27 mai 2011

Le micmac de McSorley

Les rumeurs circulant sur les départs de Goby, de Bezina et peut-être d'autres joueurs encore m'amènent à manifester une mauvaise humeur que je réserve ordinairement à mon épouse. Surtout que les réponses données par l'entraîneur du HC Servette laissent supposer qu'elles ne sont pas toutes infondées. Ce qui conduirait à imaginer, pour la reprise du championnat, une équipe dans laquelle disparaitrait de nombreux joueurs attachants que le public - d'jeunes et moins jeunes - aime à retrouver sur la glace des Vernets.

Ce serait un bien mauvais message au moment où Charles Beer dépose sur le bureau du Grand Conseil un projet de loi pour accorder une aide financière annuelle de 500'000F au Genève Futur Hockey, société appartenant au Genève-Servette Hockey Club SA. Ce n'est pas une petite somme. Par cette nouvelle loi, le chef du DIP souhaite confier au club genevois la formation des jeunes de tout le canton. Une vision que ne partagent pas le CP Meyrin et le HC Trois-Chêne qui souhaitent garder leur indépendance. Cette nouvelle subvention publique n'est pas encore acquise. Loin s'en faut.

Chris McSorley doit y penser avant d'appliquer une politique de la jachère au sein de son équipe.

 

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25 mai 2011

Quelles mesures sont prises par le DIP lorsqu'il y a des soupçons de commission d'abus sexuels de la part d'enseignants ?

Révélé par La Tribune de Genève du  28 avril 2011, l'affaire de l'enseignant qui a fréquenté un prostitué lors d'un voyage d'études à Prague et embrassé un élève mineur ou, d'après d'autres sources, entretenu des rapports sexuels avec cet élève à l'école même, a secoué le département de l'instruction publique du canton. L'enseignant a été révoqué. Mais cette sale histoire soulève tout de même quelques interrogations sur l'attention portée par les responsables du DIP à ce genre de comportement totalement inadéquat. On peut penser que dans la majorité des cas, ces enseignants se font repérer par leurs propos tordus et que leur attitude avec leurs élèves trahit souvent leur penchant pour une forme de sexualité déviante que le droit pénal sanctionne. C'est d'ailleurs le cas pour cet enseignant au CEC Nicolas-Bouvier.

Pour les parents, penser que leurs enfants pourraient être victimes à l'école d'actes abjects de certaines personnes profitant du cadre scolaire pour assouvir leurs perversions sexuelles, est particulièrement inquiétant. C'est pourquoi, concernant ces affaires de mœurs, je désirerai en savoir plus sur la politique suivie par le DIP. D'où mon interpellation urgente écrite :

Durant ces 5 dernières années, combien d'enquêtes pour actes d'ordre sexuel sur des enfants, pour actes d'ordre sexuel sur des personnes dépendantes ou pour des attouchements d'ordre sexuel ont été ouvertes, puis combien de ces affaires ont été transmises par le DIP au Ministère public ?

 

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23 mai 2011

Prix exorbitant des terrains du MOA : l'UDC demande l'urgence

L'Etat n'entend pas se torcher avec le coude en proposant le prix exorbitant de 14 millions pour l'achat des deux parcelles abritant ce qui est devenu une boîte de nuit : le MOA. Ce qui revient à fixer le prix du m2 en zone industrielle à 750 francs. C'est simplement inacceptable : actuellement, il vaut en moyenne 250 francs. Alors pourquoi une pareille hausse ? Certes, l'on savait l'Etat dépensier. Mais c'est un peu court comme réponse. L'on peut deviner le règlement d'un dossier entre l'avocat libéral du MOA et le Conseiller d'Etat du même parti. Ce peut être une hypothèse.

Une autre serait de chercher l'explication dans les nombreux terrains en zone villa que l'Etat rêvent d'acheter pour développer les zones industrielles particulièrement recherchées en ce moment. Si le Parlement accepte cet achat, il accepte une augmentation tacite du prix du terrain en zone agricole qui deviendra la norme. Il fausse le marché et, comme d'habitude, c'est les citoyens qui passeront à la caisse.

Mais quelque soit l'hypothèse retenue, il est hors de question de cautionner l'achat d'un terrain qui valait 1,8 millions en 1998 et qui serait aujourd'hui acquis pour 14 millions. Cette proposition d'achat crée, à elle-seule, un grave précédent. Ce projet de loi (PL10765), inscrit à l'ordre du jour du Grand Conseil mais qui ne sera traité qu'en fin d'année, ne doit pas être laissé en sommeil. C'est pourquoi l'urgence sera demandée jeudi au Grand Conseil par l'UDC. En ma qualité de rapporteur de minorité, je proposerai de refuser ce projet de loi pour obliger Mark Muller à rediscuter ce prix d'achat et à nous représenter un nouveau projet de loi acceptable. Avec le risque, je vous l'accorde, que le Grand Conseil ne me suive pas et accepte l'achat des terrains.

> Voir article du 20 Minutes

> Voir article de La Tribune de Genève

 

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16 mai 2011

Une petite virée qui ne tombe pas sous le coup de l'article 24!

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Etre député et motard ne tombe heureusement pas sous le coup de l'article 24  qui interdit non seulement d'intervenir mais aussi de voter aux élus ayant des intérêts personnels avec le sujet débattu (règlement du Grand Conseil). Certes, il y a bien des intérêts personnels (la moto, les copains, la virée, les bons moments). Mais il n'y a pas besoin de voter! Et encore moins de débattre! Pas de longues palabres, pas d'interminables séances de commissions, pas de rapports à rendre. Juste un courriel. Pour dire : quelle bonne idée : j'en suis! C'est ainsi que dimanche matin, à la douane de Chancy, Jean Romain, Charles Selleger et moi-même nous retrouvons pour rallier par les plus belles routes de l'Ain et du Jura le charmant village de Baume-les-Messieurs et son abbaye Impériale bénédictine du IXe siècle. 350 km au programme, du soleil, de la pluie, des nuages et pleins de virages. Avec Jean Romain comme chef d'attelage. Haut perché sur sa béhème, traçant le chemin à travers la belle campagne, slalomant au gré des contours tel un skieur doué autour des piquets, il a fallu flatter la poignée des gaz. Et parfois être intransigeant avec celle du frein! Quelques arrêts bienvenus par ce temps plutôt frisquet : c'est à peine si nous avons eu le temps de parler politique. C'est dire si la journée fut agréable!

Pour les plus curieux d'entre vous, vous trouverez plus de photos et de détails de notre journée sur le site de Jean Romain.

 

 

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13 mai 2011

Le sale petit mouchard de la commission des finances

Un document de travail interne à la commission des finances, daté d'hier, est déjà publié sur le site du quotidien 20 Minutes. Je le constate avec agacement. Grâce aux bons soins d'un député indélicat. C'est ainsi que l'on dit poliment ces choses. Hier, la commission des finances explorait les comptes 2010 du DSPE. Pour ce faire, quelques jours avant cette séance, deux députés sont chargés d'auditer en détails les comptes de ce département. L'un des deux prépare un rapport écrit et à l'usage exclusif de la commission qu'il adresse à tous les commissaires des finances. Puis, en séance de commission, en présence de Mme Rochat et de ses collaborateurs, les deux députés le présentent avant qu'il ne soit débattu par tout ce petit monde.

Ce rapport, à l'usage exclusif de la commission, était particulièrement critique. A juste titre. Lassé de n'être que modérément entendu par le département de police, depuis  de nombreuses années, c'est-à-dire avant l'arrivée de Mme Rochat, l'excellent député Renaud Gautier a choisi un ton ironique, presqu'irrévérencieux, voire carrément piquant mais aussi plein d'humour pour rédiger son rapport. Pour attirer notre attention et celle, surtout, du département. Ce qu'il a parfaitement réussi. Le débat a été animé, les camps se sont expliqués avec franchise. Mme Rochat a reconnu que la plupart des problèmes indiqués dans le rapport sont réels. Qu'elle a beaucoup de peine à les résoudre parce qu'en grande partie, ces problèmes sont issus directement de l'héritage laissé par Laurent Moutinot. Et puis aussi, que d'autres problèmes proviennent de son département mais qu'ils ne seront pas pour autant résolu en deux jours. Ce sont, pour la plupart, des problèmes récurrents qui datent de plusieurs années. Il faut donc saluer la pugnacité de Renaud Gautier face à une magistrate appartenant à son propre parti.

Le fond, le rapport ne pose pas problème à la commission. La forme, elle, a suscité des commentaires. L'expérience aidant, nous avons laissé en l'état ce dossier. Nous aurons l'occasion, avec la dernière journée entièrement consacrée aux comptes 2010, d'en reparler tranquillement entre nous, d'évaluer d'éventuels dégâts, de chercher pour les députés, mais aussi le chef du département et ses collaborateurs à tirer tout les enseignements pour ne pas avoir à revivre le même rapport l'année prochaine. Renaud Gautier en est capable, le bougre.

C'est ainsi que cela aurait du se passer. Mais grâce à notre collabo de commission, le rapport de Renaud Gautier devient un document public que la commission des finances aura peine à utiliser. Comme dit, le fond est juste. Mais peloté par la presse, la forme suffit pour discréditer le fond. Elle en amenuise sa portée, elle porte flanc à une critique personnelle plutôt qu'à celle politique, elle fractionne inévitablement la commission (ce que le président n'aime pas !) et elle contamine le débat. Plus rien n'est serein parce qu'il n'y a plus beaucoup d'espace de manœuvre. La salle de l'Alabama n'est pas le plateau d'infrarouge. A la fin d'un débat sur infrarouge, les invités se quittent sans avoir fait avancer le dossier. Aux finances, c'est tout le contraire. Nous nous expliquons, souvent longuement, en détails, parfois même avec virulence. Ce dossier, nous le terminons, après débat et vote. En jetant en pâture le rapport de Renaud Gautier, le sale petit mouchard nous complique la vie et réduit les possibilités de trouver une solution plus gracieuse, sans en corrompre le contenu. Et éviter une querelle inutile.

Ce sale petit mouchard pourri les mœurs politiques genevoises. Elles ne gagneront pas en qualité. Elles repousseront les citoyens les meilleurs qui souhaitent s'investir dans la politique et laisseront la place à d'autres sales petits mouchards qui ne comprendront jamais que certaines règles tacites, usuelles, internes au Parlement, basées sur l'honneur et le respect, permettent de travailler au bien de la République plutôt qu'au succès d'un parti. Mais déjà, j'ai la vilaine sensation de parler dans le vide.

 

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