22 février 2012

Bastion St-Antoine: Deux questions pour deux champions

Hier soir, au Conseil municipal de la Ville de Genève, durant la séance des questions, j'ai demandé à Rémy Pagani ce que faisait la soumission N°2 (Reverbère de la mémoire) dans l'appel d'offre lancé le 7 février pour les travaux d'aménagement et de sécurité acceptés par le Conseil municipal une semaine plus tôt. Des crédits que les élus municipaux ont attribué en précisant qu'ils étaient sans lien avec le monument du génocide arménien. Le chef du département des constructions et de l'aménagement a répondu qu'un mandataire a cru bon de glisser la soumission N°2 dans l'appel d'offre, avec l'aide du fond d'art contemporain. Il n'en a été informé que quelques heures avant la séance plénière mais qu'il assumait totalement cette manipulation faite à son insu parce que cela mettait en cynergie les deux projets. Pour les conseillers municipaux les plus éveillés, cette réponse pose de nombreux problèmes, à commencer par celui du respect de la décision prise par le Conseil municipal. Et aussi celui du processus d'appel d'offres pratiqué par les services du génie civil de Rémy Pagani. Parce qu'évidemment, nous ne pouvons imaginer qu'il raconte des bobards.

Question bobard, son collègue Sami Kanaan a fait fort, toujours hier, sur les ondes de Forum. Interrogé sur le recours contre l'implantation du monument arménien déposé par l'Association de la Vieille-Ville de Genève, le magistrat socialiste a carrément démenti qu'un lien existe entre le crédit d'aménagement du Bastion et l'érection des réverbères de la mémoire: - Il ne s'agit pas encore du monument!

L'un passe en force, l'autre à reculons... Les deux font la paire!

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Commentaires

S'ils ne se moquent pas de leurs électeurs c'est tout com...
Continuez à voter pour eux. Merci pour le développement de Genève.

Écrit par : L'indigné | 22 février 2012

L'attitude des deux conseillers administratifs de la Ville est révélatrice d'une aptitude au mensonge et à la manipulation sidérante. Comment comprendre l'indulgence des médias à propos du comportement de ces deux magistrats dans une affaire d'une portée politique considérable, tant au plan du fonctionnement institutionnel qu'en ce qui concerne le rôle que la Ville prétend se donner en matière de relations internationales ?
Des médias qui par contre, depuis bientôt deux mois, s'acharnent sans désemparer sur un conseiller d'Etat dont le tort fut, une nuit de Réveillon, de perdre la raison l'espace de quelques minutes, dans une histoire strictement privée.

Écrit par : Pierre Kunz | 22 février 2012

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