31 octobre 2011

Hildebrand à la tête du Fonds de stabilité : trois questions et une seule réponse!

- Comment peut-on dans ces moments de crise diriger à la fois une banque centrale et une usine à gaz destinée à sauver une salade de pays au bord de la faillite? Nos politiciens ne veulent toujours pas écouter les messages exprimés par le peuple suisse: nous ne voulons faire partie ni de l'UE ni de la zone euro!

- Est-ce que la nomination de Mr. Philippe Hildebrand à la tête du Fonds de stabilité européen nous mènera à y participer directement ou indirectement? Ce serait vraiment là un abus de pouvoir  proche d'un délit de haute trahison et passible des plus fortes sanctions. Tout se passe comme si la Suisse n'avait jamais été attaquée par les "patrons de l'Europe". Ceux-là mêmes qui nous mettent continuellement la pression pour que nous affaiblissions nos lois et nos coutumes afin de devenir euro-compatibles alors qu'à juste titre nous ne voulons pas, ni de ce fiasco anti-démocratique appelé Union Européenne, ni de ce tonneau des Danaïdes appelé l'Euro et la BCE.

- A l'exception d'une seule association (l'ASIN) et de deux partis (UDC et UDF), qui a le courage de se dresser contre l'abandon de notre souveraineté qui ressemble actuellement à une braderie, à une capitulation, pour protéger les intérêts de quelques grands groupes industriels à l'exportation et ceux des adhérents au club de Bilderberg et autres adeptes du gouvernement mondial ?

Non, nous n'avons que faire de ces gnomes gris et quasi anonymes qui, de Bruxelles, veulent nous imposer leurs recettes qui ont ruiné le tissu industriel et financier de l'Europe!

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27 octobre 2011

Sommet de Bruxelles : les faiblesses du système européen sont de plus en plus flagrantes

Après le sommet de Bruxelles, le média électronique Rue89 s'interroge : quelles leçons tirer de cette rencontre que l'on veut faire croire réussie ? Et de se pencher sur trois aspects du problème européen qui n'ont guère attiré les regards de la presse.

Le fonctionnement chaotique de l'Union européenne demeure inchangé. Qui a entendu parler de la Commission européenne pendant cette crise ? A quoi sert Herman Van Rompuy devenu l'an dernier, par la force du plus petit dénominateur commun, le «président de l'Europe» ? L'absence de «gouvernement économique» est apparue, comme on pouvait le supposer depuis des années mais jamais autant qu'aujourd'hui, comme une erreur potentiellement fatale de la construction monétaire européenne.

Le déficit démocratique de l'UE est apparu au grand jour. Le grand paradoxe de la dramaturgie de ce sommet, est que le déblocage de la situation est venu... du Bundestag. C'est en effet le vote du parlement allemand mercredi après-midi, autorisant Angela Merkel à négocier une extension du Fonds européen de stabilité financière, qui a permis le succès de la nuit à Bruxelles. Paradoxe car on aurait imaginé que l'europarlement, élu au suffrage universel direct par les 450 millions d'Européens, joue ce rôle de garant démocratique du deal sur la dette grecque et sur la solidarité financière européenne. Ça en dit long sur le fait que, malgré les avancées, l'europarlement reste un pôle négligeable de pouvoir en Europe, dont la légitimité reste si fragile qu'on en oublie même qu'il existe quand les enjeux deviennent vitaux.

Enfin, la crise sociale reste devant tous les Européens. L'accord de Bruxelles, c'est qu'il va falloir faire avaler la potion amère de l'austérité aux peuples d'Europe. Les Grecs sont déjà en train de l'avaler - et de se révolter -, les Italiens viennent de découvrir que leur chef de gouvernement peut promettre en quelques heures dans une lettre écrite à la va-vite que la retraite en Italie va passer à ... 67 ans ! Et les Français, ce jeudi matin, auront plus à cœur de savoir à quelle sauce de TVA ils vont être mangés, que de se réjouir d'apprendre qu'on a réduit la dette grecque et renforcé le FESF.

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24 octobre 2011

Elections dans les élections : l'ASIN prend plus d'importance !

Pirmin Schwander, président de l'ASIN, Luzi Stamm, vice-président, ont été réélus au Conseil national en réalisant des scores réjouissants. Oskar Freysinger, Christoph Mörgeli et Lukas Reimann, tous membres de son comité directeur se sont également brillamment fait réélire.

Les résultats des élections fédérales du week-end passé laissent toutefois une impression ambiguë. Ce mercredi, après la séance à huis clos du Conseil fédéral sur l'Union européenne, on saura où se situent les gagnants de ce qu'on appelle le nouveau centre, sur les questions essentielles que sont le maintien et le développement de la démocratie directe, la souveraineté, l'indépendance et la neutralité perpétuelle et armée. En effet, le Conseil fédéral compte, lors de cette réunion «approfondir la politique d'intégration bilatérale avec l'UE », ce qui signifie que le DFAE relance le dossier de l'adhésion de la Suisse à l'UE, dossier mis en veilleuse durant la campagne qui a précédé les élections nationales. Cela signifie aussi la reprise automatique du nouveau droit de l'UE et cela sans que le peuple ait son mot à dire et, bien évidemment, la reconnaissance de la législation de l'UE.

L'ASIN va maintenant mettre tout en œuvre pour :
- faire adopter l'initiative sur la neutralité (inscription de la neutralité dans la Constitution fédérale) ;
- préparer la campagne de votation sur l'initiative sur les traités internationaux (plus grand droit de codécision du peuple et des cantons en matière de politique extérieure) ;
- préparer la réponse à un accord-cadre avec l'UE. Pour cela, l'accent sera placé sur la volonté de lancer un référendum et/ou une initiative sur la souveraineté.

Au soir du 23 octobre 2011, le combat de l'ASIN a pris encore plus d'importance pour représenter tous ceux qui s'opposent à l'adhésion de la Suisse à l'UE!

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20 octobre 2011

Ville de Genève : Faut-il saisir le Procureur général ?

Après les différents scandales qui ont agité le département municipal de Sandrine Salerno (Boris Drahusac, Valérie Garbani, etc.), voilà que nous apprenons que  le directeur général de l'administration municipale a bénéficié d'avantages salariaux. Si ce dernier cas n'est pas plus acceptable que les dérives constatées au département des finances de Madame Salerno, il faut avouer qu'il est encore plus révélateur de la mentalité qui règne au sein du Conseil administratif d'alors, bien que nous retrouvions pour cette légilsature MM. Maudet et Pagani et Mme Salerno. Se moquer des statuts du personnel démocratiquement accepté par le parlement est déjà une faute grave de la part de magistrats élus et par conséquent assermentés. Mais en plus le faire alors que les salaires des employés de la Ville de Genève étaient bloqués depuis quatre ans dénote un esprit de caste plus soucieuse de préserver et d'accorder ses privilèges que de respecter les lois et les règlements en usage.

L'autorité de surveillance des communes, à savoir le Conseil d'Etat, doit intervenir dans les plus brefs délais devant ces maguouilles faites entre magistrats et hauts fonctionnaires pourtant largement rémunérés (200'000 francs dans le cas du directeur général) et qui mélangent vie privée et mandat électif : Christian Ferrazino est le parrain du fils du directeur général. Et pour mémoire Sandrine Salerno est la marraine de l'enfant de Boris Drahusak.

Si le Conseil d'Etat n'intervient pas devant de tels comportements, je me demande si il ne faudra pas s'adresser directement au Procureur général en invoquant l'article 252 du code pénal « Faux dans les titres » : Celui qui, dans le dessein d'améliorer sa situation ou celle d'autrui, aura contrefait ou falsifié des pièces de légitimation, des certificats ou des attestations, aura fait usage, pour tromper autrui, d'un écrit de cette nature, ou aura abusé, pour tromper autrui, d'un écrit de cette nature, véritable mais non à lui destiné, sera puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire ?

 

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17 octobre 2011

Culture ? Une subvention ? Je coupe !

Pascal Décaillet a en main le procès-verbal de la commission des arts et de la culture. Quelle poisse ! Je préciserai bien que ce document devrait être confidentiel. Mais à quoi bon... Nous voilà obligé de nous justifier. La gauche rit et la droite s'explique. Ce ne sont pas des coupes. Juste des non-augmentations. Et encore, sur certaines subventions, faut réfléchir... Et le roi du plateau de la Praille d'en rajouter : la guillotine... la main lourde... à coups de hache... Cet acte de barbarie doit être médiatisé : la droite et la droite de la droite refuse cent sous aux miséreux de la culture?

Pour moi, ce n'est pas un problème! J'ai été d'accord pour aligner les subventions sur celles de 2011. Et encore, j'ai trouvé cela bien gentil. Parce que la culture à Genève, elle est en grande partie confisquée par la gauche, pour la gauche. Elle est souvent héraut de laideur et de vulgarité (y compris au Grand Théâtre). La culture à Genève est politiquement très correcte et l'UDC sait de quoi elle parle. Les bourgeois rosissent en gloussant devant ces anars de tous poils (et parfois à poils) mais ils sont incapables de dire non, cela va trop loin. Car il faut l'admettre: la culture à Genève n'est pas pour tous les Genevois. Pas tous y retrouvent leur compte.  Alors oui : j'ai eu beaucoup de plaisir à accepter  toutes les coupes proposées par nos alliés d'un soir. J'ai coupé tout ce qui m'a passé devant le nez. Par prévention. Par avertissement. Par plaisir (ce fut le cas pour le festival international du film sur les droits de l'homme: - 100'000F). Et parfois injustement. Par semonce. Sachant que lorsque j'en saurais plus, peut-être reverrai-je mon opinion. Des subventionnés doivent être auditionnés, la commission des finances du Conseil municipal doit encore valider toutes ces coupes. Ma décision finale me regarde. Puis elle regardera mon groupe. Jusqu'en séances plénières. Parce que les séances plénières sont publiques. D'ici là, je reste sur mes positions, sur celles qui sont indiquées dans un document confidentiel. Que ce soit sur le plateau du terrible Monsieur Décaillet ou sur d'autres scènes... de ménage.

 

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