17 décembre 2010

Comme la neige, voici une motion qui tombe bien !

Il sera difficile de faire mieux pour coller avec l'actualité ! Alors que la neige paralyse le trafic, je dépose ce jour une motion demandant de substituer le sel par du sucre sur les routes cantonales. Si, comme je l'ai fait, vous pensez dans un premier temps à une aimable plaisanterie, les quelques lignes qui suivent vous détromperont vite.

L'épandage de sel est le moyen le plus fréquemment utilisé pour assurer la sécurité des usagers des routes et des trottoirs, d'autres solutions existent. L'une d'elles réside dans le sucre de betterave indigène. L'Office fédéral des routes a répandu sur l'autoroute A6 du sucre sous forme liquide. Les résultats de cet essai se sont révélés très encourageants. Il a été constaté que le sucre liquide adhérait mieux à la chaussée. Le sucre reste efficace jusqu'à -35° et n'est pas dispersé par le vent, contrairement au sel. Par ailleurs, le personnel manipulant le sucre n'a pas besoin de se munir des protections habituellement utilisées avec le sel. En résumé, le sucre n'a aucun des défauts du sel : il n'est ni corrosif, ni nocif pour l'environnement.

Promouvoir l'usage du sucre de betterave indigène est aussi un acte solidaire envers les producteurs suisses de betteraves sucrières. En effet, alors que la tonne de betterave sucrière était autrefois payée 15-16 francs, son cours s'est effondré en 2010 à 5,3 francs la tonne, à cause d'une adaptation des prix à la baisse, politique de libre-échange oblige. Pour beaucoup d'agriculteurs ayant opté pour la production intégrée, les cours autrefois intéressants de la betterave permettaient de compenser des productions rapportant moins, comme les céréales. Ainsi, le fait de mettre du sucre comme fondant sur nos routes cantonales ouvrira un nouveau débouché pour nos agriculteurs.

Bref, c'est le bon jour pour proposer à tous les députés cette motion pleine de douceur pour notre environnement et soucieuse d'aider nos agriculteurs. Après avoir vaillamment bravé la neige, les voilà installés dans leur siège parlementaire. L'ambiance n'est-elle pas propice pour signer ma motion ? Car comme la neige, elle tombe bien !

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15 décembre 2010

Budget 2011 : le foutage de gueule des partis gouvernementaux

 

Au commencement était la présentation du budget 2011 par le gouvernement. Déficit 220 millions. Puis vint le temps de l'étude. Pour la première fois, l'Entente invite l'UDC à sa table pour réduire un budget qu'elle juge inacceptable. Divers amendements sont imaginés pour un total de 64,9 Mio (74,6 Mio si pas d'indexation). L'incontournable examen du budget par la commission des finances, long de 16 heures de travail, accouche d'une souris de laboratoire, mutante à souhait ! Mickey Weiss en sera même le rapporteur de la majorité. Le budget affiche un déficit de 162 millions, grâce en grande partie à l'aide de l'Etat (réévaluation des revenus, 30 millions sont ainsi retranchés du CEVA pour cause de retard dans le début des travaux, amendements techniques). Des 74,6 millions d'économie demandée, la droite n'assure qu'une vingtaine de millions. Ainsi donc, le parti libéralo-radical et avec lui le patronat, accepte un budget déficitaire et qui permet l'engagement de plus de 700 nouveaux fonctionnaires. Pour mémoire, le budget 2009 avait fait l'objet d'un rapport de minorité des libéraux pour un déficit de quelques millions de francs. Seulement.

Mais ce n'est pas fini. Un léger doute subsistant quant à la majorité obligatoire de 51 députés pour accepter un budget déficitaire (selon une loi introduite par les libéraux), une réunion secrète se tient entre partis gouvernementaux. Tu me donnes un million pour la culture, quatre millions pour l'hôpital, 600'000 pour la mobilité, etc. Allez, on ne va pas chipoter pour quelques millions. Ainsi que le dit le rapporteur de la majorité libéral d'un budget déficitaire : - qu'est-ce que quelque million par rapport aux 8 milliards du budget ?

Bref, les dés pipés sont jetés ! Messieurs et Mesdames les députés concernés, il faut maintenant être conséquent. Vendredi matin, il suffira de quelques heures pour voter ce budget-qui-ne-peux-pas-être-refusé ! A midi, nous devrions prendre l'apéro en se souhaitant un joyeux Noël et une bonne année. Si ce n'est pas le cas, la séance de vendredi (grâce à vos discrets arrangements) deviendrait un triste spectacle destiné aux spectateurs de Léman Bleu. Parce que si le scénario reste intéressant, le dénouement est maintenant connu. Ce qui enlève, vous l'avouerez, tout l'intérêt de l'intrigue !

L'UDC pourrait bien refuser l'entrée en matière de ce budget que chacun semble d'accord d'accepter. Le groupe des députés UDC se prononcera demain. Il décidera également s'il entend participer aux votes en deuxième débat d'un budget truqué.

 

 

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13 décembre 2010

Budget cantonal: Déraisonnable et à revoir

 

Si l'UDC soutient la politique de rattrapage des transports publics et plus particulièrement celle concernant la construction de nouvelles lignes de trams, elle n'en oublie pas moins l'importance du transport privé. Ces deux réseaux doivent fonctionner sans faille. Il n'est sans doute pas inutile de rappeler que depuis juin 2002, la Constitution genevoise garantit la liberté du choix du mode de transport (art. 160A). Elle prévoit également que le réseau routier est conçu et organisé de manière à assurer un équilibre entre les divers modes de transport, et qu'il doit répondre aux besoins de mobilité de la population, des entreprises et des visiteurs par une bonne accessibilité de l'agglomération urbaine et de l'ensemble du territoire cantonal.

(...) Or, dans ce budget, comme dans les précédents, on constate que la majeure partie des dépenses publiques sont affectées à la mobilité douce. Bien que le programme J01 (transport et mobilité) ait pour but « d'assurer une mobilité de qualité dans une vision de complémentarité et de recherche d'efficience, reposant sur 4 piliers » (transport public, transport privé, le stationnement et la mobilité douce), l'UDC constate qu'à ce jour, seuls les trois premiers piliers nommés jouissent d'une base légale. Et l'initiative 144 est encore en commission ! Les pages 81 et suivantes du budget d'investissement par politique publique multiplient les crédits d'ouvrages ou les crédits de programme au réseau de transports publics, au déplacement des piétons, des vélos, à l'aménagement des  pistes cyclables, etc. La seule dépense importante permettant réellement une amélioration du trafic est la traversée de Vésenaz. Ces travaux n'ont pas été décidés par le Conseil d'Etat mais par le peuple au mois de mai 2009. Sur les 300 millions inscrits au budget des investissements, il y a 80 millions de francs alloués à des dépenses concernant la circulation routière, inclus 21,5 millions pour la traversée de la Rade et 6,5 millions pour deux (coûteux) giratoires au Bois-de-Bay. Voilà qui en dit long sur la volonté politique de l'exécutif de travailler pour le trafic routier privé !

En plein débat budgétaire, quel signe faut-il donner au département de l'intérieur et de la mobilité pour que nos exigences soient entendues ? D'un coté, on peut estimer que la direction générale de la mobilité (DGM) n'a pas assez de moyens pour améliorer le trafic et accepter l'augmentation de 1,4 millions en charges de personnel. Mais d'un autre coté, on peut refuser des moyens supplémentaires à une direction qui applique une politique de blocage que l'on conteste. Compte tenu que l'UDC rejette un budget déficitaire et proposera par des amendements une diminution linéaire de 2% aux charges d'exploitation (amendements qui seront sans surprise refusés par le Parlement), elle soutiendra tous les amendements qui diminueront les sommes allouées à la rubrique « transport et mobilité » pour bien marquer son hostilité à la politique menée par la DGM.

Budget déficitaire et politique de la mobilité inappropriée nous font, en l'état, refuser le projet de loi du Conseil d'Etat. L'UDC votera l'entrée en matière, attendant de ce Parlement les rééquilibrages nécessaires au bien être de toute notre population.

(Extraits tirés de mon rapport de minorité)

 

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12 décembre 2010

Plus de gardes-frontière : un appel aux députés

Le budget 2011 de la Confédération a été adopté début décembre. Il comporte une augmentation des fonctionnaires fédéraux. Parmi ces nouveaux emplois, le Parlement a manifesté clairement sa volonté de créer des postes en relation avec l'accord Schengen/Dublin.

Ces derniers mois, Genève a subi une augmentation massive de la criminalité. Principalement visées, les banques à proximité de la frontière avec la France sont la proie de bandes de voyous, lourdement armés, qui profitent de la faible présence des gardes-frontière pour faire leurs mauvais coups et regagner leurs bases du côté de Lyon ou de Marseille.

On le sait, ces attaques d'une grande violence ne feront qu'augmenter si rien n'est entrepris pour sécuriser le pourtour genevois. Notre police fait ce qu'elle peut, mais la proximité de la France rend son action insuffisante sans l'aide de gardes-frontière en nombre suffisant.

Genève et ses habitants souffrent de cette situation qui devient chaque jour plus dangereuse. Ses habitants souffrent, son économie est mise à mal et tout le secteur de la Genève internationale perd chaque jour un peu plus de son attractivité.

C'est la raison qui me fait déposer une résolution pour que notre Conseil d'Etat insiste auprès de la Confédération pour obtenir une augmentation rapide de la couverture frontière de notre canton.

Je demanderai l'urgence à notre séance du Grand Conseil de jeudi 16 décembre. Voyez l'actualité de cette semaine ou celle de la semaine passée! Je souhaiterais vivement obtenir l'appui de tous les partis pour manifester le souci du Parlement de trouver des solutions à cette situation dramatique. Ma résolution n'en est qu'une. Merci d'avance de votre soutien !

 

 

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04 décembre 2010

ASIN : je reprends du service

Après avoir cheminé aux cotés de Martin Chevallaz contre l'EEE, en 1992, puis milité au comité central de 2000 à 2003, voici que la direction de l'ASIN me confie la responsabilité de la coordination romande. Je l'en remercie non sans frémir à l'idée de cette lourde tâche. Son dernier courrier, daté du 2 décembre, en trace les contours. Ouvrir plus largement notre association à toutes les personnes, quelque soit leur appartenance politique, qui défendent l'indépendance et la neutralité de la Suisse. Améliorer son action sur le terrain. Augmenter le nombre de ses membres. De quoi compléter mon agenda politique pour 2011, déjà bien chargé par mon mandat de député UDC. Un programme a donc été préparé qui sera prochainement présenté aux responsables des sections cantonales. Avec pour idée directrice : les femmes et l'Union européenne. Un effort tout particulier sera apporté durant 2011 à celles qui, selon un sondage paru cet été, sont plus nombreuses que les hommes à refuser l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne. L'ASIN saura leur faire les yeux doux tout au long de l'année prochaine !

 

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