08 mars 2012

L'UDC n'entend pas laisser Remy Pagani choisir l'emplacement du monument arménien!

Fort du vote favorable du Conseil municipal du 30 janvier 2012 à la PR-861 sur l'aménagement du bastion de Saint-Antoine, le Conseil administratif de la Ville de Genève s'est empressé d'inclure dans son appel d'offres concernant les travaux précités l'édification du monument les « Réverbères de la mémoire » et ce, au mépris de la loi ainsi que de la volonté des élus municipaux.

En effet, d'une part, le Conseil administratif s'est bien gardé de déposer une demande en autorisation de construire pour un monument composé de 9 réverbères géants sur un périmètre situé en zone protégée nécessitant un préavis obligatoire de la Commission des monuments, de la nature et des sites (CMNS) qui s'est d'ailleurs prononcée défavorablement dans le cadre d'un préavis délivré à titre consultatif.

D'autre part, les élus municipaux ont donné leur accord à l'édification d'un monument à la mémoire commune des Genevois et des Arméniens dans le cadre de la motion M-759, mais en aucun cas dans le cadre de l'aménagement du bastion de Saint-Antoine.

Pour ces raisons, l'UDC déposera une motion demandant au Conseil administratif de soumettre au vote du Conseil municipal l'emplacement choisi pour les « Réverbères de la mémoire » et de déposer une demande en autorisation de construire en bonne et due forme pour l'édification dudit monument.

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Commentaires

Parce que l'UDC entend quelque chose en-dehors de sa propagande ?

Écrit par : Grégoire Barbey | 08 mars 2012

Espérons que la statue des Ringiers tout comme la plaque commémorative en l'honneur du Général Guisan à Varsovie n'aient pas posé autant de problèmes!on parle d'économie en énergie mais faut admettre qu'en politique ces messieurs ont l'art et la manière d'y laisser leur propre énergie, en de stériles combats

Écrit par : lovsmeralda | 08 mars 2012

Pourquoi ériger une mémorial alors que les Arméniens ne se sont jamais excusé des actes terroristes commis en Suisse et à l'étranger ?

Les âmes sensibles, membres des divers comités passent comme chat sur braise sur les activités criminelles des terroristes arméniens membres de l'organisation ASALA sur le territoire suisse dans les années 80 à Genève et à l’étranger. Les bureaux de notre ancienne compagnie nationale SWISSAIR ainsi que nos consulats et ambassades subirent de très nombreux attentats à travers le monde.

Bien entendu en tapant sur la grosse caisse du génocide turc les Arméniens ont presque réussi à faire oublier leurs activités criminelles en Suisse. Ce n'est pas à la Suisse de faire acte de reconnaissance, voire de repentance mais à tous les Arméniens vivant en Suisse de s’excuser pour les actes criminels commis en leurs noms.

A titres d'information consultez :

http://hajizade.blogspot.com/2011/05/les-attentats-dasala-en-suisse
html http://www.tetedeturc.com/home/spip.php?article98

Écrit par : Hypolithe | 09 mars 2012

Il faut croire que Genève n'a pas beaucoup de problèmes, et que certaines personnes passent beaucoup de temps à s'ennuyer, pour s'inventer des combats donquichottesques contre des monuments qui pourtant ne mangent pas de pain en termes d'occupation de l'espace, et ne dénaturent en rien, voire même mettent en valeur un site historique.

On a connu l'UDC mieux inspiré dans ses combats, un tel monument aurait pourtant l'avantage de rappeler que les Arméniens étaient auparavant majoritaires chez eux, qu'ils se sont ensuite laissés coloniser, puis dépasser en nombre par certains nouveaux arrivants, et qu'ils ont été enfin totalement éliminés du sol de leur patrie ancestrale (seuls ceux vivant dans la partie de leur pays occupée par les Russes ayant pu échapper aux massacres et à la déportation).

Une piqûre de rappel pas inutile par les temps qui courent, évitons de faire les mêmes erreurs...

Écrit par : Vladimir Vladimirovich | 09 mars 2012

@Vladimir. Cher Monsieur, svp, veuillez lire plus attentivement le texte de notre motion. Elle n'évoque pas le bienfondé, ou non, de ce monument. Elle demande que le Conseil municipal prenne la décision de l'emplacement du monument, parce que celui qui a été décidé par le CA est contesté pour n'avoir ni respecté la volonté du Conseil municipal suite à son vote sur les crédits d'aménagements pour le Bastion St-Antoine qui ne devait pas expressément pas concerner le monument, ni demandé l'autorisation de construire les infrastructures nécessaire au monument. Le rôle des Conseillers municipaux est, parmi d'autres, de surveiller le respect des toutes les dispositions légales.
Quant à la position de l'UDC sur la pertinence d'ériger un monument à la mémoire du génocide turc, elle a été très clairement exprimée par notre ancien collègue Jacques Hämmerli: nous aurions préféré un monument dénonçant tous les génocides. Cela aurait été une bien meilleure piqure de rappel.

Écrit par : Eric Bertinat | 09 mars 2012

Cher Monsieur Bertina,

Je vous remercie pour ces précisions, je confondais en effet certainement votre motion avec le recours de l'Association de la Vieille Ville.

Concernant la proposition politiquement correcte de M. Hämmerli de le dédier à "tous les génocides", ma foi pourquoi pas, cela aurait l'avantage de ne pas avoir l'air de stigmatiser une communauté en particulier, surtout si cette communauté partage une confession qu'il devient de bon ton de ne pas attaquer de nos jours, sous peine d'être taxé d'islamophobie (mais je me souviens qu'il n'y a pas si longtemps, l'UDC n'hésitait pas à prêter le flanc à ce genre d'insultes outrancières et infondées, en soutenant une initiative pour le moins politiquement incorrecte).

Tant qu'à faire, autant alors consacrer ce monument à la mémoire du (des) génocide(s) amérindien(s), qui fut encore plus violent et rapide que celui des arméniens: cela au moins ne noiera pas le poisson ("tous" les génocides, c'est en effet totalement abstrait et ne veut rien dire dans l'imaginaire des gens), et les seuls qui pourraient se sentir stigmatisés (mais ils sont suffisamment évolués pour ne pas l'être), ce sont ces braves Américains qu'il est si bon de critiquer dans les milieux progressistes.

Cordialement.

Volodia

Écrit par : Vladimir Vladimirovich | 09 mars 2012

Pardon, Bertinat, mon clavier a fourché!

Écrit par : Vladimir Vladimirovich | 09 mars 2012

Tous les génocides ? Oui, pourquoi pas surtout celui des soudards, voleurs et violeurs appartenant au dictateur français Napoléon 1er. On ne saurait passer sous silence le massacre des habitants de la région de Loèche (en Valais) et de plus d'une dizaine de villages des alentours effectué en mai-juin 1799.

Que Genève ville libérée des français se souvienne et pose une plaquette commémorant tous les méfaits et actes criminels des troupes napoléoniennes en Suisse.

Écrit par : Hypolithe | 10 mars 2012

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