31 janvier 2011

Georges W. Bush : aller simple pour Champ-Dollon

Monsieur le Procureur général, veuillez arrêter l'ancien président des USA, Georges W. Bush ! Puis enquêter, sinon évaluer la pertinence d'une remise de l'inculpé au Tribunal Pénal international (TPI). Telle est la demande que j'ai formulée par écrit ce jour à l'adresse de Daniel Zappelli. Puisque la Suisse et Genève aiment tant les traités internationaux et tout spécialement celui de Schengen, hé bien qu'ils fassent le nécessaire pour remplir les obligations qui découlent de ceux-ci. Le 12 février prochain, lorsque Georges W. Bush foulera le tarmac de Cointrin, il doit être interpellé pour être présenté au TPI qui est saisi d'une plainte du professeur Francis Boyle de la Faculté de droit de l'Université de l'Illinois. Pour crime de guerre. Plus techniquement, il est dénoncé pour sa « politique criminelle et la pratique du transfert extraordinaire (extraordinary rendition) » selon les mots de Francis Boyle. Enlèvements, emprisonnements et tortures. Ce que l'ancien président des USA ne nie pas dans ses mémoires parues récemment.

Et tant pis si les Etats-Unis ne sont pas membres du TPI. Les transferts extraordinaires ont eu lieu dans des pays européens et asiatiques membres du Tribunal. Dominique Baettig, conseiller national UDC, a saisi Mme la Conseillère fédérale Somaruga et indirectement le procureur de la Confédération. Ce dernier est lié dans ce cas par la ratification en date du 1 janvier 2011 des Statuts de Rome qui est tenu d'arrêter les criminels de guerre présumés, dès leur entrée, ici sur le territoire de la Confédération Helvétique et, à l'évidence, ouvrir une enquête.

Attendu à Genève, le citoyen américain Georges W. Bush doit donc être arrêté à Genève. C'est pourquoi j'ai adressé une lettre au procureur de la République et canton de Genève pour lui demander de faire le nécessaire. En coffrant ce triste individu ou en l'obligeant à passer son chemin, la Suisse montrerait qu'elle traite de la même manière tous les responsables de crimes de guerre. Y compris ceux qui sont présumés criminels.

 

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17 janvier 2011

Gardes-frontière à Genève : Berne tend l'oreille

Début décembre, devant l'augmentation dramatique des attaques à mains armées sur notre territoire, l'UDC a déposé une résolution (R 654) appelant le Conseil d'Etat à intervenir auprès du Conseil fédéral pour que, d'une part, il soit procédé de toute urgence à un examen des effectifs du Corps des gardes-frontière, sans attendre le premier bilan de la mise en œuvre de Schengen, et d'autre part à exiger du Conseil fédéral qu'il mette immédiatement à la disposition du Corps des gardes-frontière les ressources humaines nécessaires à l'accomplissement de ses tâches à la frontière genevoise. L'urgence a été demandée lors de la seconde session de décembre et a été obtenue. Malheureusement l'ordre du jour chargé et la discussion du budget 2011 ont empêché le Parlement de se saisir de notre texte. Ce sujet est toujours d'actualité et c'est avec plaisir que nous constatons que le Conseil fédéral a fait un pas (mais seulement un pas) en direction d'une meilleure couverture des frontières genevoises. Notre demande n'est pas pour autant ajournée. 10 gardes-frontière supplémentaires ne sont, d'évidence, par suffisants pour assurer une sécurité sérieuse du pourtour genevois. Notre résolution reste pleine et entière et l'urgence sera à nouveau réclamée par le groupe UDC.

Voici ci-dessous le communiqué de presse du syndicat de la douane.

Déficit sécuritaire à Genève : enfin, le Conseil fédéral fait un geste

Bern (ots) - Le Conseil fédéral a décidé de dépêcher 10 gardes-frontière supplémentaires au bout du lac, afin de remédier à la situation de sous-effectif affectant la région gardes-frontière de Genève et les lacunes consécutives en matière de sécurité. En outre, 48 gardes-frontière seront formés cette année. C'est l'émission Temps présent du 13 janvier dernier de la TSR qui est à l'origine de ce sursaut gouvernemental. Elle portait principalement sur la criminalité transfrontalière sévissant en terre genevoise, phénomène ayant pris des proportions alarmantes et qui est relation directe avec la pénurie de personnel au Corps des gardes-frontière (Cgfr) à Genève.

Les mesures immédiates du Conseil fédéral sont un premier pas dans la bonne direction. Les agents envoyés à la rescousse permettront d'atténuer le sous-effectif chronique touchant cette région gardes-frontière. Dans une seconde étape, l'effectif autorisé doit passer de 340 à 400 emplois. Une telle augmentation s'impose, car dans le sillage de l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen 150 douaniers ont été retirés de la frontière pour travailler aux contrôles d'identité à l'Aéroport international. Cette réaffectation a provoqué de sérieux problèmes de sous-effectifs structurels. Avant l'adhésion à Schengen, l'aéroport relevait de la compétence de la police. À présent, les forces douanières manquent aux postes frontières et dans le terrain pour combattre la criminalité transfrontalière, la contrebande organisée et l'immigration clandestine. Depuis lors, les normes de sécurité pour la population genevoise et même pour le personnel garde-frontière ne sont plus garanties comme au temps d'avant Schengen.

De plus, garaNto demande que les emplois sollicités soient financés à la faveur d'une majoration du crédit du personnel dévolu au Corps des gardes-frontière. Le syndicat refuse catégoriquement que l'augmentation d'effectif soit "financée" par une réduction des postes attribués aux autres régions gardes-frontière, étant donné qu'elles-mêmes sont aux prises avec des dotations parfois très limitées et qu'on ne ferait que déplacer géographiquement la question de la sécurité. Enfin, nous avons du mal à comprendre que le commandement central du Cgfr à Berne se contente tout bonnement d'attendre que les problèmes en suspens au bout du Léman se résolvent d'eux-mêmes. Ainsi, le commandement central n'a requis à ce jour aucune mesure compensatoire en matière de personnel pour Genève, même pas dans l'" État des lieux de l'Administration fédérale des douanes " de mai 2010, rapport établi à l'intention du parlement. Ce faisant, il s'en remet pour la gestion de crise d'une part aux médias et au syndicat garaNto, et de l'autre, au Conseil fédéral.

 

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15 janvier 2011

Le 11e commandement libéral : tirez-vous les uns sur les autres !

Le parti libéral s'est illustré en fin d'année 2010 en se faisant l'ardent défenseur d'un budget non seulement déficitaire mais aussi prêt à enfanter 870 nouveaux fonctionnaires. Pas vraiment en accord avec leurs promesses électorales. Ce qui n'a pas été sans vague au sein de ce parti, ni parmi toutes les forces patronales du canton. Ni même auprès de quelques anciens bienfaiteurs qui l'ont fait savoir par écrit.

Trop de champagne au réveillon ? Toutes les bulles ne semblent pas digérées. Quelques jours après le Nouvel An, voici que l'excellente personne qu'est le Président du Grand Conseil, le libéral Renaud Gautier, porte à la connaissance de la Commission des finances que deux ingénieurs informaticiens spécialistes des télécommunications et de la sécurisation des données s'étonnent que la Police soit dorénavant équipée de téléphone portable iPhone. Moins rapide que Décaprod, la commission des finances se penchera sur cette question la semaine prochaine. Quelles sont les magistrats concernés par ce dossier ? Mark Muller et Isabel Rochat, tous deux libéraux. Chercher l'erreur !

En cette fin de semaine, c'est la brochure explicative pour les prochaines votations qui est dans le collimateur toujours bien entretenu des libéraux. Une nouvelle fois, l'Exécutif genevois qui n'a que faire des lois propose dans l'imprimé ses propres recommandations pour la votation du 13 février prochain. Qui plus est, le Conseil d'Etat se passe également des remarques du bureau du Grand Conseil qui avait attiré son attention sur sa copie en contradiction avec la loi sur l'exercice des droits politiques. Qui est le président du Conseil d'Etat ? Mark Muller. Qui fera recours contre la brochure ? Jean-Michel Gros, jeune retraité libéral de la politique. A noter que ce recours conduira à invalider la votation sur l'amnistie fiscale proposée par les libéraux et accessoirement à faire passer les autorités de Genève à majorité bourgeoise pour ce quelles sont.

D'un coté, les libéraux nous expliquent qu'ils se doivent de soutenir leurs magistrats, acceptent un bien mauvais budget 2011 dont ils se font rapporteurs de la majorité sous la plume de Pierre Weiss. D'un autre coté, ils ne ratent pas une occasion pour flinguer ces mêmes magistrats. De quoi amuser les partis genevois. Et Bob, aussi. Mais à quelques semaines des élections municipales, l'on peut aussi se demander quel visage les libéraux (et les radicaux, par la même occasion) donnent de leur parti.

Et le mois de janvier n'est pas encore fini...

 

 

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