01 décembre 2011

Dans la jungle du budget 2012 : la commission des finances obligée de faire un travail de singes

Jusqu'à tard hier soir, nous avons massicoté, sécateurisé, guillotiné, tranché, sectionné, amputé ce maudit budget cantonal. De midi à minuit, jusqu'à ce que la fatigue nous oblige à arrêter nos travaux, nous avons tenté de trouver un chemin praticable à travers une jungle de chiffres rouges ou noirs, d'amendements, de hausses par-ci, de diminutions par là. Un vrai cauchemar. Un travail de singes que nous impose le Conseil d'Etat. Mercredi passé, ce fut la même chose, avec à la clé une diminution budgétaire de près de 150 millions de francs. Une diminution principalement prise sur les subventions et qui n'a satisfait personne. Pas sérieux. De la poudre aux yeux. Ce mercredi ne fut pas meilleur. Déjà plus de 20 heures passées à reprendre un budget invraisemblable en début de crise économique majeure. Ni la gauche, ni la droite ne peuvent être satisfaits de ce marathon budgétaire. Hier soir, nous avions trouvé quelque 15 millions de nouvelles économies. Quelle foutaise ! La vérité, c'est que l'on ne sait plus où on en est. Noyé par un tsunami d'amendements du Conseil d'Etat, on flingue à tout va, devant des responsables de département éberlués par notre légèreté et pour certains d'entre eux  abandonnés par leur magistrat. Une légèreté dont nous ne sommes pas entièrement coupables, parce que tout simplement nous ne sommes capables de nous substituer aux professionnels chargés d'un budget d'Etat de 8 milliards de francs.

Radicaux et libéraux ont déjà averti qu'ils reviendront sur leurs propres coupes, presqu'apeurés par leur hardiesse. Et surtout par les appels de leurs Conseillers d'Etat. Tout ce petit monde connaît la finalité de nos vains travaux : il faudra accepter un budget fortement déficitaire tout simplement parce que l'on ne peut pas avoir recours aux fameux 12e provisionnel qui ne freineront pas les dépenses et ne mettront pas la pression sur l'exécutif mais bel et bien sur nous. Il n'y a pas de porte de sortie parce que nous n'avons ni les moyens ni le temps nécessaire pour cet exercice. Parce qu'aussi le Conseil d'Etat a réussi à nous enliser dans nos propres travaux par un budget final présenté à la dernière minute. Hier soir, nous n'avons pas encore fini le deuxième débat, il reste encore les investissements. Mercredi prochain, il nous faudra terminer nos travaux. Et accepter ce maudit budget, quel qu'en soit le déficit. Nous aurons sans doute juste le temps de nous concerter pour trouver le traitement le moins douloureux pour ce patient en phase terminal...

 

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Commentaires

Vous êtes fou! Vous avez dû vous tromper de bouton! Ce texte, c'est le mail que vous deviez m'envoyer! Le contenu des commissions doit demeurer secret, vous le savez bien!

Écrit par : Pascal Décaillet | 01 décembre 2011

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