24 octobre 2011

Elections dans les élections : l'ASIN prend plus d'importance !

Pirmin Schwander, président de l'ASIN, Luzi Stamm, vice-président, ont été réélus au Conseil national en réalisant des scores réjouissants. Oskar Freysinger, Christoph Mörgeli et Lukas Reimann, tous membres de son comité directeur se sont également brillamment fait réélire.

Les résultats des élections fédérales du week-end passé laissent toutefois une impression ambiguë. Ce mercredi, après la séance à huis clos du Conseil fédéral sur l'Union européenne, on saura où se situent les gagnants de ce qu'on appelle le nouveau centre, sur les questions essentielles que sont le maintien et le développement de la démocratie directe, la souveraineté, l'indépendance et la neutralité perpétuelle et armée. En effet, le Conseil fédéral compte, lors de cette réunion «approfondir la politique d'intégration bilatérale avec l'UE », ce qui signifie que le DFAE relance le dossier de l'adhésion de la Suisse à l'UE, dossier mis en veilleuse durant la campagne qui a précédé les élections nationales. Cela signifie aussi la reprise automatique du nouveau droit de l'UE et cela sans que le peuple ait son mot à dire et, bien évidemment, la reconnaissance de la législation de l'UE.

L'ASIN va maintenant mettre tout en œuvre pour :
- faire adopter l'initiative sur la neutralité (inscription de la neutralité dans la Constitution fédérale) ;
- préparer la campagne de votation sur l'initiative sur les traités internationaux (plus grand droit de codécision du peuple et des cantons en matière de politique extérieure) ;
- préparer la réponse à un accord-cadre avec l'UE. Pour cela, l'accent sera placé sur la volonté de lancer un référendum et/ou une initiative sur la souveraineté.

Au soir du 23 octobre 2011, le combat de l'ASIN a pris encore plus d'importance pour représenter tous ceux qui s'opposent à l'adhésion de la Suisse à l'UE!

18:06 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

Commentaires

"En effet, le Conseil fédéral compte, lors de cette réunion «approfondir la politique d'intégration bilatérale avec l'UE », ce qui signifie que le DFAE relance le dossier de l'adhésion de la Suisse à l'UE"
Vous avez mal encaissé la claque reçu par l'UDC! Continuez a dire des imbécilités que personne ne croit et l'UDC descend à 20% dans quatre ans.
A forece de dire n'importe quoi, l'UDC n'est plus crédible

Écrit par : Tkt | 24 octobre 2011

"Neutralité perpétuelle et armée". Qui, au jour d'aujourd'hui, peut prétendre connaître une "vérité perpétuelle" quant à l'avenir du pays ? L'ASIN, bien sûr, qui reste attachée à ses dogmes de 1945 pour l'éternité !

Je suis convaincu que, heureusement, les choses évoluent et que la Suisse et les Suisses ont depuis longtemps compris qu'ils appartiennent au monde (donc à l'Europe aussi) et que le pays ne peut que grandir en participant à son évolution !

Écrit par : Jean-Bernard Busset | 24 octobre 2011

@Busset - Curieux glissement de vocabulaire de l'expression "neutralité perpétuelle" telle que définit lors du Traité de Paris à "vérité perpétuelle"... Et quelle déclaration ampoulée: les Suisses appartiennent au monde. Risible.

Écrit par : Eric Bertinat | 24 octobre 2011

L'UDC a subit une cuisante défaite, il faut l'admettre. Il est en effet quasi impossible pour ce parti de nouer des alliances avec d'autres. L'UDC ne peut donc compter sur l'effet positif d'un apparentement des listes avec d'autres formations politiques, à quelques exceptions près.

Ce parti devrait se poser la question suivante : Comment assumer une ou deux places au Conseil Fédéral en érigeant en dogme le rejet de toute forme de compromis ?! Cette attitude un peu schizophrène explique la déculottée subie.

La cohérence voudrait que l'UDC sorte du Conseil Fédéral et assume pleinement son rôle de parti d'opposition.

Le PS a parfaitement bien intégré son rôle de parti d'exécutif. En effet, bien qu'en décalage sur certains aspects de la politique suisse avec les autres partis politiques du centre et du centre-droit, le PS est, contrairement à l'UDC, tout à fait apte à procéder à des compromis intelligents.

Pour conclure, je pense que la seule opposition véritable en Suisse est représentée par l'UDC et quelques partis d'extrême gauche en voie de disparition.

M. Bertinat, merci de bien vouloir m'expliquer la raison pour laquelle vous ne souhaitez pas sortir du Conseil Fédéral, alors que votre parti est incapable d'un quelconque compromis au niveau fédéral. Votre ministre, M. Maurer, ne cesse d'avaler des couleuvres et ne pèse d'aucun poids à l'exécutif. Le rôle de clown, cela va un moment.

Écrit par : Galileo | 25 octobre 2011

Les commentaires sont fermés.