27 septembre 2011

Genève Futur Hockey : Traitement de faveur ?

La ville de Genève et le canton sont saisis chacun d'une demande de subvention de 500'000 francs pour sauver le centre de formation imaginé et financé par MM. Quennec et McSorley : le Genève Futur Hockey (GFH). Après quelques années d'activités, ce centre est fortement endetté, plus de 2 millions de francs. Les collectivités publiques ont été appelées au secours. Un montant extraordinaire de 750'000 francs a été versé par la Ville de Genève en mars 2011. Le fond intercommunal a accepté de verser  550'000 francs et l'Etat a prévu une aide de 500'000 francs prélevée sur la réserve  du fonds d'Aide au sport. Enfin, la Ville a remis la main au porte-monnaie pour 500'000 francs, hors la subvention actuellement discutée. Le joujou est donc sauvé grâce à l'argent public. Enfin, pas tout à fait, puisqu'il faut maintenant assurer un million de francs par an pour former une septantaine de jeunes recrutés principalement au sein du CP Meyrin et du HC Trois-Chêne. Ces deux clubs amateurs, en l'état, ne veulent pas entendre parler du Genève Futur Hockey. Ses statuts sont jugés non-démocratiques par les responsables de ces deux clubs qui refusent de participer à une nouvelle aventure qui s'élève, selon le Business Plan à plus de 1,3 millions par année.

Tout cela ne décourage pas M. Charles Beer qui se montre très actif sur ce dossier. Nullement refroidi par une commission des finances du Grand Conseil pour le moins circonspect, il a pris son bâton de pèlerin pour tenter de convaincre certains partis, telle l'UDC dont votre serviteur ne s'est pas montré très enthousiaste à l'idée de voir l'Etat subventionner indirectement un club professionnel (qu'il apprécie particulièrement; il sera ce soir à la patinoire !) sans connaître la politique en matière de sport que le Conseil d'Etat et les autorités communales entendent mettre en place, sans connaître le nombre de millions de francs qui viendront surcharger les prochains budgets et sans réunir les deux principaux clubs de hockey pourvoyeurs des jeunes joueurs désirés par le GFH.

Il n'y a pas que le chef du DIP qui s'emballe à l'idée de subventionner un sport populaire qui, comme le hockey sur glace, rassemble régulièrement 7'000 personnes aux Vernets. Certains politiciens voient dans cette démarche de quoi satisfaire facilement des électeurs potentiels : les arguments ne manquent pas. Mais comme à son habitude, la réalité reste têtue : la même semaine, le Conseil d'Etat nous présentait son budget 2012, déficitaire à hauteur de 420 millions de francs. De quoi montrer une certaine prudence, non?

 

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Commentaires

... et donc, il nous arrive d'être d'accord. La magie des crosses quand elles ne sont pas d'évêques...

Écrit par : Pascal Holenweg | 27 septembre 2011

Ce genre de subventions est tout simplement scandaleux.

Écrit par : Johann | 27 septembre 2011

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