05 janvier 2012

Ville de Genève : le Conseil administratif bafoue le municipal

Il a été question, durant tout le débat budgétaire, de l'allocation pour enfant qu'offre la Ville de Genève à ses employés. Elle vient coiffer l'allocation familiale en l'augmentant de 50%. Ainsi, pour un enfant jusqu'à 16 ans, le simple citoyen reçoit mensuellement 200F. L'employé de la Ville de Genève, lui, empochera 300F. Or, la nouvelle loi sur les allocations familiales, soutenue au Grand Conseil par l'UDC, est entrée en vigueur à la fin 2011 et, pour reprendre l'exemple ci-dessus, fait passer l'aide financière de 200F à 300F. Pour l'employé de la Ville de Genève, cette même allocation familiale cumulée à l'allocation pour enfant lui permet de recevoir 450F par mois. De nombreux partis représentés au Conseil municipal se sont émus de cet avantage financier, estimant qu'avec les difficultés budgétaires prévisibles, il est était possible de demander un effort (toute proportion gardée!) aux employés de la Ville, la somme de 1,3 million pouvant ainsi diminuer le déficit du budget 2012. Ce débat s'est poursuivi jusqu'au vote final du budget, au petit matin du 13 décembre. Une majorité du Parlement a décidé que cet effort était tout à fait acceptable. Mais quelques jours plus tard, le 21 décembre, une lettre adressée aux membres du personnel de l'administration communale, signée par le directeur ad interim, M. Jacques Moret, les informent que l'allocation pour enfant sera maintenue telle quelle !

Le groupe UDC prend note de la volonté de l'exécutif communal de se soucier comme d'une guigne d'une décision prise par le Conseil municipal. Une volonté qui n'était pourtant pas au programme de Sandrine Salerno le 8 novembre dernier lorsqu'elle déclarait à la commission des finances que considérant que l'on a négocié un statut qui a été voté par le CM, il n'était pas question de le renégocier, « même si elle se plierait le cas échéant à une telle demande ». Une fois de plus, le Conseil administratif passe par-dessus la décision du Conseil municipal. Une fois de plus, Madame Salerno n'est fait qu'à sa tête. Dans un premier temps, l'UDC saisira le bureau du Conseil municipal. Pour tester la résilience du pouvoir municipal...

 

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Commentaires

Charité bien ordonnée commence par soi-même ! cela fait des lustres que c’est comme ça, pourquoi cela changerait-il ? Au-delà de ça, le CA représente la majorité des électeurs qui ont voté, donc acte ! Quant au CM,y a t'il vraiment une majorité claire, sûrement pas mais est composé de minorités, qui comme les particules des atomes, s'associent au gré du champ électromagnétique ambiant si je me base sur l'atmosphère électrique qui il y a lors des plénières !
Cordialement

Écrit par : Herbert Ehrsam | 05 janvier 2012

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