11 mai 2011

Boom économique : l'augmentation des allocations familiales tombe bien

Trop d'emplois pour Genève. Qui aurait pensé qu'il y avait là matière à se plaindre ? Mais la réalité est là, devant nos yeux, au quotidien. 28'000 nouveaux emplois créés à Genève entre 2005 et 2008 nous posent bel et bien d'énormes problèmes d'infrastructures. Ils ne participent pas à la baisse du chômage. Ils nuisent fortement à la qualité de vie. Voilà un constat que partage de nombreux Genevois. David Hiler le partage en bonne partie dans l'entretien qu'il a accordé au quotidien Le Temps de ce jour. Sans remettre en question la libre circulation. Bien sûr. Donc sans moyen de réguler l'immigration venant d'Europe. L'une des solutions serait de profiter de l'inévitable réforme fiscale des entreprises que l'Union européenne imposera à la Suisse pour la fin de cette année. Pour décourager quelques entreprises. Espérer baisser l'attractivité de Genève. Mais sans casser le mécanisme d'une croissance que l'on souhaite maîtrisée. En appliquant intégralement les directives européennes. La marge minimum autorisée par Bruxelles. On va essayer. On verra.

Reste que dans ce contexte économique trop favorable, l'initiative 145 réclamant une réelle augmentation des allocations familiales tombe bien. Si l'on porte caution aux déclarations alarmistes du patronat, ce complément au salaire effrayera de nombreuses entreprises à venir s'installer et décidera d'autres à quitter notre canton. L'augmentation des allocations familiales comme clapet de surpression économique ? Une petite pause bienvenue, comme le souhaite David Hiler. Pour autant que la menace patronale soit vraie. Ce que je ne crois pas. Mais de cela, j'aurai l'occasion de vous en reparler.

 

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Commentaires

Intéressant, certes le patronat pavoise souvent avec des menaces de restructurations et de licenciements en cas d'augmentation des charges.
pourtant, il faut bien se rendre compte que l'entreprise ne vit que par ses salariés et qu'ils ont droit aux salaires convenables et aux aides nécessaires pour pouvoir vivre décemment.
Ce que les entreprises économisent sur les impôts ne doit pas servir qu'à gonfler le pactole des actionnaires ou aux bonus exorbitants distribués en fin d'année aux cadres au dessus de tout soupçon (m'enfin).
Et oui, il va falloir partager le gâteau, ne serait-ce que pour protéger la paix sociale (Idée suisse) qui rend le pays stable. Dans le cas contraire, la brèche ouverte dans ce principe risque bien de s'agrandir, et les négociations deviendront pour l'élite gouvernante une guerre des tranchées.

Écrit par : Dolane | 11 mai 2011

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