20 mars 2012

Sans aide sociale, 56'000 personnes ne survivraient pas à Genève

Elle fait mal la dernière statistique cantonale de l'aide sociale. Ce baromètre de l'aisance financière de la population genevoise relève pour 2010 que 56'000 personnes sont publiquement aidés pour leur permettre de vivre dans notre beau canton. Indépendamment des nombreux services subventionnés par l'Etat ou les communes. Il y a ceux qui reçoivent l'aide sociale, ceux qui perçoivent les prestations complémentaires, ceux qui allègent leur loyer grâce aux allocations de logement (la prestation le plus fréquemment allouées, 22'000 personnes), celles qui demandent des avances de pensions alimentaires et les chômeurs qui restent en rade après avoir épuisés leur fin de droits. 56'000 personnes qui vivent plus ou moins au crochet de l'Etat.

Appartements introuvables, loyers trop chers, salaires insuffisants, trop d'emplois sélectifs et nouvels arrivants trop nombreux rendent les Genevois dépendant de l'aide social et surtout malheureux dans leur propre canton. Une situation qui réclame l'intervention des pouvoirs publics et qui a un prix. Mais qui ne doit pas être acceptée tel quel, sans réaction. Genève a besoin d'un bol d'air frais. Politiquement s'entend.

 

 

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Commentaires

Les gens voient ces gens là comme des assistés et des profiteurs. Il est dès lors nécessaire de préciser qu'est-ce que les prestations complémentaires :

Cet office, où j'ai travaillé encore récemment, s'appellait l'Office Cantonal pour Personne Agées (OCPA). Mais comme la misère augmente il a été préférable de changer le nom de l'office. Au départ pour les rentiers AVS qui n'avaient pas de LPP, on s'est vite rendu compte du problème grossissant des personnes assistées. Les bénéficiaires AI en font partie, les orphelins et d'autres cas particuliers. Sans cet office il y a énormement de personnes agées qui vivraient sous les ponts puisque les loyers sont si chers.

Par conséquent à la prochaine proposition de coupe dans le social, je souhaiterai que l'on révise le parachute doré des fonctionnaires qui démissionne de leur travail. Alias Mark Muller qui part avec un beau pactole pour avoir démissionné et de plus mal fait son boulot (je ne parle pas évidemment du MàD). Pour rappel, petit citoyen si vous démissionnez vous aurez la chance d'être pénalisé au chômage.

Écrit par : plume noire | 20 mars 2012

56 000 personnes, enfants compris ou 56 000 foyers ?

Écrit par : Peppone | 20 mars 2012

N'y a-t-il pas une bonne dose de dramaturgie dans la manière de présenter les choses sous un tel titre ? Ne devrait-on pas au moins préciser dans le texte qu'il y a "56'000 personnes qui sont publiquement aidées pour vivre MIEUX dans notre beau canton" cela grâce à sa richesse et à sa grande capacité redistributive ?
Le chiffre en question en question n'est pas sans rappeler les propos pour tout aussi excessifs qu'avait tenus Micheline Calmy-Rey en 2001. Celle qui était encore conseillère d'Etat avait prétendu sans sourcilier qu'à Genève "20 % de la population vit en-dessous ou proche du seuil de pauvreté".
De là à prétendre que sans les allocations de toutes sortes versées à Genève un ménage genevois sur dix vivrait sous les ponts, il n'y a qu'un pas. On comprend que certains le franchissent si aisément.

Écrit par : Pierre Kunz | 20 mars 2012

Je trouve toujours incroyable de parvenir à pondre un billet dont déjà le titre est un non-sens ... je ne parle même pas du contenu.

Écrit par : Djinus | 20 mars 2012

Le même problème se pose à Zurich et à Bâle: manque de logements et si déjà impayables avec un salaire moyen. Les villages environnants de ces villes, du pareil. Au bord du lac de Zurich on construit des appartements duplex ou penthouse à partir de 1,5 million Fr. pour 4 pièces. Qui peut s'offrir ce luxe? Les riches et surtout les yuppies-banquiers. Une alternative: Acheter une caravane ou mobilehome d'occasion. Ca ne coûte pas trop et à la rigueur on économise des impôts!

Écrit par : Martial Callair | 20 mars 2012

"56'000 personnes qui sont publiquement aidées pour vivre MIEUX "

En tant qu'ancien gestionnaire aux prestations complémentaires et ne soutenant pas l'UDC je peux QUE confirmer que l'argent versé sert à survivre pour beaucoup. J'ai eu des toutes sortes de personnes. Même des SDF que l'on doit payer l'hôtel à un montant forfaitaire.

L'exemple type : la participation au loyer est de 1'100.- pour une personne seule et 1'250.- pour un couple, charge comprise. Mais voyez-vous beaucoup de gens ont un loyer qui dépasse ce barème. Donc c'est de leur poche!

Ensuite me direz-vous : mais elles ont des ressources ces personnes là 2ème pilier ? Non LPP entrée en vigueur en 1986. Ensuite le vieillissement de la population n'aide pas.

Nous avons ensuite les orphelins, les tutelles, les rentiers AI.

Avec des revenus ne dépassant pas 2'320.- il ne faut pas être démago. Le terme de survie est mal perçu. Dans un pays d'Afrique la survie c'est manger. En occident la survie c'est avoir un toit et avoir à manger car les normes sont différentes.

Les prestations complémentaires (SPC) ont environ 25'000 bénéficiaires! Et le terme FOYER N'A AUCUNE IMPORTANCE pour le calcul puisque l'on prend en compte le nombre de bénéficiaire.

Environ plus de 10'000 personnes sont au chômage donc encore du social.

Ensuite vient tous le reste ceux qui ne sont pas au (SPC) et qui sont à l'Hospice Général. Le rapport de 2010 faisait état de 18'000.- personnes suivi par l'Hopice. Entre l'aide sociale et le RMCAS.

Viennent enfin, les requérants d'asile environ 4'000.- (2010) le chiffre est plus élevé. Attention comme personne ne connait le montant des allocations pour requérants d'asile il ne faut pas faire de raccourci. Il y a une différence entre un débouté et un NEM (non entré en matière) et ceux qui ont obtenu l'asile. Les chiffres sont totalement différents entre eux.

En conlusion, oui effectivement près de 56'000 personnes ne pourrait vivre sans le social. Que se soit au niveau logement, nourriture ou autre. Le social est nécessaire. Il ne faut pas oublier c'est le social qui a été un avancée énorme dans notre société occidentale.

Mon dernier prof d'assurance social, m'a fait état d'un chiffre intéressant. Il y a environ 50% de pays qui ont un système social. Sur ces 50% il y en a que 20 % qui en ont un qui fonctionne. Alors la Suisse est provilègié mais il faut faire en sorte qu'il continue. Une baisse des ses prestations serait un retour en arrière, pire une régression.

Écrit par : plume noire | 20 mars 2012

@ plume noire :

Tout ce que vous écrivez est fort intéressant, notamment ceci :

"Une baisse des ces prestations serait un retour en arrière, pire une régression."

Oui, vous avez parfaitement raison de parler de régression, toutefois avant de pouvoir redistribuer une partie de la richesse par le biais de l'aide sociale, cette même richesse doit être créée, elle ne tombe pas du ciel.

Par conséquent cette baisse des prestations sociales que vous évoquez dépend forcément de la conjoncture, mais aussi de la santé de nos finances publiques lesquelles ne sont pas particulièrement au beau fixe ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 20 mars 2012

Cher Monsieur Bertinat,
Ce chiffre de 56'000 personnes est sans doute sous-estimé. Je pense que l'objectif commun de la collectivité genevoise est d’œuvrer pour permettre à un maximum de personnes de sortir de l'assistance.

Quelques pistes :
- favoriser l'économie locale, sociale et solidaire (ie les entreprises membres d'APRES)
- créer des emplois non qualifiés sur Genève
- augmenter les salaires minimaux des personnes peu qualifiées pour diminuer l'effet de seuil
- permettre aux entreprises genevoises de travailler en France voisine sans trop de formalités administratives

Écrit par : Christophe Dunner | 20 mars 2012

@Christoph. Tout à fait d'accord avec vous. Reste la difficulté pour l'Etat de maîtriser l'économie privée.

Écrit par : Eric Bertinat | 21 mars 2012

@jean
d hotaux
il est intéressant de voir comme vous minimise les revenus des citoyens. Ses rentes servent à la consommation courante. Loyer, aliment et même impôt. Par conséquent ces revenus sont nécessaires pour la société plutôt que les milliards perdu dans la spéculation. L'argument de la creaton de richesse est plutôt culotté vu ce que la République de Genève à offert à Mark Muller. Monsieur démissionne il obtient non seulement plus de 400'000.- d indemnité et une pension à vie. Pour un conseiller d etat qui a réussi à construire moins que dans les années 50 c'est un comble. N importe lequel d entre nous qui démissionne serait tout d abord pénalisé par le chômage. Alors je crois qu'avant de parler de création de richesse parlons des gaspillages de ce genre qui pullue dans toutes les républiques et même au parlement européen. Les droits sociaux sont inscrits dans la constitution, les profits et parachute de doré de politicien, eux, ne le sont pas.

Écrit par : plume noire | 21 mars 2012

56000 personnes qui touchent 2000.- /mois en moyenne cela fait 1 milliard 300 millions... par année... La pension de M. Muller représente 0,003 % de ce montant sur une seule année... Donc il faut savoir ce qui coûte réellement et arrêter avec la démagogie.
Par ailleurs, un certain nombre des personnes concernées viennent d'endroit où la vie est nettement, voire nettement nettement moins chère. Certains de très fraîche date. Cela va de cantons suisses plus ruraux (où l'on peut diviser le loyer en tout cas par 2 et enlever un bon tiers au coûte de la vie) à des pays d'Afrique où un fonctionnaire vit très correctement avec 200 Francs par mois. En passant par le stade diversement intermédiaire des pays européens.
Alors si l'on peut comprendre que quelqu'un qui a fait toute sa vie active à Genève puisse y rester (encore que certains préfèrent rentrer chez eux avec leur pécule), il parait tout de même absurde de devoir payer le prix fort pour entretenir ici des gens qui ne sont là pour certains que depuis quelques mois, alors qu'ils seraient mieux chez eux, pour moins cher.
Comment s'y prendre en respectant les accords passés et en restant humains? Grande question, mais c'est très certainement possible en réfléchissant bien. Car beaucoup ne sont pas là pour Genève, ils sont là juste pour l'argent que cela représente. La solution est bien sûr dans les critères d'admission aux aides et dans les aides elles-même. Et si l'aide est plus élevée que certains salaires ou retraites de toute une vie, c'est peut-être qu'elle est trop élevée.
Un vaudois de ma connaissance, aidé par l'assistance de son canton, ne parvenait plus à vivre à Lausanne avec sa minuscule assistance mensuelle. Il est parti vivre dans un petit bled du Gros de Vaud et cela va déjà moins mal. Mais Genève n'a pas d'arrière pays...

Écrit par : Back to the Future | 21 mars 2012

@back to the future

"Donc il faut savoir ce qui coûte réellement et arrêter avec la démagogie."

56000 personnes qui touchent en moyenne 2000.- ? je ne sais pas d’où vous sortez cela. Cela ne reflète pas du tout la réalité du terrain.

Dans les 56'000 nous avons par exemple les personnes âgées qui sont en EMS. Un prix EMS c'est environ 80'000.- par année suivant l'établissement. Nous avons aussi des personnes dans des EPI. Pour les handicapés les montants sont aussi très élevé. Par conséquent nous sommes pas du tout dans votre moyenne à 2'000.-. Si je dois rajouter les chômeurs, je crois que l'on dépassera votre chiffre.

Vous m'accusez de démagogie. Je suis d'une part, pas un homme politique et d'autre part je ne me considère pas comme quelqu'un qui conduit le peuple ou l'éduque. Dès lors, je vous laisse le soin de reprendre votre terme "démago" loin de sa définition, ainsi que vos 2'000.-, loin de la réalité.

Dans le poste précédent je répondais principalement à jean qui parlait de création de richesse. Je lui ai renvoyer qu'il y avait aussi un nombre incalculable de gaspillage. Si vous trouvez normal qu'un mec qui fait mal son boulot pendant 8 ans et qui démissionne parce qu'il s'est trompé de stratégie politique touche 437'000.- d'indemnité (la raison je ne sais pas) plus une pension à vie de 105'000.-, c'est qu'il faut croire que vous dites "amen" à tout. Un conseiller qui a bien fait son boulot y a pas de souci. Mais il faut rappeler que le gaillard a construit moins que dans les années 50. Alors remettons l'église au milieu du village. Vous m'accusez d'être démago, à tord, alors que vous me paraissez ne pas faire preuve de bon sens.

"Alors si l'on peut comprendre que quelqu'un qui a fait toute sa vie active à Genève puisse y rester (encore que certains préfèrent rentrer chez eux avec leur pécule), il parait tout de même absurde de devoir payer le prix fort pour entretenir ici des gens qui ne sont là pour certains que depuis quelques mois, alors qu'ils seraient mieux chez eux, pour moins cher."

je préfère même pas parler de votre délire sur les fonctionnaires africains étant donné que ce n'est pas le sujet et que cela me parait décousu.

Les gens au bénéfice des Prestations Complémentaires, elles, sont des personnes qui pour l'écrasante majorité ont cotisé à l'AI et AVS. Il existe néanmoins des exceptions (mais c'est un chiffre très très bas). Dès lors c'est un droit qu'elles ont. Le droit aux prestations et à l'AVS ne se fait pas pour quelqu'un qui est là depuis quelques mois.

Sur les 56'000 bénéficiaires nous avons peut être 4'000 requérants d'asile (le nombre a dû augmenter). Quant à eux on a en tout cas pas 2'000.- de moyenne. Car nus avons plusieurs type de requérants :
- Il y a ceux qui sont accepter (la plus petite partie)
- Ensuite les permis provisoire
- les déboutés et les NEM (non entrée en matière). C'est Pour ces derniers une aide de 10.- par jour leur est donnée. En plus des TPG et une couverture des soins.
La majorité sont déboutés et NEM. Ils doivent quitter le territoire mais l'administration bernoise de "Schlumpf" et aujourd'hui de "Sommaruga" sont incompétent en matière de suivi administratif. On ne peut pas garder des gens 10 ans et les virer du jour au lendemain. Soit on prend une décision rapide et on exécute soit on les garde. Le problème au niveau de l'asile est purement humain avant même d'être financier. Mais ça c'est un autre sujet.

Etant dans le domaine du sociale depuis quelques années, je me suis intéressé tout de suite à la manne distribuée. A mon grand étonnement, moi qui possédait encore il y a quelques années, ma carte du parti libéral, qu'au niveau des aides il y avait beaucoup de mensonge. Ou des informations détournées. La manne distribuée au niveau des prestations complémentaires est sous deux formes:

- Les prestations complémentaires fédérales et les prestations complémentaires cantonales.

Les fédérales sont moindre que les cantonales. Par contre les cantonales n'existent pas dans tous les cantons. Et les montants diffèrent d'une ville à l'autre en raison du coût de la vie!

Enfin pour terminer, je finirai sur le gaspillage afin que vous compreniez mieux mes propos par rapport aux fonctionnaires. Un journaliste allemand a été filmer au parlements européens tous les députés qui viennent le matin pour pointer aux parlements mais qui n'y restent pas pour travailler. Donc ils touchent tranquillement leurs indemnités sans rien faire. Si on avait des gens actifs peut être que l'on aurait moins de problème. Si Mark Muller avait rempli son cahier des charges les genevois n'auraient pas pesté!

Écrit par : plume noire | 21 mars 2012

@ plume noire :

Très loin de moi l'idée de minimiser la nécessité et l'importance de l'aide sociale. L'aide sociale dans une société telle que la nôtre est non seulement indispensable aux bénéficiaires, mais elle est aussi nécessaire à la cohésion de notre société.

Dans mon commentaire, je m'en tenais à la mettre en perspective avec la "création de richesses", un terme qui visiblement semble être tabou. J'aurais pu parler de "conjoncture économique favorable" que cela aurait paru moins choquant, plus diplomatique, et pourtant il s'agit bien de la même chose. Sans création de richesses, point de redistribution possible et si Genève peut se permettre aujourd'hui d'aider socialement autant de personnes dans le besoin, d'autres cantons ne pourraient se le permettre. Ne parlons même pas d'autres pays. Qu'en sera-t-il demain, nul ne le sait car la conjoncture économique dont découle la création de richesses, n'est pas éternelle, elle n'est pas inscrite dans le marbre.

Dernière remarque, il ne suffit pas simplement de faire profiter une population de l'aide sociale, il faut aussi la responsabiliser, lui faire prendre conscience que l'argent ne tombe pas du ciel.

Quant au bilan de Muller, à sa démission et à sa rente, c'est un autre débat.

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 21 mars 2012

Aide sociale.

Mais la majorité de la population est aidée.

Les dépenses des communes et du canton de Genève avoisinent 20'000 francs par an, par habitant. Environ 12'000 d'impôt sur le revenu et la fortune par habitant. Par habitant et non par famille. Papa + maman + 2 enfants = 48'000 francs. Et les enfants c'est l'école à 15'000 francs par an. Aux TPG, les recettes représentent la moitié du budget de fonctionnement et rien de l'investissement. Plus de la moitié de l'hôpital est subventionné par le canton. La redistribution en nature est énorme. Se fixer sur la redistribution en espèce est une erreur. Erreur commise par un bouquin qui a eu du succès en France. Erreur dictée par la mauvaise foi idéologique.

Il n'y a pas de discussion, les riches paient pour les pauvres (savoir si cela est juste ou non est une autre question). Et cela pour deux motifs qui se cumulent méchamment : distribution parétienne des revenus et progressivité de l'impôt. Pour toucher du doigt : quel doit être le revenu de la famille papa + maman + 2 enfants pour qu'elle paie 48'000 francs d'impôt ? Et combien de familles paient autant d'impôts ?


@ Plume noire

"Si vous trouvez normal qu'un mec qui fait mal son boulot pendant 8 ans et qui démissionne parce qu'il s'est trompé de stratégie politique touche 437'000.- d'indemnité (la raison je ne sais pas) plus une pension à vie de 105'000.-, c'est qu'il faut croire que vous dites "amen" à tout."

Et non il touche une indemnité et aucune rente. S'il avait fini son mandat il aurait touché une rente mais pas d'indemnité.

"que l'on révise le parachute doré des fonctionnaires qui démissionne de leur travail. Alias Mark Muller "

Et non, MM n'était pas fonctionnaire mais un magistrat.


". Les droits sociaux sont inscrits dans la constitution,"

Et non, il ne le sont pas. La Constitution fédérale mentionne deux droits sociaux: le droit au minimun vital et l'assurance militaire.


"Le droit aux prestations et à l'AVS ne se fait pas pour quelqu'un qui est là depuis quelques mois."

Et non, il n'existe pas de condition de durée de résidence en Suisse ou à Genève pour les ressortissants européens et suisses.

Écrit par : CEDH | 21 mars 2012

"Mais la majorité de la population est aidée!"

Nous sommes dans le hors sujet totale. On parle de survit et par du budget cantonale au bon fonctionnement du canton. Transport, education, police, etc...

On parle ici de prestation ; l'assurance maladie par exemple en est une. Nos impôts servent tout simplement à la vie collective de nos cantons.


"Le droit aux prestations et à l'AVS ne se fait pas pour quelqu'un qui est là depuis quelques mois."

Et non, il n'existe pas de condition de durée de résidence en Suisse ou à Genève pour les ressortissants européens et suisses."

Merci CEDH pour votre affirmation. Avez-vous déjà eu des dossiers de ce genre à traiter ? Pour ma part je l'ai fait. L'AVS n'est pas acquise automatiquement pour un ressortissant européen. J'ai eu tout un cours dessus avec des professionnelles de l'assurance sociale.

"Et non, il ne le sont pas. La Constitution fédérale mentionne deux droits sociaux: le droit au minimun vital et l'assurance militaire"

Effectivement je n'ai pas précisé. Le droit à l'aide sociale de l'Hospice Général est inscrit dans la constitution genevoise. Quant aux prestations complémentaires, elles sont un droit qui es fédérale. Les cantons comme je l'ai précisé n'ont pas tous un organisme de prestations complémentaires cantonales.

"Mark Muller n’a plus que deux jours pour faire ses cartons. Il touchera, comme la loi le prévoit, l’équivalent de 21 fois son salaire mensuel, soit l’équivalent de 437 000 francs." http://www.lematin.ch/suisse/demission/story/17840583

Et non il touche une indemnité et aucune rente. S'il avait fini son mandat il aurait touché une rente mais pas d'indemnité.

"que l'on révise le parachute doré des fonctionnaires qui démissionne de leur travail. Alias Mark Muller "

Et non, MM n'était pas fonctionnaire mais un magistrat.

L'information a été reprise par tout les journaux et journaliste. Des journalistes gauchistes je pense selon vous. Il a touché son indemnité de départ suite à sa démission et ça c'es scandaleux! Et comme il démissione effectivement il ne touche pas sa rente à vie. D'ailleurs une rente à vie devrait aussi être supprimée ou soumise à un audit avec objectif, comme les fonctionnaires qui sont soumis à ses évaluations. Car franchement autant bosser 8 ans et d'avoir une rente à vie.

Enfin, il n'est pas nécessaire débattre sur la fonction de fonctionnaire et de magristrat puisque les deux prêtes serment sur la loi! L'un est choisi le peuple, l'autre par le recruteur. La différence est infime et il est préférable d'arrêter de sacraliser certaines fonctions. On se croirait dans une république soviétique. a se demande qui est le plus communiste des deux.

Votre explication est aussi importante que celle de distinguer un caillou d'une pierre.

@jean

Non j'ai bien compris que vous ne minimalisez pas. Mais la notion de création de richesse est un arguement que je connais fort bien à l'époque ou je pensais que la politique avait un sens et que j'avais ma carte du PLR. J'ai vite compris que le vrai sens de la politique est celle du profit. Et celle-ci est partout la même. A Genève, la création de richesse est énorme. Les forfaits fiscaux accordés à des grosses entreprises par exemple. Certaines comme Procter & Gamble ont des philosophies meilleurs que d'autres puisqu'elles s'impliquent dans la vie genevoise en aidant des associations locales. D'autres part il semblerait que Genève soit la place financière en trading au niveau du pétrole.

Donc l'argent il y a il faut juste bien l'utiliser.

Bien à vous.

Écrit par : plume noire | 22 mars 2012

@ plume noire

1. Votre distinction entre redistribution en nature et en espèce est insoutenable.

Les aides logements peuvent porter sur le logement en en abaissant le coût -et c'est une aide- ou en versant une somme d'argent au locataire -autre forme d'aide.

Les aides assurance maladie peuvent consister à verser un montant d'argent à l'assuré -cela existe- ou à baisser la prime en abaissant les dépenses des assurances maladie. Ce que l'on fait largement en abondant le budget de l'hôpital par l'impôt. Ce qui fait que les caisses maladies ne paient pas la moitié des dépenses hospitalières.

L'Etat paie l'école publique. On pourrait aussi donner un chèque formation à l'élève pour qu'il en fasse usage dans l'école qu'il choisit. On mettrait la fin à un large monopole de l'Ecole étatique et nous passerions de la redistribution en nature à celle en espèce.

Voyez-vous il est facile de diminuer les aides en espèce, il suffit d'aider en nature, et vice versa. Nous nous trouvons en présence de vases communiquants, qui communiquent sur la base de considération politiques. Parler de l'un des vases sans tenir compte de l'autre est un sacré déni de réalité. Ou alors relève d'une mauvaise foi manipulatrice.


2. S'agissant de l'AVS. Vous dites n'importe quoi. Européens et suisses voient naître leur droit à une rente ordinaire en fonction du montant et du nombre d'année de cotisation et ont droit à une rente ordinaire indépendamment de leur nationalité ou de leur lieu de résidence. Quant aux prestations complémentaires, leur attribution n'est pas lié à un séjour préalable en Suisse ou à Genève mais à 5 ans de résidence en Europe. Tout autre est la question du droit de résider à Genève. Mais avec l'ALCP point besoin de moyens suffisants pour résider à Genève.


3. La Constitution genevoise ne consacre aucun droit aux prestation de l'Hospice général.


4. Désolé MM était magistrat et non fonctionnaire. Il n'y a pas de distinction soviétique mais démocratique. Il suffit de relever qu'il a été réélu après 4 ans. Ce que vous semblez ignorer dans les critiques que vous lui adressez. Je trouve que les Conseiller d'Etat devraient être traité ordinairement. LPP et assurance chômage. 6 ans et demi à 250'000 par ans, cela fait dans les 1'500'000 francs. A 24 % (taux CIA) cela fait 360'000 francs de IIème pilier. Et le chômage dans les 96'000 francs par an. Le montant versé c'est LPP et une année de chômage. Puisque vous reconnaissez qu'il n'y a pas en plus une rente.

Écrit par : CEDH | 22 mars 2012

@CEDH

"Votre distinction entre redistribution en nature et en espèce est insoutenable.

Les aides logements peuvent porter sur le logement en en abaissant le coût -et c'est une aide- ou en versant une somme d'argent au locataire -autre forme d'aide."


Il existe deux formes d'aide celle payée par l'Etat sur certains immeuble afin d'abaisser le loyer et les allocations logement, qui elles sont versées au bénéficiaire.

Votre idée de prestations en nature n'est pas mauvaise. Elle amènera cependant une surcharge de travail administrative (alors que l'administration est déjà un peu lourde) Il faudra former du personnel voir en engager. Cela coute.

"S'agissant de l'AVS. Vous dites n'importe quoi. Européens et suisses voient naître leur droit à une rente ordinaire en fonction du montant et du nombre d'année de cotisation et ont droit à une rente ordinaire indépendamment de leur nationalité ou de leur lieu de résidence. Quant aux prestations complémentaires, leur attribution n'est pas lié à un séjour préalable en Suisse ou à Genève mais à 5 ans de résidence en Europe. Tout autre est la question du droit de résider à Genève. Mais avec l'ALCP point besoin de moyens suffisants pour résider à Genève. "

Je replace ma phrase dans son contexte : "Les gens au bénéfice des Prestations Complémentaires, elles, sont des personnes qui pour l'écrasante majorité ont cotisé à l'AI et AVS. Il existe néanmoins des exceptions (mais c'est un chiffre très très bas). Dès lors c'est un droit qu'elles ont. Le droit aux prestations et à l'AVS ne se fait pas pour quelqu'un qui est là depuis quelques mois."

Il est question de deux choses. Les prestations complémentaires et l'AVS. Le droit aux prestations s'acquière en ayant cotisé à l'AVS/AI. Dès lors si cette conditions n'est pas respectée il faut alors que la personne soit sur le territoire pendant un certain temps. En revanche le droit à l'AVS lui est obtenu grâce à la cotisation minimum d'une année. Que la personne habite en France voisine ça n'a pas d'importance. Dans cette discussion je parlais principalement des prestations complémentaires puisque l'on parlait de prestations sociales. Dans le cas ou la personne quitte la Suisse dans certain laps de temps elle peut reclamer le remboursement de ses cotisations.

"3. La Constitution genevoise ne consacre aucun droit aux prestation de l'Hospice général."

En 2006 la constitution genevoise a changé.

"Art. 3 Missions
1 Conformément à l'article 169, lettre a, de la constitution, l'Hospice général est un organisme chargé de l'aide sociale.
2 A ce titre, il est l’organe d'exécution de la législation cantonale sur l'aide sociale, dans les limites définies par cette législation. "

http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_J4_07.html

Magistrat élu par minorité qui va voter. Puis réélu par la même minorité. Vous pouvez faire tout les calculs que vous voulez. Les politicards du PLR disent eux-même que dans le privé il pourrait gagner plus. Alors qu'ils arrêtent la politique. Un homme d'Etat est un homme qui représente le peuple et qui ne devrait pas avoir plus de privilège que sa fonction incombe. L'histoire nous a largement démontrer que la démesure des hommes publique, magistrat, roi ou dictateur en creuser leur propre tombe en s'octroyant des privilèges démesurés ainsi qu'à leur entourage. Viennent ensuite les croyants ceux qui croient et ne se pose pas de question. Ce monsieur par ses connaissances et qualités ne se retrouverait pas au chômage.

Monsieur Muller était magistrat. C'est vrai un fonctionnaire travaille plus. Un fonctionnaire aurait plus construit de logement que ce Monsieur. Il aurait dû travailler dans les années 50 quand il remplissait encore un cahier des charges.

Écrit par : plume noire | 22 mars 2012

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