21 septembre 2010

Nouveaux cantons suisses : Les craintes fondées de Marine Le Pen

La réaction de Marine Le Pen contre la tentation du rattachement de régions frontalières à la Suisse est riche d'enseignements. - Arrêtez de rêver au-delà de la frontière! C'est un appel sec au retour au bercail républicain. En fine politicienne, elle a pointé un danger bien réel révélé par un récent sondage (48% des personnes interrogées ont témoigné leur intérêt à former un nouveau canton suisse). Et d'en appeler à la souveraineté de la France.

C'est bien. Mais c'est aussi bien loin des réalités quotidiennes. Du terrain. La région se construit. Là, sous nos yeux. Jour après jour. Avec son cortège de problèmes. Pour trouver une solution respectant la souveraineté de l'Etat français, les accords de Karlsruhe et les engagements européens, élus et constituants nous proposent d'hypothétiques parlements transfrontaliers, d'hybrides communautés d'intérêts, d'acrobatiques montages financiers (tel celui du CEVA). Débordant de bonnes intentions, de prérogatives alambiquées et de titres ronflants, ces propositions n'en sont pas pour autant des solutions. Loin de là. Elles conduisent à la perte de la démocratie et de nos droits démocratiques. La Suisse n'a pas voulu adhérer à l'Union européenne. Et pourtant, c'est par la région qu'elle forcera notre porte.

Nous proposons une autre solution. Elle dérange les nationalistes et les unionistes. Tant pis. C'est notre avenir et nos libertés que nous jouons. Chacun chez soi n'oblige pas à refuser d'agrandir son habitation !

Article paru dans La Tribune - lundi 20 septembre 2010
> Débat sur Radio Cité avec Marine Le Pen - 21 septembre 2010 (sera mis en ligne prochainement)

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18 septembre 2010

Christina aime son pays, les hérissons et les éléphants du cirque Knie

C'est presqu'un gag, cette histoire d'éléphants dans les rues de Genève. C'est une idée de ma collègue Christina Meissner. Et avec elle, une idée devient vite une résolution. Le Matin lui consacre tout un article. Et même sa manchette. Sa résolution, c'est de la tendresse. Pas seulement pour les éléphants. Pour les enfants. Pour les Genevois qui aiment bien ces rendez-vous familiers. Les promotions. Les Fêtes de Genève. Le jeûne genevois. L'Escalade. Ma collègue Christina est ainsi. Elle vibre. Pour son pays, pour les arbres et les petites fleurs, pour les hérissons (qu'elle recueille et soigne avec tendresse) et même pour les éléphants du cirque Knie. Elle est un tout. Un biotope à elle toute seule. Un peu plus complexe à comprendre que notre présidente, il a fallu quelques mois au groupe UDC pour s'acclimater à sa nouvelle égérie de l'espèce humaine. Et animal. Et végétal. Elle aime questionner. Elle aime douter des réponses. Elle est exigeante. Elle est pressée. Elle sait aussi écouter. Elle n'est pas susceptible. On peut se parler haut et fort. La porte peut claquer. Mais le lendemain, elle est là. Avec le sourire. Elle agace les libéraux et amuse les verts. Elle laisse indifférent certains partis. Elle parle. Elle s'énerve. Elle énerve. Elle agit. Elle a raison. Elle a tort. Elle vit ! C'est un spectacle à elle toute seule. J'ai presqu'envie de dire qu'il faut avoir passé la cinquantaine pour savoir l'observer. Pour savourer la femme.

Inviter «les éléphants à revenir animer notre cité en réhabilitant leur sympathique défilé, leur petit déjeuner populaire et leur salut devant nos autorités», c'est bien dans la veine du personnage. C'est presque poétique. Cela fait du bien. Merci Christina !

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14 septembre 2010

La région, fric-frac de la Constituante

 

Construire une région transfrontalière. C'est ce que la Constituante tente de faire. En commençant par présenter ses thèses sur la question. Mais l'exercice est rude : les institutions politiques posent, en l'état, un problème quasi-insoluble. Il faut donc forcer les portes. Sous le chiffre 401.3 (Institution régionale), le coup d'épaule sera donné par l'Etat et par les communes. La Constituante leur propose de «promouvoir activement la création d'une institution régionale de collaboration, permanente et renouvelable, dans les limites du droit international en vigueur». Ce nouveau dispositif regroupera des représentants des exécutifs, des organes législatifs et délibératifs, de la société civile et des associations de communes. Il ne sera que consultatif. L'ONU régional, en quelque sorte...

A moins que ce ne soit la création d'une véritable assemblée interrégionale élue (chiffre 401.31.c) qui permette ainsi de passer par-dessus le parlement cantonal ? On y retrouvera la même composition que l'Institut régional. Les constituants genevois vont ainsi beaucoup plus loin que les Bâlois et leur Eurodistrict Trinational, qui ne réunit que des titulaires de mandats politiques. Pris dans leur élan, les constituants proposent même que des observateurs extérieurs (le mot étranger est proscrit!) puissent être admis au Grand Conseil. Ces derniers auront le droit de parole et de propositions durant les séances plénières. Sans être élus par les Genevois, contrairement aux députés. Ce n'est plus un cambriolage, c'est du squat!

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09 septembre 2010

L'Etat doit subventionner votre protection privée

 

Elles n'y arrivent pas. Ni la police, ni la Justice ne parviennent à assurer notre sécurité ! Il est bien loin le temps où on laissait ouverts nos voitures à St-Gervais ou à Rive. Il faut donc que nous empoignons nous-mêmes ce problème. Si nous pouvons fermer nos voitures, nous pouvons aussi rendre plus sûrs nos portes et nos fenêtres. Un seul coup d'épaule ou de tournevis ne doit plus suffire pour que les voyous venus des quatre coins du monde s'emparent de nos biens. Il faut donc renforcer nos maisons, nos appartements. Si, d'un côté, cela coûte cher à l'habitant, d'un autre côté, moins de cambriolages signifient moins d'enquêtes pour la police, moins de travail pour les tribunaux. Donc une diminution des coûts. Alors pourquoi ne pas octroyer des subventions cantonales aux particuliers qui s’équipent de systèmes de sécurité? Le droit à la sécurité, qui se doit d'être garanti par l'Etat, n'implique t'il pas que ce dernier s'engage concrètement pour assurer la sécurité de sa population ?

Fort de cette réflexion, j'ai déposé une résolution invitant le Conseil d'Etat à présenter un projet de loi visant à octroyer des subventions aux particuliers qui installent des systèmes de sécurité pour protéger leur domicile (voir texte complet).

 

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07 septembre 2010

Nouveaux cantons suisses : pile poils dans l'actualité

 

Ce n'est pas une histoire belge. C'est l'histoire belge. La tentation autonomiste des Wallons fait réfléchir les dirigeants français. Le premier à réagir : Jean-Pierre Chevènement. Il s'est déclaré prêt à accueillir les belges francophones au sein de la République. C'est ce que rapporte l'édition belge de Paris Match. Le sénateur du Territoire de Belfort s'appuie sur des sondages démontrant que 66% des Français seraient prêts à ouvrir la porte aux francophones bruxellois ou wallons. Jean-Pierre Chevènement, républicain de gauche au verbe haut, opposant farouche à la constitution européenne, prêche pour une Europe des Nations, une Europe des peuples (« Un peuple, ça se constitue et ça vit »). Mais sa proposition n'en reste pas moins délimitée par l'Union européenne. Que ces régions soient belges ou françaises, elles n'en demeureront pas moins sujettes des technocrates de Bruxelles. Pas de démocratie directe, pas d'autonomie régionale. Juste un autre gouvernement à élire, à légitimer et des députés européens pour les représenter. N'en jetez pas plus !

La proposition UDC va bien plus loin. En générosité et en liberté. Certaines régions voisines l'ont bien compris, même celle de Jean-Pierre Chevènement. De cela, nous n'avons pas fini d'en parler.

 

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