07 mars 2011

La Loi sur le culte extérieur doit non seulement être maintenue mais aussi être adaptée à la situation actuelle

Oui, il faut revoir la loi sur la loi sur le culte extérieur datant de 1875. Et il y a même urgence ! Non, il ne faut pas la modifier selon la proposition des radicaux. Non, il ne faut pas l’abroger ainsi que l’a fait la commission judiciaire s'est saisie de la proposition des radicaux : modifier. Au XIXe siècle, elle visait alors ouvertement les catholiques en introduisant dans le recueil systématique une loi interdisant toute célébration religieuse sur la voie publique. En fin de débat, le 25 août 1975, le Parlement durci le projet de loi en interdisant également le port de tout costume religieux (article 3). Toujours en vigueur, presqu'oublié, ce texte est selon les termes du groupe radical, « une formule inadaptée à la diversité religieuse actuelle ». Une actualisation bien radicale qui passe par une extension à toutes les religions en reformulant ce fameux article 3. C’est mal vu. Au propre comme au figuré.

Après les auditions d'usage, la commission judiciaire s'est rapidement emballée. Mais pas pour le projet de loi radical. Estimant que cette loi ne méritait plus sa place dans un recueil législatif mais plutôt dans un musée, tous les commissaires, à l'exception bien évidemment des radicaux, ont voté son abrogation. J'étais de ceux qui ont voté ainsi. J'ai voté contre la modification radicale parce que je la trouvais inadaptée en son article 3. Toujours lui. Parce qu'aussi je trouvais que les radicaux manquaient de courage : ils visaient bien évidemment les musulmans résidants à Genève mais n'osaient pas le dire ouvertement. Ils préféraient globaliser l'interdiction à toutes les religions, les religions chrétiennes comprises. J'ai voté trop vite. Mais voilà. En abrogeant cette loi du siècle dernier, nous avons créé un grave vide juridique dont on peut penser que les mahométans l'utiliseront rapidement pour développer leur prosélytisme. En biffant d'un trait de plume l'ensemble de cette loi, on permet ipso facto la prière islamique dans nos rues. Ce n'est pas ce que les radicaux ont recherché. Bien au contraire. Toutes les religions sont à présent libres de manifester sur la voie publique.

Deux faits rendent ce débat encore plus actuel. Le premier fait concerne la candidate de Vernier qui a annoncé sa volonté de porter le voile islamique au Conseil municipal en cas d'élection. Ce qui a fait réagir divers partis dont l'UDC. Le second fait est relatif à la liste meyrinoise N°8 intitulée « Diaspora » qui est clairement une liste communautaire au relent islamiste qui ne réunit que des Suisses aux patronymes plutôt exotiques : Öztürk Ramazan, Zaky Abdelmagied, Ali Assad, Rexha Lufti et autres néo-helvètes pour qui la politique municipale doit servir à construire des lieux pour divertir les jeunes ou encore à mettre à leur disposition de petits boulots qui leur permettront de se lancer sur le marché du travail. Les 20'000 genevois à la recherche d'emplois apprécieront ces soucis communo-prioritaires...

Bien qu'occupé par les prochains horizons électoraux, les responsables politiques n'en seront pas moins rattrapés par la question que l'islam et sa progression pose à Genève.

Aussi, lorsque la loi sur le culte extérieur sera à notre ordre du jour bleu, j'invite tous les députés à refuser l'abrogation proposée par le député MCG Mauro Poggia. Au contraire, il faut conserver cette loi qui devient chaque jour plus précieuse. La conserver, certes, mais avec quelques amendements bien ciblés.

1.      Il faut supprimer l'article 3 qui ne sert plus à rien : Ce ne sont plus les rares prêtres portants encore la soutane qui provoquent l'ordre public. Et la plupart des vêtements arabes ne sont pas assimilables aux vêtements religieux de l'islam. Enfin, les terroristes se baladent fringués comme vous et moi, sans attirer l'attention.

2.      Il faut inscrire dans ce texte l'interdiction du port du foulard dans tous les lieux publics.

Nous éviterons que certaines de nos rues orientées vers la Mecque soient occupées par les musulmans à l'heure de la prière coranique et qui, ainsi que c'est le cas dans beaucoup d'endroits en France, chassent les résidants non-musulmans du quartier. L'UDC propose donc de refuser la conclusion du rapporteur de la majorité et de déposer les amendements cités plus haut, signés par un maximum de députés, afin de donner à notre démarche un signal très clair aux communautés musulmanes sur ce qui peut se faire à Genève et ce qui ne se fait pas.

 

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Commentaires

Est-ce que la Constituante peut résoudre ce problème ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07 mars 2011

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