21 mars 2012

Rémy Pagani : un capital-confiance en chute libre

La proposition de Rémy Pagani de prêter 240'000F aux gérants de l'Alhambar pour s'installer à La Potinière et démarrer le mois prochain la rénovation de l'Alhambra sans provoquer d'inutiles disputes avait semblé acceptable au groupe UDC-Ville de Genève. C'était une solution acrobatique, sans aucun doute, mais qui permettait enfin le démarrage des travaux. Une échéance qui ne prêtait guère à l'amateurisme. C'est du moins ce que nous pensions avant que nous parvienne, quelques minutes avant le début du débat, un mail adressé au Conseil administratif et signés par les deux gérants de l'Alhambar. Dans ce courrier, ils contestent le projet de Rémy Pagani comme n'étant pas conforme aux engagements pris avec le magistrat d'Ensemble à gauche.

Comment, dans ces conditions, soutenir un projet aussi bancal ? Le groupe UDC a donc revu sa position et s'est joint à l'écrasante majorité du Conseil municipal pour refuser l'entrée en matière du projet de résolution. C'est un échec lourd de conséquences. Pour le projet lui-même qui traîne depuis des années. Pour les finances communales qui seront sans doute impactées par les retards des travaux et éventuellement par les dédommagements que pourraient demander les mandataires restés en rade. Et aussi pour Rémy Pagani qui est désavoué massivement par le Parlement. C'est l'assurance que chacun de ses projets sera dorénavant examiné au microscope par les élus municipaux, tous partis confondus !

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