26 août 2010

Mes crayons, ma gomme et ma règle

De mon enfance (heureuse), je garde quelques souvenirs qui me reviennent de temps en temps. Ainsi en est-il du souci que ma mère mettait à ce que j'aie un bon matériel scolaire. Crayons, taille-crayons, gomme, règle, tout était toujours en bon état. Cela me plaisait. Cela me plaît toujours. Quand je reçois l'ordre du jour du Grand Conseil tout chiffonné, j'en suis tout chiffonné. Un bon ouvrier n'utilise t'il pas de bons outils ?

Le revers, c'est qu'en classe, il y avait toujours un gugusse à qui il manquait des affaires. Si je les prêtais de bon cœur, je me suis rapidement aperçu que mon geste était souvent mal payé. Soit le taille-crayons prêté n'était pas rendu, soit la gomme me revenait tagée ou divisée pas deux. Et pas question de bougonner : cela faisait marrer tout le monde.

Aimer ses affaires, les prêter, se les faire abimer quand ce n'est pas se les faire voler, puis enfin faire marrer les copains, c'est une histoire suisse ! Elle se répète indéfiniment. Elle se conjugue au présent.

Aux affaires d'école se sont substitués famille, places de travail, logements, impôts. Aux gugusses se sont substitués demandeurs d'asile, roms ou pédocriminels. Nos affaires nous sont rendues abîmées quand elles ne sont pas purement et simplement volés. Vous vous plaignez ? Vous faites rire autour de vous. Et les bonnes âmes ne manqueront pas de vous expliquez, qu'au passage, vous avez oublié de dire merci.

C'est l'affaire Musa Selimi et sa famille venue clandestinement du Kosovo (« - J'ai rarement rencontré quelqu'un d'aussi honnête... »).

Ce sont les roms expulsés de France et qui promettent de revenir parce que chez nos voisins, c'est chez eux.

C'est encore Marcel Graf, dont la belle-sœur, jeune et jolie cambodgienne de 28 ans a été assassinée, qui retire son projet d'initiative sur la peine de mort parce qu'abreuvé d'insultes. La presse endossant une terrible responsabilité pour son parti pris.

Dans notre société, c'est la fourmi qui est toujours la conne.

 

 

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Commentaires

Cher Eric...

Hé oui, sauf;

Sauf si la fourmi se souvient qu'elle a le droit(devoir?) de refuser d'aider ceux qui abusent de sa charité(Vous chantiez, j'en suis fort aise; et bien, dansez, maintenant...)

Même le mouton (blanc ou noir ^^) mord si on tente de le tondre plus bas que la peau :o)

Nous rendons les gens égoïstes et profiteurs, car ce sont nos faiblesses qui leur donnent l'illusion qu'ils ont tous les droits.
Et ces mêmes personnes se révoltent lorsqu'ils se trouvent confrontés aux limites.

Nos parents ont eu la sagesse de nous montrer ces limites.

L'Etat se doit de les fixer aussi.

Amitiés

Écrit par : Mireille Luiset | 26 août 2010

Salut Eric!

Ca va ce chômage?

Bien à toi.

Pierre

Écrit par : Knoepfel | 27 août 2010

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