24 septembre 2011

Budget 2012 : est-il interdit de remettre en cause les investissements ?

Après la présentation du budget déficitaire de l'Etat pour 2012, chacun se demande comment réduire un déficit annoncé de plus de 400 millions de francs. Réduire le budget à défaut de parler d'équilibre. Je ne me fais aucune illusion. Il sera accepté par le Parlement, avec ici et là quelques petites concessions. Juste de quoi donner bonne conscience aux partis bourgeois qui le soutiendront. N'est-ce pas un libéral, Pierre Weiss, qui a rédigé l'an passé le rapport de majorité du budget 2011 déficitaire (-175 millions) et vorace en nouvelles places de travail (+412 postes)?

Interrogé mercredi par des journalistes qui voulaient connaître ma position face à l'inévitable choix devant lequel le Parlement sera placé (baisse des prestations ou hausse des impôts), je leur ai répondu qu'il y a une autre possibilité, une troisième voix, rejetée avec force par tous les partis. Celle d'une baisse - ou un report - des investissements. Il me paraît impossible de réduire l'actuel budget de 400 millions. Trouver 200 millions serait déjà surprenant. Le reste pourrait être pris sur les investissements. Ces quatre dernières années, l'Etat de Genève a voté pour 2 milliards d'investissements. D'autant plus qu'en prenant une estimation moyenne de 30% couvrant les charges et les amortissements induits par ces travaux, on déclenche inévitablement une augmentation des prochains budgets d'environ 500 millions. La "pédale douce" n'est, à mon sens, pas une mauvaise idée. Et encore moins une hérésie comptable.

 

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Commentaires

Bertina, calmez-vous, vous seriez le premier à tout interdire !!!

Écrit par : Corto | 24 septembre 2011

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