30 mai 2012

Clandestins: Les bonnes intentions ne suffisent pas !

Il faut maintenant donner suite à la motion déposée par le conseiller national PDC Luc Barthassat permettant aux jeunes clandestins d'accéder aux places d'apprentissage. C'est pourquoi le département fédéral de justice et police prépare une ordonnance qui tentera de trouver une solution à ce problème où les bonnes intentions ne suffisent pas. Actuellement en procédure de consultation, cette ordonnance est étudiée par le gouvernement genevois qui a rapidement constaté les faiblesses de ce texte proposant de délivrer un permis de séjour pour tout jeune qui veut suivre une formation professionnelle dual ainsi qu'à sa famille. Les services de François Longchamp ont relevé une inégalité de traitement aux dépens des jeunes clandestins qui continueront des études autres que des apprentissages. Et comme pour enfoncer le clou, le département de la solidarité et de l'emploi relève qu'il y a dans cette ordonnance un risque de voir les familles clandestines se bousculer pour qu'un de leurs enfants suive un apprentissage et ainsi profiter d'une régularisation facilitée. Et déséquilibrer le marché des places d'apprentissage offertes aux jeunes légalement établis à Genève. La question de la formation des jeunes clandestins, qui restent délicate à traiter dans le cadre de la loi, mérite plus de réflexion.

En ces temps de critiques trop souvent fondées à l'encontre du Conseil d'Etat, il convient de saluer cette bonne réaction de notre exécutif.

 

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Commentaires

Je pense qu'il faudrait lié la signature du contrat d'apprentissage à un engagement écrit de quitter le pays, une fois leur CFC obtenu.

Écrit par : Galileo | 30 mai 2012

Tout comme Galileo, je pense qu'il faut absolument lier la famille à la signature d'un engagement à quitter la Suisse, le jour de l'obtention du CFC.

Encore une mesure socialiste qui va faire un appel d'air pour les migrants illégaux.

Écrit par : Victor Winteregg | 30 mai 2012

Comment faut il faire pour devenir clandestin en Suisse ? Où faut il s'inscrire ? Ca m'intéresse je ne savait pas que c'était autorisé.

Écrit par : norbert maendly | 30 mai 2012

Former un maximum de clandestins et les renvoyer ensuite chez eux afin de faire profiter l'économie de leur pays des compétences acquises me semble être une manière intelligente de contribuer au développement des pays émergents. Pourquoi ne pas investir également dans ces pays pour accompagner et développer cette mise en valeur des compétences acquises dans des économies développées ? Ces compétences pourraient contribuer à développer une agriculture indigène forte, une industrialisation propre avec une valeur ajoutée non nulle pour le pays et développer une gouvernance adéquate au niveau politique.

Évidemment, il conviendrait de développer un système cohérent en assurant un suivi constant avec indicateurs de performance. On diminuerait le risque de voir des fonds dilapidés par des autorités corrompues qui ont tout intérêt à maintenir leur population dans l'ignorance.

Rêvons un peu plus. Pourquoi ne pas les faire venir ces clandestins afin de les former ? Une action concertée au niveau Européen et Américain serait sans doute plus performante.

N'y a-t-il pas là une idée à creuser afin de contribuer au développement des pays. Les utopies deviennent souvent des réalités futures.

Écrit par : Galileo | 30 mai 2012

Idéalisme indécrottable. "Former" et après "renvoyer", quelle puérile illusion. Pendant la formation, n'importe quel ex-clandestin poussera les racines ici. Pas bête, l'abeille : ici, ce sera toujours meilleurs que chez lui. Et comment allez-vous le renvoyer après ? Vous aurez des mille et des cent "Vols spéciaux" sur le dos, des campagnes, des militatns, des associations, etc., sans oublier les éventuels mariages, blancs ou pas. Former ici = faire rester ici. Un clandestin en formation n'est plus un clandestin. Il réside légalement. Et il sera inexpulsable.

Écrit par : Youri Gagarine | 31 mai 2012

Idéalisme indécrottable. "Former" et après "renvoyer", quelle puérile illusion. Pendant la formation, n'importe quel ex-clandestin poussera les racines ici. Pas bête, l'abeille : ici, ce sera toujours meilleurs que chez lui. Et comment allez-vous le renvoyer après ? Vous aurez des mille et des cent "Vols spéciaux" sur le dos, des campagnes, des militatns, des associations, etc., sans oublier les éventuels mariages, blancs ou pas. Former ici = faire rester ici. Un clandestin en formation n'est plus un clandestin. Il réside légalement. Et il sera inexpulsable.

Écrit par : Youri Gagarine | 31 mai 2012

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