13 décembre 2010

Budget cantonal: Déraisonnable et à revoir

 

Si l'UDC soutient la politique de rattrapage des transports publics et plus particulièrement celle concernant la construction de nouvelles lignes de trams, elle n'en oublie pas moins l'importance du transport privé. Ces deux réseaux doivent fonctionner sans faille. Il n'est sans doute pas inutile de rappeler que depuis juin 2002, la Constitution genevoise garantit la liberté du choix du mode de transport (art. 160A). Elle prévoit également que le réseau routier est conçu et organisé de manière à assurer un équilibre entre les divers modes de transport, et qu'il doit répondre aux besoins de mobilité de la population, des entreprises et des visiteurs par une bonne accessibilité de l'agglomération urbaine et de l'ensemble du territoire cantonal.

(...) Or, dans ce budget, comme dans les précédents, on constate que la majeure partie des dépenses publiques sont affectées à la mobilité douce. Bien que le programme J01 (transport et mobilité) ait pour but « d'assurer une mobilité de qualité dans une vision de complémentarité et de recherche d'efficience, reposant sur 4 piliers » (transport public, transport privé, le stationnement et la mobilité douce), l'UDC constate qu'à ce jour, seuls les trois premiers piliers nommés jouissent d'une base légale. Et l'initiative 144 est encore en commission ! Les pages 81 et suivantes du budget d'investissement par politique publique multiplient les crédits d'ouvrages ou les crédits de programme au réseau de transports publics, au déplacement des piétons, des vélos, à l'aménagement des  pistes cyclables, etc. La seule dépense importante permettant réellement une amélioration du trafic est la traversée de Vésenaz. Ces travaux n'ont pas été décidés par le Conseil d'Etat mais par le peuple au mois de mai 2009. Sur les 300 millions inscrits au budget des investissements, il y a 80 millions de francs alloués à des dépenses concernant la circulation routière, inclus 21,5 millions pour la traversée de la Rade et 6,5 millions pour deux (coûteux) giratoires au Bois-de-Bay. Voilà qui en dit long sur la volonté politique de l'exécutif de travailler pour le trafic routier privé !

En plein débat budgétaire, quel signe faut-il donner au département de l'intérieur et de la mobilité pour que nos exigences soient entendues ? D'un coté, on peut estimer que la direction générale de la mobilité (DGM) n'a pas assez de moyens pour améliorer le trafic et accepter l'augmentation de 1,4 millions en charges de personnel. Mais d'un autre coté, on peut refuser des moyens supplémentaires à une direction qui applique une politique de blocage que l'on conteste. Compte tenu que l'UDC rejette un budget déficitaire et proposera par des amendements une diminution linéaire de 2% aux charges d'exploitation (amendements qui seront sans surprise refusés par le Parlement), elle soutiendra tous les amendements qui diminueront les sommes allouées à la rubrique « transport et mobilité » pour bien marquer son hostilité à la politique menée par la DGM.

Budget déficitaire et politique de la mobilité inappropriée nous font, en l'état, refuser le projet de loi du Conseil d'Etat. L'UDC votera l'entrée en matière, attendant de ce Parlement les rééquilibrages nécessaires au bien être de toute notre population.

(Extraits tirés de mon rapport de minorité)

 

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Commentaires

rattraper 20 ans de non socialisme demandera du temps
bonne journée à vous!

Écrit par : lovsmeralda | 14 décembre 2010

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