22 mai 2012

Participation électorale : La carotte, pas le bâton !

Oui, la participation populaire aux scrutins est trop faible. Sans doute, certains résultats importants auraient été autres. Non, il ne faut pas punir ceux qui ne se rendent pas aux urnes. Parce que s'abstenir ou ne pas voter fait partie de nos libertés de citoyens suisses. Mais faut-il baisser les bras devant l'abstentionnisme, proche trop souvent des 50% de participation ? La solution pourrait être de récompenser ceux qui font vivre notre démocratie directe, ceux qui participent aux scrutins, ceux qui se font un devoir de voter ou d'élire. En quelque sorte, mettre en pratique le principe du bâton ou de la carotte. L'incitation ou la menace ? La récompense ou la punition ? Tu votes ? Genève te remercie et une déduction fiscale est faite sur tes impôts. Tu ne votes pas ? Tu paies tes impôts plein pot ! Ce qui n'est pas une punition, à proprement parler.

Déposée sous forme de motion, cette proposition veut aussi bien inciter les citoyens à voter que remercier ceux qui votent. Cela pourrait être 10 ou 15 francs par sujet. Ou plus. Ou moins. Au Conseil d'Etat de trouver le juste équilibre, le juste prix.

 

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Commentaires

Une telle (bonne) idée avait déjà été lancée jadis ici...

http://humoresques.blog.tdg.ch/archive/2011/10/31/bonus-malus-civique.html

Léman Bleu y avait même consacré un sujet !

Bonne chance à votre motion ! (jaw)

Écrit par : jaw | 23 mai 2012

Cher Eric,
C'est intéressant comme idée. Personnellement je pense que, premièrement, une partie de la population est simplement très préoccupée par des soucis quotidiens financiers, professionnels ou relationnels qui accaparent toute leur attention. Si bien que les préoccupations et idées politiques sont un peu comme des OVNIs passant au-dessus du brouillard. Deuxièmement, la compréhension du sujet politique est absente ou très confuse, ce qui fait que c'est plus simple de se tenir à l'écart du sujet que de vouloir prendre le temps de le comprendre. Après, il y a le facteur "défaitiste" : "Qu'est-ce que ma voix peut bien y faire de toute façon ?". Donc, si le facteur économique de ta carotte est suffisamment fort pour amener ces différentes catégories de gens à surmonter ce qui les tient à l'écart du sujet et les pousser à voter, tu verras le taux de participation monter.
On pourrait aussi faire en sorte que les jeunes aient des cours neutres sur le sujet de la politique, car souvent un jeune qui s'intéresse à la politique vient d'une famille où un, ou plusieurs parents fait de la politique.
Cordialement,
Jean-Pierre Junod

Écrit par : Jean-Pierre Junod | 23 mai 2012

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