18 avril 2011

Dublin est un échec et remet en question l’accord Schengen

Ils sont 25'000 réfugiés tunisiens à s'entasser à la frontière franco-italienne de Vintimille. L'Italie, porte d'entrée de l'Union européenne, ne peut plus contrôler cet exode massif : c'est l'échec de l'accord de Dublin qui oblige le premier pays d'accueil de s'occuper du demandeur d'asile. Car l'Italie est débordée et l'Union européenne incapable d'apporter un soutien en proportion de l'immigration nord-africaine déferlant sur ce pays. Munis d'un sauf-conduit de trois mois, ces dizaines de milliers de jeunes vont se diluer dans toute l'Europe. L'accord de Dublin est par conséquent devenu caduque. Et avec lui, c'est également l'accord de Schengen qui s'effondre. L'abolition des frontières ne peut plus être maintenue. Avec l'abandon de l'accord de Dublin, ce ne sont pas seulement les aéroports qu'il faut sécuriser en vertu de la seule porte d'entrée dans l'espace national mais bel et bien toute la Suisse.

Or, la Confédération a déplacé pour le seul bassin genevois 130 gardes-frontière à l'aéroport de Cointrin. Dégarnissant ainsi les effectifs aux frontières franco-suisses. Avant cette dispersion coupable des forces (il n'y a pas eu renforcement des effectifs, bien au contraire), il y avait une trentaine de patrouilles à nos frontières. Pour 107 kilomètres, cela faisait une patrouille tous les 3,5 kilomètres. Aujourd'hui, seules cinq patrouilles circulent sur le pourtour genevois. Une patrouille tous les 21 kilomètres.

La pression monte en même temps que le baromètre : le retour du beau temps va favoriser l'arrivée de nouveaux milliers d'Africains sur les côtes italiennes. Chercher l'erreur dans ce raisonnement très fédéral qui laisse nos frontières sans défense sérieuse, sans force fédérale d'intervention d'urgence, alors que le principe de Dublin n'est plus appliqué et que l'accord de Schengen n'est plus applicable.

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Commentaires

Je ne vous saisis pas; si le fait que le principe de prise en charge par le premier pays où les réfugiés arrivent est un échec, cela veut dire qu'on doit le remplacer par le principe de répartir la prise en charge de ces réfugiés par tous les pays.

En d'autres termes, vous êtes en train de nous dire que l'UDC est pour que la Suisse propose d'accueillir quelques miliers de Tunisiens...

Quid de votre crédibilité? Pas étonnant de votre gamelle aux élections administratives...

Écrit par : avivo | 18 avril 2011

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Écrit par : custom essay | 27 avril 2011

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