ou elle en est à ce jour. On ne le saura que si elle se réforme dans un système de respect des régions.
Dans cette situation de crise, la Suisse a un rôle à jouer, en guidant l’Europe sur cette voix.
A suivre ?
Salutations

Écrit par : eric | 23 août 2010

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