01 août 2011

1er août et devoir d'histoire

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Nous célébrons ce 1er août le pacte fondateur de la Suisse. Celui de 1291. Celui d'une alliance de trois cantons réunis pour faire face à l'adversaire. Se fédérer pour défendre ses biens. Ce Pacte, c'est celui d'une exigence : être maître en son territoire. Etre maître de son destin. Un pour tous, tous pour un !

Mais nous ne célébrons pas que cela. Nous rendons aussi témoignage de toute l'histoire de notre pays. Depuis 1291 à nos jours. L'histoire d'un pays de frontières naturelles planté au milieu d'un continent. D'un pays de cités et de montagnes. D'un pays balafré par ses diversités mais uni malgré tout. C'est son histoire. Trop souvent oubliée, elle s'impose à nous malgré l'indifférence de notre époque. Elle s'impose malgré une classe politique défaillante. Elle s'impose malgré l'essoufflement que lui imposent le développement technologique et la mondialisation. Elle s'impose dans les urnes - Dieu merci ! - à chaque fois que notre indépendance est en danger. Elle s'imposera tant que nous lui resterons fidèles.

Car l'histoire de notre passé explique l'avenir. Elle peut seule expliquer l'avenir. C'est elle que tout Suisse hérite à sa naissance. C'est elle que doit adopter affectueusement tous ceux qui veulent devenir Suisse. Le passé, c'est notre force. Notre faiblesse, c'est notre présent. L'histoire est la seule dimension de la Suisse ! Ignorer notre histoire, c'est bâtir un autre pays, choisir un autre avenir. C'est accepter l'aventure et les aventures. Celles qui ont tant malmenés nos voisins tout au long de... leur histoire.

Notre histoire est avant tout celle d'un pays animé par sa volonté d'indépendance. Pour être maître chez soi. Pour sauvegarder cette indépendance, la Suisse a choisi de ne pas se mêler de politique étrangère, d'être hors des grandes disputes qui ont conduit notre continent près de l'abime à de nombreuses reprises. Elle a choisi la neutralité. Ce n'est pas de l'indifférence. L'action de la Suisse sur le terrain diplomatique ou sur celui de l'aide internationale est là pour prouver son souci des autres. Indépendance et neutralité ont donc conduit naturellement la Suisse à la prudence non seulement face aux grandes coalitions voisines mais aussi face à ses propres autorités. Cette suspicion pleine de sagesse, a conduit naturellement la Suisse au fédéralisme et aux droits populaires. Elle s'est imposée tout au long de son histoire. Inutile de chercher un château de Versailles ou le Palais des Doges en Suisse. Tout y est simple et solide, destiné à être utile et à durer. Sens de la réalité et du bien commun, saine prudence et forcément humilité : voilà la Suisse que nous fêtons chaque 1er août !

 

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Commentaires

C'est la lumière captée jadis dans le Pacte. Puisse-t-elle ne jamais s'éteindre!

Écrit par : RM | 01 août 2011

C'est bientôt fini, cette vision Bisounours.
Il faut penser en termes planétaires. Pas la peine de se croire à l'abri encore longtemps sur nos alpages, même lorsque le soleil annonce un brillant réveil.

Écrit par : denise | 01 août 2011

La Suisse est consensuel ce qui nous a permis de traverser bien des épreuves, notamment dans des conflits religieux. Ce qui est totalement étranger à votre parti.
La Suisse, parce que pauvre, c'est aussi des siècles d'émigrations, mais aussi une terre d'asile notamment pour les huguenots.
La neutralité ne nous appartient pas, mais nous a été imposé par les puissant de l'Europe, dans un premier temps, en nous obligeant à nous occuper de nos oignon (défaite de Marignan). Et ce sont les vainqueurs de Napoleon qui ont fait la Suisse neutre, et par là même l'ont reconnu comme tel. Napoléon n'est pas étranger non plus à la Suisse moderne (1848).


J'aime la Suisse avec son histoire, ses défauts et ses qualité.
La Suisse mythifier est un bandeau qu'on se met sur les yeux, qui nous empêchent d'avancer.

Christoph Blocher createur de l'ASIN, a été en son temps par exemple, opposé à la création de l'AVS. L'ASIN - UDC aime peut-être la Suisse, mais aiment t'ils les suisses ?

Écrit par : roket | 14 août 2011

@Denise, bravo la fille...

hier soir, j'écoutais une symphonie jouée et diffusée sur une chaîne TV grand public, très mal interprétée par le soliste.

mais je pleurais
car je la connaissais par coeur, me souvenais de chaque difficulté technique, de ce qu'est réellement cette symphonie, et de l'amour de mon père qui connaissait, respectait et adorait cette musique et son compositeur...
dommage qu'une telle version, de si bas niveau, soit diffusée, médiatisée auprès d'un large public.

L'essentiel étant:
que les niveaux de sensibilité
et de connaissance y référents ne soient plus demandés, perpétrés, requis ou valorisés au sein de notre société, dans nos médias, dans notre vie quotidienne ou professionnelle.

Comme ce qui se faisait à l'époque de ce vieux suisse qu'était mon père, héritier de cette lignée de la March


Ce que cette Denise ne semble, ni savoir ni pouvoir comprendre, touchant

- le fondement de notre histoire, de nos lois, du fédéralisme hélvétique
- l'ensemble culturel qui l'entoure.


A se demander si cette Denise est suisse d'origine ou émigrée?
A-t-elle précisé sa motivation, ou le fondement de sa critique du 1er août national?


Sinon, cette Denise veut-elle nous proposer un autre jour de fête confédérale que le 1er août, moins bisounours à son goût?

ou les suisses devraient-ils entamer un jour de saccage (style banlieue saccagée en 2011 par des djeuns?),
histoire de préparer un jour de congé annuel plus "relevant" (que quoi?) aux yeux de Denise ?


Pauvre critique / pauvre esprit critique, du pseudo Denise.

Écrit par : aloïs | 14 août 2011

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