31 août 2011

Ville de Genève : un premier projet de budget trop doctrinal

Priorité aux mesures contre les inégalités sociales. Sandrine Salerno a présenté l'ébauche du budget 2012 équilibré pour la Ville de Genève. Prévoyant des revenus en hausse, la magistrate socialiste s'empresse d'enfourcher son dada : les inégalités sociales. Rien sur l'insécurité, rien sur la crise du logement, rien sur la mobilité. 45 millions supplémentaires seront donc prioritairement alloués aux inégalités sociales. L'aide internationale sera également priorisée pour développer divers projets entre Genève, ville riche mais endettée, et les villes pauvres de la planète.

Question charge de fonctionnement, les dépenses restent en constante augmentation. En douze ans, la Ville de Genève passe ainsi d'un budget de 700 millions à plus de 1 milliard de francs, soit 63% d'augmentation. Malgré cela, l'administration communale augmentera de 47 postes (+5,2 millions).

De manière générale, l'UDC-Ville de Genève constate qu'il y a peu d'efforts sérieux pour réduire le train de vie de l'administration. Au contraire, profitant de revenus fiscaux toujours confortables, le Conseil administratif de la Ville de Genève continue à prendre du poids alors que la population sur cette commune n'a que peu augmenter. Pour l'instant, l'UDC attend que les travaux en commissions commencent et que se dessinent plus clairement les priorités qui seront données à ce budget. Mais l'UDC continue à vouloir mordicus un budget ne dépassant pas le milliard pour la fin de cette législature, soit une diminution pour le budget 2012 d'une trentaine de millions. Sans polémiquer sur les priorités budgétaires de Madame Salerno, on n'y est pas loin. Encore un petit effort que l'actualité économique et monétaire nous forcera peut-être atteindre d'ici la fin de cette année.

 

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24 août 2011

Sécurité : la quadrature du cercle d'Isabel Rochat

Verbiage estival que tout cela. La sécurité ne sera pas rétablie par les plans solaires de Madame Rochat. Tout simplement parce que Madame la Conseillère d'Etat ne dispose pas d'un gendarme de plus qu'avant l'été. Qui donc formera sa « réserve opérationnelle » si ce ne sont des policiers tirés de leur temps de repos ? A les voir courir toute la journée et dans tous les sens dans notre canton-mouchoir, ils méritent ces quelques heures de pause. Même remarque quant à la présence policière accrue ou encore l'augmentation du nombre de patrouilles. La situation est tellement bordélique que la chef du département de l'insécurité se doit de faire quelque chose, même si ce n'est qu'un effet de manche. Mais toujours pas de mesures pour renforcer le contrôle des frontières, pour dénoncer les accords de Schengen-Dublin ou pour appliquer avec toute la rigueur possible le code pénal. Allez, Madame Rochat, allez Monsieur Zappelli, assez de libéralisme : du courage ! Remplissez nos prisons de tous ces gredins qui nous pourrissent la vie ! Renvoyez tous ces prédateurs venus de l'étranger ! C'est dorénavant le prix à payer pour vos réélections.

 

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16 août 2011

Les chiffres de la Genève internationale

Comme un tir d'artillerie. Avant l'envoi de l'infanterie. Impossible d'évoquer la Genève internationale sans rappeler qu'elle rapporte trois milliards de francs par an. Comme un refrain. Un chiffre tiré d'on ne sait où? Enoncé à l'infini. Aujourd'hui, la Chancellerie nous offre un deuxième couplet à cette rengaine. Dans un communiqué de presse flagorneur, elle nous apprend qu'une nouvelle ONG vient de poser ses valises dans notre canton. Et de nous asséner un nouveau chiffre qui connaîtra sans nul doute lui aussi un grand succès : les dix plus importantes ONG rapportent 800 millions de francs à Genève. D'où vient cette somme ? Comment a-t-elle été calculée ? On aimerait connaître les sources. Mystère. Un même mystère que celui qui entoure les trois milliards annuels. Mais dont le rappel systématique suffit à dégonfler la mauvaise humeur des Genevois envers les travailleurs internationaux. Ces derniers n'étant pas innocents dans la crise du logement et de la cherté de la vie à Genève. Et question vie cher, chapeau! Genève est première au niveau suisse, 4e au niveau européen et 7e au niveau mondial!

Pendant ce temps, victimes de la baisse du dollar, ces mêmes organisations piquent du nez et revoient leur budget à la baisse. Seul David Hiller semble réaliste lorsqu'il déclare que la prochaine crise importante, pour autant qu'elle respecte la statistique des cycles, et annoncée pour 2015, risque bien de remettre en cause la Genève internationale et ses retombées  mirifiques. A moins que l'on ne laisse pas mourir de leur belle mort toutes ces organisations pro-mondialistes et liberticides. Pourquoi pas un nouveau Fonds de stabilisation financière pour organisations internationales, avec son siège à Genève ?

 

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15 août 2011

L'Usine suicidaire?

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La crise économique, la chute de l'euro, le Fonds de stabilisation financière, la dette publique, trop de pluie, pas encore la neige, pas le temps, le prix des logements, je me parque où, les pieds de bilan, hop Servette, Sandrine Salerno, on verra demain, la tarte aux pruneaux,  bref, c'est bientôt la rentrée et le budget 2012 de la ville de Genève...

 

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10 août 2011

Université d'été - ASIN : mise en bouche (1)

Plutôt rare dans le paysage suisse, mais pas pour autant complètement absente, l'Université d'été annonce l'arrivée de l'automne, et vous donne rendez-vous pour préparer la reprise de l'agenda politique. Bien moins formelle qu'une assemblée générale, beaucoup plus détendue qu'une conférence, l'Université d'été est un entraînement et une détente avant la rentrée parlementaire et les premières votations de septembre. Sans oublier les élections nationales. L'ASIN n'étant pas un parti politique, l'idée d'organiser une Université lui a semblé bienvenue dans le contexte économico-politique actuel. « L'Europe contre l'Union européenne » sera le thème général. L'un de nos conférenciers, Jean-Yves Le Gallou est diplômé d'études supérieures de sciences économiques et de l'Institut d'études politiques de Paris, fondateur du club de l'horloge. Membre du Comité directeur du Parti Républicain (1982), secrétaire général du groupe Front National à l'Assemblée Nationale de 1986 à 1988, délégué général du Mouvement National Républicain (MNR) de 1999 à 2002, conseiller municipal de Colombes de 1989 à 2001 et conseiller régional au Conseil régional d'Ile-de-France. Il fut également député français au Parlement européen de 1994 à 1999. Jean-Yves Le Gallou nous apprendra tout sur « La novlangue de l'Union européenne ». Voici, ci-dessous, un petit résumé du texte qu'il vous présentera.

La meilleure analyse de la situation politique de l'Europe contemporaine se trouve chez Georges Orwell. Dans 1984 cet auteur britannique décrivait prophétiquement un régime totalitaire qui contrôlait la population en appliquant quatre règles :

- une télévision perpétuellement allumée ;
- une histoire révisée en permanence en fonction des intérêts idéologiques et politiques du moment ;
- la diabolisation des opposants ;
- l'usage d'une Novlangue, c'est-à-dire la manipulation du vocabulaire à des fins politiques pour cacher les réalités déplaisantes et imposer les visions du régime.

Et bien ce goulag mou, ce « moulag », nous le connaissons aujourd'hui en Union européenne. Son vocabulaire officiel repose sur une triple pratique :

- D'abord la disparition de certains mots ; les « mots tabous » totalement absents des textes officiels et que nul ne doit utiliser car ils sont frappés d'interdit : frontières, peuples, identité, référendum.
- Ensuite l'usage massif du beau parler européen, les mots fétiches de la Novlangue européenne, ces « mots trompeurs » dont le sens a été changé : démocratie (conçue comme un ensemble de valeurs, non comme une procédure de choix par le peuple), citoyen (à qui on prétend donner des droits individuels pour mieux retirer ses droits collectifs), valeurs (liées au politiquement correct et déconnectées de toute histoire), Etat de droit (c'est-à-dire pouvoir absolu des juges constitutionnels et des juges internationaux).
- Enfin le recours aux « mots sidérants » pour imposer le déni de réalité, le déni de cohérence et le déni de débat : quiconque ne pense pas comme il faut se voit qualifier d'être « europhobe, xénophobe, nationaliste, populiste, voire d'extrême droite ».

Pour être complet, il faudrait ajouter que le vocabulaire des institutions européennes est incompréhensible pour quiconque n'est pas un expert des institutions européennes :

- le gouvernement européen porte le nom de Commission ;
- ce qu'on appelle Conseil des ministres n'est pas un gouvernement mais une chambre haute;
- ce qu'on nomme Parlement n'est qu'une chambre basse doublée d'une agence de normalisation ;

-enfin les directives sont des lois cadres et les règlements des lois simples.

Cet embrouillamini langagier présente un formidable avantage : dans chaque pays les gouvernements et les majorités se permettent de critiquer vertement les décisions qu'ils ont eux même votées à Strasbourg et à Bruxelles ! Une formidable tromperie de l'électeur qui marche depuis plus de trente ans !

La suite ? Elle vous sera offerte samedi 27 août 2011, à 17h, au Sentier (Vallée de Joux)
> notre prospectus

 

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