29 février 2012

Le Parlement écorne notre démocratie !

Dès qu'une initiative populaire ignore l’essence même des droits fondamentaux inscrits dans la Constitution fédérale ou les droits inscrits dans la convention des droits de l'homme, le Parlement doit pouvoir à l’avenir les invalider. Après le Conseil national, le Conseil des Etats vient à son tour de donner son aval à cette restriction des droits populaires.

Cette décision du Parlement, parfaitement antidémocratique, signifie que les citoyens ne seront désormais plus libre de remettre en question tous les articles de la Constitution. C'est une remise en question d'une gravité inouïe du rôle historique du peuple suisse, de l'essence même de sa souveraineté, qui lui laisse le dernier mot dans les affaires de l'Etat!

Dans le monde entier, on se bat et on meurt pour la démocratie, pour donner la parole au peuple. Mais la Suisse, qui est un exemple de démocratie directe crédible et performante,  prend la directe inverse : les parlementaires réduisent nos droits, taillent dans nos libertés politiques, méprisent le peuple !

L’ASIN va donc passer la vitesse supérieure pour préparer la campagne pour son initiative populaire pour que le peuple s'exprime sur les accords internationaux : il faut que cesse ces attaques mortifères contre notre démocratie! Nous dénonçons la Berne fédérale qui manoeuvre pour amener au niveau de l’UE la démocratie directe  de notre pays. Maintenant plus que jamais : il faudra voter le 17 juin 2012 – Oui à plus de démocratie en politique étrangère !

 

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Commentaires

Cher Monsieur,

Croyez bien que j'ai beaucoup de respect pour la démocratie suisse. Je ne peux toutefois que sursauter à chaque fois que je lis ou que j'entends, en substance, ce que vous résumez ainsi :"Mais la Suisse, qui est un exemple de démocratie directe crédible et performante..."

En effet, je ne peux, pour ma part trouver performante une démocratie dont se désintéresse les citoyen tel que cela ressort des taux de participation extrêmement bas quelques soient les élections, votations ou autres consultations...

ce désintérêt me semble être plutôt le symptôme d'une démocratie qui fonctionne mal...

Écrit par : matthieu | 29 février 2012

Ainsi certaines dispositions constitutionnelles devraient devenir intangibles. Enfin, pas exactement.

Le peuple ne pourrait plus proposer certaines modifications de la Constitution fédérale, alors que le parlement pourrait, lui, proposer au peuple ces mêmes modifications. Ce que le peuple ne pourrait plus proposer au peuple, les parlementaires le pourront ! On ne constitue donc pas un noyau intangible de droits, mais un noyau hors d'atteinte du peuple.

Ce ne sont pas des valeurs supérieures que l'on protège, c'est le peuple que l'on muselle.

Écrit par : CEDH | 01 mars 2012

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