29 août 2010

Nouveaux cantons suisses : du côté français

Le Dauphiné Libéré se penche aujourd'hui sur la résolution UDC. A part le titre de l'article, où l'on parle d'annexion (il n'en a jamais été question), l'article est correct. Malheureusement, sur son site, il manque toute la partie intitulée « Du côté des élus français).

Or, c'est bien le témoignage des élus régionaux qui est intéressant. Le maire d'Evian, Marc Francina, répète sa déclaration faite dans 20 minutes (vendredi 27 août) en évoquant déjà sa préférence:  si on se rattache à la Suisse, ce sera Vaud ou Valais ! Jean Denais, maire de Thonon et Conseiller général ne trouve pas la proposition UDC «farfelue»: «(...) ce député a le mérite de poser la question à l'heure ou l'agglomération franco-valdo-genevois est face à son destin». Christoph Armijon, conseiller municipal, surenchérit : «L'histoire nous réserve des surprises, le passé n'a pas été soldé. L'autodétermination des peuples est inscrite dans la Constitution française». Et Jean-Pierre Rambicur, maire de Margencel enfonce le clou: «L'Etat français laisse tomber le Châblais, alors pourquoi pas rejoindre la Suisse?».

 

 

16:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

27 août 2010

Pour une démocratie alpine

Exporter la démocratie directe? Une idée farfelue (le "Grand 8" de la rsr). Mais ce matin, au fil du débat radiophonique, les avis se font fait moins sarcastiques.  Le récent sondage de la Weltwoche sur le rattachement de régions frontalières à la Suisse n'a-t-il pas démontré que pour une majorité de nos voisins l'idée était séduisante. Ce n'était là qu'un sondage. Avec toutes les réserves habituelles et même plus puisqu'il n'était posé qu'une question, sans autre présentation du sujet. Oui ou non.

En déposant une résolution demandant à l'assemblée fédérale de revoir le cadre constitutionnel et légal pour permettre aux régions limitrophes de rejoindre la Suisse, les députés genevois de l'UDC s'associent à la demande du conseiller national Dominique Baettig. Ils proposent une autre voie que celle de l'adhésion, une voie qui a déjà fait ses preuves. La Tribune en parle dans un article mis en ligne aujourd'hui. Les très nombreux commentaires qui ont suivi démontrent que pour la plupart des internautes le sujet n'est encore abordé que par le petit bout de la lorgnette. J'aime ou je n'aime pas.

Qu'en sera-t-il lorsque le sujet sera expliqué, débattu ? Que tous les avantages, pour les uns et les autres, seront présentés ? Le régionalisme est une évidence, comme l'est l'informatique aujourd'hui. Avec ses détracteurs du premier jour qui seront autant d'utilisateurs les jours suivants. Le régionalisme, c'est demain. La question sera: avec ou sans démocratie directe? A l'analyse du fameux sondage de la Weltwoche, l'on s'aperçoit que les jeunes sont les plus ouverts à un avenir suisse (90%). Pas pour le fric ! Pour la démocratie directe. Ils en ont tous assez d'être captifs de leurs élus. De la fermer. De choisir blanc bonnet ou bonnet blanc pour les gouverner. De refuser la constitution européenne pour que leurs représentants passent par-dessus leur vote. Ils ont soif de s'exprimer, d'accepter ou refuser les minarets ou les impôts. Alors plutôt Suisse qu'européen ? Ce débat est d'ores et déjà inscrit dans l'histoire du XXIe siècle.

Enfin, une précision importante : l'adhésion de nouveaux cantons à la Suisse ne pourrait se faire sans l'aval du peuple et des cantons.

 

 

22:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

26 août 2010

Mes crayons, ma gomme et ma règle

De mon enfance (heureuse), je garde quelques souvenirs qui me reviennent de temps en temps. Ainsi en est-il du souci que ma mère mettait à ce que j'aie un bon matériel scolaire. Crayons, taille-crayons, gomme, règle, tout était toujours en bon état. Cela me plaisait. Cela me plaît toujours. Quand je reçois l'ordre du jour du Grand Conseil tout chiffonné, j'en suis tout chiffonné. Un bon ouvrier n'utilise t'il pas de bons outils ?

Le revers, c'est qu'en classe, il y avait toujours un gugusse à qui il manquait des affaires. Si je les prêtais de bon cœur, je me suis rapidement aperçu que mon geste était souvent mal payé. Soit le taille-crayons prêté n'était pas rendu, soit la gomme me revenait tagée ou divisée pas deux. Et pas question de bougonner : cela faisait marrer tout le monde.

Aimer ses affaires, les prêter, se les faire abimer quand ce n'est pas se les faire voler, puis enfin faire marrer les copains, c'est une histoire suisse ! Elle se répète indéfiniment. Elle se conjugue au présent.

Aux affaires d'école se sont substitués famille, places de travail, logements, impôts. Aux gugusses se sont substitués demandeurs d'asile, roms ou pédocriminels. Nos affaires nous sont rendues abîmées quand elles ne sont pas purement et simplement volés. Vous vous plaignez ? Vous faites rire autour de vous. Et les bonnes âmes ne manqueront pas de vous expliquez, qu'au passage, vous avez oublié de dire merci.

C'est l'affaire Musa Selimi et sa famille venue clandestinement du Kosovo (« - J'ai rarement rencontré quelqu'un d'aussi honnête... »).

Ce sont les roms expulsés de France et qui promettent de revenir parce que chez nos voisins, c'est chez eux.

C'est encore Marcel Graf, dont la belle-sœur, jeune et jolie cambodgienne de 28 ans a été assassinée, qui retire son projet d'initiative sur la peine de mort parce qu'abreuvé d'insultes. La presse endossant une terrible responsabilité pour son parti pris.

Dans notre société, c'est la fourmi qui est toujours la conne.

 

 

12:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

19 août 2010

La démocratie suisse, ultime planche de salut pour nos voisins européens

La dernière entourloupette de l'Union européenne (1) et (2) parle d'elle-même. Après avoir brisé les frontières, voilà qu'elle livre les pays européens à quelque 5 millions de Moldaves, Macédoniens, Serbes, Ukrainiens et Turcs qui auront la possibilité d'acquérir un passeport européen. Qu'en pense la vieille Europe qui est en perpétuel déficit budgétaire, elle qui compte 23 millions de chômeurs, elle qui en est réduite à vendre ses « bijoux de famille », comme le fait l'Italie, la France et bien évidemment la Grèce ?

Les euros zélés de Bruxelles préfèrent évidemment se passer de l'avis des populations concernées. Comment pourraient-elles s'exprimer, elles qui ont été privées d'outils démocratiques dignes de ce nom par le traité de Lisbonne?

En politique, le principe «action-réaction» est toujours valable. A l'alignement muet qu'impose l'UE à ses pays membres, nous leurs proposons non seulement un nouveau moyen de sortir des tentacules de l'Union européenne, mais aussi un sacré cadeau : le droit d'initiative et le référendum. Et bien sûr, le fédéralisme. Avec la motion déposée par la Conseiller national UDC Dominique Baettig, la Suisse offre aux régions voisines la démocratie directe. Une vraie alternative à la voie obligatoire de l'UE imposée par les gouvernements locaux. Un véritable cauchemar pour les visionnaires d'une grande Europe ouverte à tous vents. De quoi donner des idées à d'autres pays, démontrer que l'Union européenne n'est pas une voie obligatoire, juste une idée dépassée.

Nous parlons bien des régions limitrophes, travailleuses mais entravées et endettées par la machinerie bruxelloise. Sans cet insupportable fardeau, l'Alsace, la Franche-Comtée, Rhône-Alpes, le Val d'Aoste, le Piémont, le Vorarlberg et le Bade-Wurtemberg retrouveraient la liberté de choisir, d'entreprendre, de s'exprimer, de décider des impôts. Même si ces choix devaient être protectionnistes et par conséquent favoriser ses habitants. Choisir et non subir. Avant l'augmentation de la TVA, avant le nouvel impôt européen, avant de nouveaux règlements castrateurs, avant l'arrivée de millions de travailleurs à bon marché.

Offrir la démocratie directe à des populations qui nous sont proches culturellement, économiquement, religieusement en créant de nouveaux cantons, pourquoi pas ? C'est une véritable main tendue à nos voisins captifs!  Certains l'ont déjà compris (voir blog du 14 juillet). Dans les deux camps...

--------------

(1)  Un journal à droite : http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/11/01003-201...

(2)  Et un journal à gauche : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100805.F...

 

11:28 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |

18 août 2010

Super radar : déparqué, rançonné !

C'est bien un nom de machine : Traffistar SR590 ! Pierre, Paul ou Jacques pourront-ils éviter d'être repérés par ce foutu radar qui suit jusqu'à 22 voitures sur quatre pistes sur une distance de 500 mètres, qui tire jusqu'à six clichés à la seconde, repère une dizaine de types de fautes, fourni des images ultra précises ?

Moderne mouchard, ses performances nous renvoie à nos propres performances. Sur la route, pourrons-nous être plus forts que l'œil inquisiteur de la caméra aux 11 megapixels, gavée de gadgets électroniques? Une fois installés derrière notre volant ou notre guidon, ne serons-nous pas amendés par l'Etat et sa technologie de pointe pour toutes nos défaillances, même les plus innocentes, même celles qui nous échappent. Puni, dès le démarrage. Déparqué, rançonné. Sans possibilité d'y échapper. Pauvre nature humaine. Pauvres conducteurs, l'Etat sera sans pitié pour vous! En dehors des transports publics, point de salut!

Plus facile de s'en sortir en braquant une poste ou en revendant de la drogue. Pitié pour ceux qui ne respecte pas le code de la route. N'ont-ils pas eus, eux-aussi, une enfance malheureuse?

 

15:53 | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | |