28 septembre 2011

Jacques Attali, camelot du mondialisme

Hors du mondialisme, vous n'aurez que le chaos ! Tel est le message que l'homme à tout faire du mondialisme a fait passer ce matin à l'hôtel Métropole. Invité par l'association Convergence et la Société d'entraide de la légion d'honneur, le public est venu en nombre et dut s'acquitter de la somme de 50 francs pour entendre l'illustre homme s'exprimer très exactement de 8h10 à 9h50. Visiblement levé du mauvais pied, il fallut une patience d'ange à la modératrice, Myret Zaky, pour supporter la diva française qui, elle, ne supportait pas d'être interrompu dans son monologue familier. Passons. Si son point de vue sur l'évolution du monde et plus particulièrement sur l'émergence de nouvelles puissances et l'effondrement partiel des USA est pertinent, il reste que sa vision du monde parfait est celle des grands financiers apatrides qui prépare le marché unique en régnant sur les Etats. Pour Jacques Attali, l'humanité sera sans Dieu, sans grandes puissances, sans nations et sans marchés protégés. Il milite sans retenue pour l'avènement d'un seul Etat de droit, d'une gouvernance mondiale dépassant les intérêts nationaux, gérant le monde dans sa totalité, dans le temps et l'espace. Il a beau parler de gouverance mondiale démocratique, sa vision universelle du pouvoir conduira bien évidemment au totalitarisme. Pour y parvenir, Jacques Attali admet froidement qu'une nouvelle guerre mondiale extrêmement violente sera l'étape nécessaire pour que l'humanité (du moins ce qu'il en restera) accepte enfin la mise en place d'un gouvernement planétaire. Une prophétie, un avertissement même pour un remake du XXe siècle et de ses guerres dévastatrices qui n'a pas encore été suffisamment complaisant à l'idéal mondialiste. Ce matin, Jacques Attali a tout simplement fait sa déclaration de guerre.

 

 

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27 septembre 2011

Genève Futur Hockey : Traitement de faveur ?

La ville de Genève et le canton sont saisis chacun d'une demande de subvention de 500'000 francs pour sauver le centre de formation imaginé et financé par MM. Quennec et McSorley : le Genève Futur Hockey (GFH). Après quelques années d'activités, ce centre est fortement endetté, plus de 2 millions de francs. Les collectivités publiques ont été appelées au secours. Un montant extraordinaire de 750'000 francs a été versé par la Ville de Genève en mars 2011. Le fond intercommunal a accepté de verser  550'000 francs et l'Etat a prévu une aide de 500'000 francs prélevée sur la réserve  du fonds d'Aide au sport. Enfin, la Ville a remis la main au porte-monnaie pour 500'000 francs, hors la subvention actuellement discutée. Le joujou est donc sauvé grâce à l'argent public. Enfin, pas tout à fait, puisqu'il faut maintenant assurer un million de francs par an pour former une septantaine de jeunes recrutés principalement au sein du CP Meyrin et du HC Trois-Chêne. Ces deux clubs amateurs, en l'état, ne veulent pas entendre parler du Genève Futur Hockey. Ses statuts sont jugés non-démocratiques par les responsables de ces deux clubs qui refusent de participer à une nouvelle aventure qui s'élève, selon le Business Plan à plus de 1,3 millions par année.

Tout cela ne décourage pas M. Charles Beer qui se montre très actif sur ce dossier. Nullement refroidi par une commission des finances du Grand Conseil pour le moins circonspect, il a pris son bâton de pèlerin pour tenter de convaincre certains partis, telle l'UDC dont votre serviteur ne s'est pas montré très enthousiaste à l'idée de voir l'Etat subventionner indirectement un club professionnel (qu'il apprécie particulièrement; il sera ce soir à la patinoire !) sans connaître la politique en matière de sport que le Conseil d'Etat et les autorités communales entendent mettre en place, sans connaître le nombre de millions de francs qui viendront surcharger les prochains budgets et sans réunir les deux principaux clubs de hockey pourvoyeurs des jeunes joueurs désirés par le GFH.

Il n'y a pas que le chef du DIP qui s'emballe à l'idée de subventionner un sport populaire qui, comme le hockey sur glace, rassemble régulièrement 7'000 personnes aux Vernets. Certains politiciens voient dans cette démarche de quoi satisfaire facilement des électeurs potentiels : les arguments ne manquent pas. Mais comme à son habitude, la réalité reste têtue : la même semaine, le Conseil d'Etat nous présentait son budget 2012, déficitaire à hauteur de 420 millions de francs. De quoi montrer une certaine prudence, non?

 

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24 septembre 2011

Budget 2012 : est-il interdit de remettre en cause les investissements ?

Après la présentation du budget déficitaire de l'Etat pour 2012, chacun se demande comment réduire un déficit annoncé de plus de 400 millions de francs. Réduire le budget à défaut de parler d'équilibre. Je ne me fais aucune illusion. Il sera accepté par le Parlement, avec ici et là quelques petites concessions. Juste de quoi donner bonne conscience aux partis bourgeois qui le soutiendront. N'est-ce pas un libéral, Pierre Weiss, qui a rédigé l'an passé le rapport de majorité du budget 2011 déficitaire (-175 millions) et vorace en nouvelles places de travail (+412 postes)?

Interrogé mercredi par des journalistes qui voulaient connaître ma position face à l'inévitable choix devant lequel le Parlement sera placé (baisse des prestations ou hausse des impôts), je leur ai répondu qu'il y a une autre possibilité, une troisième voix, rejetée avec force par tous les partis. Celle d'une baisse - ou un report - des investissements. Il me paraît impossible de réduire l'actuel budget de 400 millions. Trouver 200 millions serait déjà surprenant. Le reste pourrait être pris sur les investissements. Ces quatre dernières années, l'Etat de Genève a voté pour 2 milliards d'investissements. D'autant plus qu'en prenant une estimation moyenne de 30% couvrant les charges et les amortissements induits par ces travaux, on déclenche inévitablement une augmentation des prochains budgets d'environ 500 millions. La "pédale douce" n'est, à mon sens, pas une mauvaise idée. Et encore moins une hérésie comptable.

 

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23 septembre 2011

Frontières : le principe de l'entonnoir plutôt que celui de la passoire

Pas assez de gardes-frontière. Trop de possibilités de franchir la frontière genevoise, de petits passages, de petites routes qui permettent de passer discrètement la frontière. Muni d'un GPS n'importe quel criminels passe de nuit et dans n'importe quel condition météorologique notre frontière. Dans les deux sens, évidemment. Comment remédier à ces carences ? Plusieurs solutions sont envisageables. L'accroissement des effectifs douaniers, évidemment. Malheureusement, ce n'est pas pour demain. Au contraire. L'arrivée à la retraite de très nombreux gardes-frontière, malgré quelque velléités bernoises de renforcer les effectifs, affectera durement le travail du Corps ces prochaines années. Reste les 77 chemins carrossables, permettant le franchissement de la frontière en voitures. Sur ces 77 accès, certains ne sont jamais ou rarement empruntés, de sorte que leur fermeture ne serait pas susceptible d'engendrer des difficultés de circulation ou un report de trafic insupportable. La fermeture de ces routes et chemins carrossables - hors des routes douanières - permettrait aux gardes-frontière d'atténuer quelque peu l'ampleur de leur difficile tâche et d'augmenter la couverture aux autres points de passages. C'est la proposition que fait le groupe des députés UDC en déposant une motion, cosignée par de nombreux parlementaires du PDC et du PLR.

 

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22 septembre 2011

Budget 2012 : tout simplement déraisonnable

Près d'un demi-milliard de déficit, tel est le budget cantonal pour 2012. Avec 3% d'augmentation des charges, l'exécutif genevois n'a visiblement pas pris la mesure de l'environnement économique mondial, de la faillite des Etats européens et de l'échec de l'euro. Sauf à tenir compte de l'impact du franc fort sur les performances fiscales. Ce budget d'un volume de 8 milliards met aussi en valeur les coûts des décisions prises au niveau fédéral et cantonal. Nouvelles lois et réformes - nouveau mode de financement des hôpitaux (+ 24 millions), réforme judiciaire (+ 5 millions, Cycles d'Orientation (+ 15 millions), etc. - ont un prix qui ne laisse que peu de manœuvres au Conseil d'Etat. Reste des dépenses inouïes en matière d'aide sociale (+7%), de mobilité (6%), de justice (+4%) et de sécurité (+3,7%). Libre circulation et accords de Schengen-Dublin se paient lourdement.

La dette, en légère augmentation, reste très préoccupante. Le niveau élevé des investissements augmente de 4% pour atteindre près d'un milliard. Trop élevé pour l'UDC alors qu'aucun parti n'a le courage de rediscuter ou reporter ces dépenses publiques qui participent au déficit budgétaire 2012.

L'an passé, l'UDC avait proposé sans succès une baisse linéaire de 1% pour tendre à un budget équilibré. L'UDC constate que pour parvenir aujourd'hui à un budget équilibré, c'est une diminution de 4% de l'ensemble des dépenses de l'Etat qui doit être opérée. Catastrophée par la présentation de ce budget déficitaire, consternée par les promesses d'un budget équilibré à l'orée 2014, l'UDC propose de renvoyer purement et simplement ce budget au Conseil d'Etat.

 

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