01 juin 2011

Démission à la Cour des comptes : jouons les profilers

L'élection partielle de la Cour des comptes, cet automne, sera l'occasion de placer un second magistrat de droite à la Cour des comptes. Un nouveau magistrat qui puisse se représenter en 2012 et ainsi continuer son action. Le candidat idéal doit cumuler de solides notions de comptabilité, de droits et connaître à fond les institutions publiques. Il ne doit pas être trop vieux, ni trop jeune. De l'intelligence. De l'expérience. De l'autorité. Voire être un rien emmerdeur...

Voilà un profil que ne remplissent pas les deux candidats que nous présente aujourd'hui La Tribune. Ni René Longet ni Francis Walpen ne conviennent pour ce poste. L'actuel président du parti socialiste, licencié en lettres et ancien conseiller administratif d'Onex n'a, sauf erreur de ma part, que peu de connaissance en matière en contrôle financier et  fait pâle figure à comparer par exemple avec le parcours prestigieux de M. Zuin qui siège actuellement à la Cour des comptes. Toute autre est la candidature de l'ex-libéral Francis Walpen, malgré ses 70 ans. Il a incontestablement les capacités pour ce poste. Mais en annonçant qu'en cas d'élection, il n'occupera ce poste que le temps d'arriver à la prochain élection (dans quelques mois, en 2012), il est certain que l'efficience ne pourra pas être au rendez-vous.

N'est-ce pas le profil d'Yves Nidegger ? Certes, notre conseiller national tient à siéger à Berne mais l'occasion ne peut-elle faire le larron ? Les scores de l'Entente ne lui permettent plus de se réserver tous les postes de la République. L'UDC peut légitimement  revendiquer ce siège car l'éventuel candidat est de qualité. Tout se discute et la Cour des comptes doit échapper aux petites envies personnelles et autres calculs politiques. Son travail est trop important. A Genève, je ne vois pas 36 candidats capables de prétendre à ce poste. Yves Nidegger peut, quant à lui, y prétendre. Le connaissant bien, voilà bien le genre de solide défi qui pourrait le tenter. Et puis, je suis certain qu'aucun(e) candidat(e) UDC au Conseil national ne verrait d'objection à voir siéger Yves Nidegger à la Cour des comptes...

 

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Commentaires

Les candidats se presseront au "portillon". Si l'on examine le profil et le cursus professionnel des actuels élus à la Cour des comptes, pratiquement tous sont titulaires d'une licence en droit ou sont passés par la magistrature. C'est une personne provenant de ce sérail qui devrait remplacer la démissionnaire.

Écrit par : Electryse | 02 juin 2011

Justement, Nidegger est un avocat passé par la magistrature judiciaire (il a été juge à la Commission de surveillance des offices de poursuites et faillites, a présidé 10 ans aux Prud’hommes et a siégé à la Commission de recours de police des étrangers). Comme parlementaire fédéral, il siège depuis 2007 à la commission judiciaire des Chambres et vice-préside la Commission des affaires juridiques du national. Et comme parlementaire cantonal, il a présidé la commission judiciaire et a participé à « justice 2011 ». Sur le plan du sérail juridique, on il a manifestement le profil. Mais il aussi siégé, à mes cotés, à la Commission des finances du Grand Conseil où sa maîtrise de la comptabilité (matière qu’il a longuement enseignée en Suisse et à l’Etranger) étaient reconnues à gauche comme à droite. Franchement, je ne connais guère de candidats qui auraient autant ou plus de cordes à leur arc.

Écrit par : Eric Bertinat | 02 juin 2011

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